TOME SEPTIÈME
H
PUBLICATIONS
DE L’INSTITUT FRANÇAIS D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE
■- a i -
BIBLIOTHÈQUE D’ÉTUDE
PUBLIÉE SOUS LA DIRECTION
DE M. PIERRE LACAU
LE CAIRE
IMPRIMERIE DE L’INSTITUT FRANÇAIS
D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE
M DCCCC XIV
t
GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE
d'après la troisième édition de la grammaire D’
ADOLF ERMAN
PAR
JEAN LESQUIER
MEMBRE DE L’INSTITUT FRANÇAIS D’ARCHEOLOGIE ORIENTALE
LE CAIRE
IMPRIMERIE DE L’INSTITUT FRANÇAIS
D’ARCHÉOLOGIE ORIENTALE
M DCCCC XIV
I
À ADOLF ERMAN
Il n’est pas d’auteur qui ne croie faire œuvre utile en publiant son
livre. J’échappe d’autant moins à la loi commune que j’ai voulu ré-
pandre, sous une forme aisément accessible aux Français et aux
débutants, la connaissance de l’admirable grammaire d’Adolf Erman.
En écrivant le nom du maître de Berlin sur le titre de cet ouvrage, en
le lui dédiant, j’obéis à cette honnêteté élémentaire qui consiste à recon-
naître ses dettes : tout ce qu’on trouvera ici d’essentiel, la théorie
grammaticale, la réunion des exemples, nous le lui devons. Par contre,
si l’exposition paraît en quelque façon défectueuse, j’en suis responsable
et dois seul en porter la peine : M. Erman, en autorisant ce travail, a
bien voulu me laisser une entière liberté, dont j’ai faât un très large
Peut-être certains égyptologues penseront-ils que je suis allé jusqu’à
l’abus, en voyant que l’étude de la grammaire et celle de l’écriture
sont ici radicalement séparées. C’est là heurter des habitudes consacrées
par le temps, et je dois m’en expliquer. Le commençant n’a pas à
apprendre comment s’-est élaborée la théorie grammaticale. A lui
enseigner comment l’on a trouvé dans l’écriture et l’orthographe les
raisons de formuler tel ou tel fait, on ne réussirait qu’à mettre dans
ses idées une confusion regrettable; si par la suite l’étudiant pousse plus
avant ses études, il sera temps alors de l’admettre aux secrets du labo-
ratoire; à ses débuts, on ne lui doit que la doctrine. Et on peut la lui
enseigner avec des transcriptions. Si mauvaise grâce que l’on ait à se
citer soi-même, il faut bien dire qu’à mon sens la première partie de
cette grammaire en apporte la preuve : sans doute on a dû noter d’un
point d’interrogation quelques transcriptions, avouer que nous ne lisons
pas encore certains signes, indiquer le caractère théorique de plusieurs
A
*H 11 >
désinences, se référer à l’orthographe dans l’étude des 111 inf., etc.;
mais si les caractères hiéroglyphiques avaient remplacé la transcription
encore douteuse ou la note qui signale notre ignorance, aurions -nous
été plus avancés? Il reste que, somme toute, les éléments de la
grammaire égyptienne s’enseignent aisément avant toute étude des écri-
tures. Cette innovation possible paraît tout à fait désirable. L’écriture
hiéroglyphique ne donnant de chaque mot que le minimum nécessaire
pour qu’il fût compris des Egyptiens, il est extrêmement utile de connaître
la langue et la grammaire, au moins d’une façon élémentaire, avant
d’aborder la lecture et la transcription des textes. Si les égyptologues
n’ont jamais jusqu’ici enseigné la grammaire avanf l’étude de l’écriture,
ce n’est pas évidemment par goût du paradoxe pédagogique; cette
grammaire, il fallait la connaître, et le déchiffrement des textes ayant
longtemps été la grande affaire, ils n’ont pas distingué entre la méthode
de recherche et les procédés d’enseignement. Aujourd’hui la situation
n’est plus la même qu’il y a vingt ans; grâce à Erman et à Sethe, la
grammaire égyptienne existe, avec des lacunes, sans doute, et des
questions litigieuses et peut-être même (qui sait?) des théories à revoir,
mais elle existe; malgré les transcriptions douteuses et les lectures
certainement fausses, le vocabulaire égyptien est connu, et l’on en fait
des lexiques. Pourquoi dès lors ne pas profiter de cet avantage au
début de l’enseignement égyptologique? En exposant d’abord la gram-
maire et les procédés orthographiques, on prépare l’étudiant à en
reconnaître l’application dans les textes, quand il se met à les lire et
à les transcrire, et on le rend capable, dans une certaine mesure, de
donner cette interprétation sans laquelle il n’est pas de lecture, ni de
transcription complètes. Son attention n’est pas sollicitée par la triple
étude des signes, de l’orthographe et de la grammaire à la fois, et les
difficultés se trouvent divisées et diminuées autant qu’il se peut.
Telles sont les raisons pour lesquelles on ne trouvera dans la première
partie de cet ouvrage que la grammaire proprement dite et des transcrip-
tions. La seconde commence par l’étude de l’écriture hiéroglyphique et
des procédés généraux de l’orthographe; lorsqu’ils sont connus, on peut
aborder celle de la flexion et des mots invariables au point de vue
orthographique; enfin, dans un dernier chapitre, les exemples de la
première partie sont repris, maison caractères hiéroglyphiques, avec
transcription signe à signe et transcription grammaticale; et la lecture
attentive de ces exemples constitue un exercice préliminaire à l’usage
des chrestomathies. Au demeurant, j’ai visé dans la grammaire pro-
prement dite, à être surtout simple et clair; il ne m’est échappé,
jespere, aucune inexactitude, mais je nai pas voulu écrire un ouvrage
savant. Le public auquel s’adresse cette grammaire n’a peut-être pas
toujours une éducation philologique très poussée et il est parfois peu
familier avec les langues apparentées à l’égyptien. On a réduit au
minimum tout ce qui est pure phonétique, ne donnant que des résultats
acquis d’ordre général, sans entrer, par exemple, dans la vocalisation
si variée du substantif. Des termes techniques, tels que : pseudo-
participe , conjonctions enclitiques et non enclitiques, etc., ont été à
.dessein laisses de coté. L ordre dans lequel sont étudiées les parties
du discours n’est pas celui des grammaires sémitiques. J’ai fait la part
de nos habitudes en consacrant quelques paragraphes aux mots qui
servent de relatifs, aux interrogatifs et aux indéfinis, en séparant l’étude
des formes verbales de celle de leur emploi, en traitant en trois endroits
de 1 emploi des prépositions comme prépositions, comme conjonctions et
comme adverbes, en distinguant la construction et la syntaxe proprement
dite des propositions, et en subdivisant la syntaxe des subordonnées
d’une façon qui n’est pas sans reproche au point de vue scientifique,
mais qui paraît devoir faire aisément comprendre les caractères de la
syntaxe égyptienne. L inconvénient, que peuvent présenter de nom-
breuses divisions et subdivisions, a été pallié, jé l’espère, par les renvois
dun paragraphe à l’autre, par les pages consacrées au sujet et au com-
plément et par l’essai de résumé systématique des constructions et des
nuances du verbe qui a été tenté aux paragraphes 198-208. Rien de
tout cela, je crois, ne soulève de questions de principe. Et l’on doit se
■
•+>( IV
parder de voir dans la préférence que je montre pour tel ou tel
procédé d’exposition la critique indirecte des méthodes différentes; en-
seigner, c’est avant tout adapter. ...
M. Pierre Lacau, directeur de l’Institut français d’archéologie orientale,
a bien voulu guider mes débuts en égvptologie et relire cette grammaire
en manuscrit et en épreuves : il n’est pas besoin de dire qu elle a gran-
dement bénéficié de cette amicale collaboration, sans laquelle je n’aurais
pas osé l'entreprendre; et j’ai plaisir à renouveler ici publiquement a
M Lacau mes très cordiaux remerciements.
J. L.
GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.
INTRODUCTION.
LA LANGUE ET LES ÉCRITURES.
1 . Les monuments les plus anciens de la langue égyptienne remontent à
quarante siècles avant J. -G. ; elle n’est tout à fait morte que depuis quelques
siècles.
2. Elle est apparentée aux langues sémitiques, aux langues berbères et aux
langues de l’Afrique orientale (Bichari, Salio, Galla, Somali, etc.).
3 . Elle a varié, comme il est naturel, avec les grandes époques de l’his-
toire de l’Egypte : Origines et Ancien Empire (environ A.ooo ans avant J.-C.),
— Moyen Empire (2.000 avant J.-C.), — Nouvel Empire, — époque saïte
(700 avant J.-C.), — époque gréco-romaine, — époque chrétienne (à partir
du 111 e siècle après J.-C.).
4 . De plus, dans presque toutes ces périodes, on a fait usage concurrem-
ment de formes diverses de la langue. C’est ainsi que nous connaissons :
,«) Ancien Empire.
i° La langue des textes religieux, et par-
ticulièrement des textes des Pyramides , qui
est déjà archaïque à cette date et dont les
formes se trouvent dans les textes de même
nature à toutes les époques;
a 0 La langue des textes contemporains;
LA LANGUE ET LES ÉCRITURES.
b ) Moyen Empire.
3° L'égyptien classique , langue de la belle
littérature et des inscriptions;
k° La langue populaire du Moyen Em-
pire ; . x
c) Nouvel Empire.
[3°] L'égyptien classique , le même que
celui de la période précédente, dans la
plupart des inscriptions de cette période;
5° La langue populaire du Nouvel Em-
pire, ou néo-égyptien , usitée aussi : sous les
XIX e , XX e et XXI e dynasties, dans la litté-
rature; sous la XX e dynastie, dans les ins-
criptions officielles;
d ) Époque Saïte.
6° La langue des inscriptions suites, résur-
rection artificielle de ï ancien égyptien de
l’Ancien Empire;
7 ° Le démotique sous sa forme la plus
ancienne, ou langue populaire de la période
saïte;
c) Époque Gréco-Romaine.
8° La langue des inscriptions gréco-romaines ,
reproduction savante de la vieille langue,
7 ° bis. Le démotique sous sa forme la plus
récente, ou langue populaire de la période
gréco-romaine ;
/) Époque Chrétienne.
9 ° Le copte, langue des chrétiens d'Égypte, dernière forme de la langue populaire.
5. Les écritures qui nous font connaître l’égyptien sous ces formes diverses
sont au nombre de quatre : l’écriture hiéroglyphique, l’écriture hiératique,
l’écriture démotique et l’écriture grecque .
Cette dernière, grâce à l’addition de quelques signes à l’alphabet grec,
servit à écrire le copte et ne fut pas employée auparavant. L’écriture démotique
(qui n’est qu’une simplification de l’écriture hiératique ) fut usitée aux époques
saite et gréco -romaine pour le démotique. Les écritures copte et démotique sont
i
LES SONS.
3
donc particulières à certaines périodes et à certaines des formes populaires
de l’égyptien.
C. Au contraire, l’écriture hiéroglyphique et l’écriture hiératique ne sont
que deux formes, la première monumentale ou capitale, la seconde cursive,
d’une seule et même écriture. L’une était employée dans les insci'iptions,
l’autre quand on écrivait sur papyrus; c’est la matière dont on faisait usage
qui décidait du choix de l’écriture.
7. Une étude élémentaire de l’égyptien doit se borner à la langue classique
(§ h, 3°) et à Y écriture hiéroglyphique; et c’est d’elles seules qu’il sera traité
dans cette grammaire, sauf exception.
LES SONS.
8. Des sons de l’égyptien, nous ne connaissons que les consonnes, car il
n’en écrit pas d’autres : les voyelles ne sont pas écrites.
9. Ces consonnes se divisent en trois catégories :
a) celles qui sont analogues aux nôtres;
h) w et y, dites : consonnes faibles, qui sont susceptibles de jouer, dans
certaines positions par rapport. aux autres sons, le rôle de voyelles; dans ce
cas, l’égyptien ne les écrit pas;
c) f ( aleph ) et C («in), consonnes spéciales, que les langues indo-euro-
péennes ignorent et dont les langues sémitiques peuvent seules donner l’idée.
L 'aleph est une émission de voix faible, qui accompagne toute voyelle initiale :
par exemple, en arabe, Sab, père, ou qui coupe un mot en deux parties
comme un hiatus : maSmour, fonctionnaire. L’aï» est une émission de voix
très forte, obtenue en rétrécissant le larynx et en le tirant vers le haut;
ex., toujours en arabe : Cdin, œil; arbaCa, quatre.
4
LES SONS.
10. Notre transcription des consonnes égyptiennes ne peut être tenue pour
absolument exacte. Elle est approximative. Sous cette réserve, l’égyptien
possédait les sons :
3 aleph
y, î yodW
C aïn
w
b
P
f
m
n
r
h doux
h dur
h chêtrond^
h chêt couché W
s s couché
é s débouté
s ch in
li koph
k kaph
8
t petit l
t (pincettes) ( 2 )
d (main)
d (serpent) W
11. Nos transcriptions de l’égyptien, n’étant composées que de consonnes,
ne peuvent être prononcées telles quelles. 11 est d’usage, pour rendre la
lecture possible, de prononcer :
3 * y i
C â w ou
et d’intercaler un
e
entre les autres
consonnes;
ex.
;
Bip
se
lit
atep
îwr
se
lit
iour
Cnh
T)
n
âneh
ntr
r »
y>
neter
mrj
y. )
y )
meri
égnn
n
y
éegenen
Mais on ne doit jamais oublier que ce nest là en aucune manière une vocalisation réelle.
12. Malgré les lacunes de l’écriture, et grâce au copte, qui aide à l’étude
de l’égyptien dans une mesure malheureusement insuffisante, on a pu voir
Au début des mois, il se transcrit \ parce (2) Les noms donnés à ces consonnes viennent
que dans cette position sa valeur diffère souvent de la forme des signes hiéroglyphiques qui les
de y et se rapproche de i. expriment (S 2 45).
LES SONS.
5
que chaque mot égyptien avait une voyelle principale qui portait Yaccent. Quand
cette voyelle termine la syllabe, elle est longue; autrement, elle est brève.
Les mots pouvaient avoir plusieurs voyelles autres que la principale. Ainsi le
mot copte :
KMOM ,
devenir noir, nous apprend que dans le mot égyptien :
Kmm
la voyelle accentuée suivait la deuxième consonne. Mais il ne nous fait connaître
rien de plus et la forme ancienne pouvait être tout aussi bien
*Kamdm
que *Km6m V
Dans cet ouvrage on ne pourra donc indiquer, et encore dans certains cas
seulement, que la place et la quantité des voyelles et la voyelle accentuée.
PREMIÈRE PARTIE.
LANGUE ET GRAMMAIRE.
CHAPITRE PREMIER.
SUBSTANTIF.
DÉRIVATION ET COMPOSITION.
13. La forme la plus simple des substantifs est celle des masculins singuliers,
qui ne paraissent avoir eu aucune désinence particulière. Il faut cependant
signaler un certain nombre de substantifs terminés au masculin singulier en
-w, soit qu’ils dérivent de racines verbales, comme :
hwrw le pauvre, de hwr être pauvre
sms a) le suivant, de smé suivre
ssmw le guide, de sim conduire
ds^sw le sage, de diyê conseiller
etc., soit pour une raison encore inconnue, tels que :
Hnmw, le dieu Chnoum (Ghnoumou)
pnw, souris
nbw, seigneur
kiniv, jai’din, etc.
14. En dehors de la dérivation en -iv, existe comme procédé de formation
l’usagè du préfixe m-. 11 se rencontre dans des masculins et dans des féminins.
Les masculins en m- sont ou d’anciens participes :
mhnk, celui qui est gratifié, de hnk offrir
mnhs, celui qui veille, de nhs garder, veiller
8
DÉRIVATION ET COMPOSITION.
ou bien des nomina loci, au sens où l’on entend ce mot dans la grammaire
sémitique : -
médr oreille (proprement : tempe), de édr dormir
mnkbb chambre fraîche , d’une forme nkbb de hbb être frais
Les féminins en m- sont des noms d’instruments :
mhiï balance, de Ai mesurer
mnlit vêtement, de wnh vêtir
mikt échelle, de yik monter
Quand la racine commence par y ou par w, cette lettre tombe au contact
du préfixe m-.
15. 11 existe des noms composés, les uns anciens, les autres récents. Les
noms composés anciens sont :
a) les noms des couronnes et des sceptres en final
smCê la couronne de Haute-Égypte
mhé la couronne de Basse-Egypte
hrs un sceptre
b) les anciens noms des déesses rnnwlt, cbwlt, ihtwtt, composés avec le
mot i vit, nom d’une déesse serpent;
c) les noms de personnes terminés en -irf ou îry
éhm-îrf le puissant
dér-îry le magnifique
mr-iry le malade
CwS-îrf le brigand
Parmi les noms composés récents, figurent :
d ) les noms composés avec nt- :
nt-hêb la comptabilité
nt-c l’usage, l’habitude
GENRES.
9
e) les noms composés avec bw, lieu, et un adjectif, pour exprimer le
neutre : ,
bw-nfr le bien
f) wn-m5C, il est véritable, employé comme un substantif signifiant :
vérité; etc., etc.
GENRES.
16. Le substantif égyptien a deux genres : le masculin et le féminin. Il n’a
pas de forme neutre. Gomme on le verra au paragraphe suivant, la forme
féminine est souvent employée dans une acception neutre. Ce fait n’est pas
particulier au substantif, on le constate aussi dans les mots qui participent
de sa nature (participe § 92 ; formes relatives du verbe §8 qA et is3), dans
le suffixe personnel -é (8 5 1 ), et peut-être même dans le pronom personnel
indépendant ét (8 55).
17. Sont du féminin :
i° les êtres femelles;
2 0 des objets inanimés, que l’usage seul fera connaître, par ex. : nêt,
trône, wCrt, jambe, etc.;
3° les collectifs : rhyt, l’humanité; Csit, foule, quantité;
l\° des expressions en réalité neutres : dwt, ce qui est mauvais, méchant;
5° les noms abstraits : mSCt, vérité;
r
6 ° les noms des pays étrangers, comme kis, Ethiopie;
r
7 0 les noms des nomes, districts territoriaux de l’Egypte;
8 ° (à la basse époque) d’autres noms de lieu encore.
18. Sauf les catégories 6 °, 7 0 et 8 ° du paragraphe précédent, le féminin
singulier a toujours la désinence -t.
NOMBRES.
1 9. Le substantif égyptien a trois nombres : le singulier, le pluriel et le duel,
1
comme en grec.
Bibl. d’étude, t. VII. 2
-
*
■■■
10 EMPLOI DES NOMBRES.
20 . Le pluriel du masculin se forme en ajoutant au singulier la désinence -w
khi, un souverain
hkS-w, des souverains
Le pluriel du féminin a la désinence -ivt
mp-t, une année
mp-wt, des années
21 . Le duel, dont l’usage a cessé de bonne heure, se forme en ajoutant la
désinence -y, dans les masculins à la désinence -w du pluriel, dans les féminins
à la désinence -t du singulier
mêdr, une oreille ir-t un œil
médr-w-y, les deux oreilles îr-t-y les deùx yeux
EMPLOI DES NOMBRES.
22. Le singulier est souvent employé, là où nous mettrions le pluriel, dans
un sens collcclif, notamment avec nb, chacjue, pris dans le sens de : tous les . . .
Ex. : 6oo hommes pris parmi kn nb, chaque brave, c’est-à-dire : parmi tous
les braves.
Le singulier s’emploie aussi dans les féminins collectifs (§ 17, 3 °), qui
remplacent des pluriels de sens correspondant :
rmt, homme
rmt-t, l’humanité, c’est-à-dire : les hommes.
23 . Le pluriel s’emploie souvent, au contraire de notre usage :
dans les noms de matière, à l’exception des noms de métaux : my-w
(les eaux =) l’eau;
dans les noms abstraits, qui sont alors masculins : nfr-w (les beaux =)
la beauté;
SYNTAXE DU SUBSTANTIF.
Il
dans les infinitifs, masculins ou féminins (§ 91), employés substan-
tivement :
chc se tenir debout; chc-w (les se tenir debout =) ce qui est debout
mê-t enfanter; mè-wl (les enfanter =) la naissance.
SYNTAXE DU SUBSTANTIF.
24 . Le substantif s’emploie absolument
«') pour indiquer le temps : ^
rC nb (jour chaque), chaque jour
hrw pn (jour ce), à ce jour
à) pour indiquer le nombre de fois :
spwfdw (fois quatre), à quatre reprises
c) comme déterminatif d’un qualificatif :
l nfr lir, beau (de) visage
25 . Le substantif s’emploie en apposition, le déterminé se plaçant après
le déterminant, pour indiquer :
a) la matière : '
înr hd kré
pierre-blanche cercueil
(un) cercueil (de) pierre blanche
b) la situation :
TS-wr ilbdw
nome Thinite Abydos
Abydos (du) nome Thinite
c) le nombre, la mesure :
hkt kby 2 2
bière cruches 22
22 cruches (de) bière
-
-
■ 11
—
12 SYNTAXE DU SUBSTANTIF.
26. Au contraire de ces trois derniers cas, le substantif s’emploie en plaçant
le détermine' avant le déterminant
a) pour indiquer le lieu (la place ) et le temps d’une façon générale :
m. hS-t hrd- w-f
à tête enfants -ses
à (la) tête (de) ses enfants
m rk hm-f
à temps Majesté -Sa
au temps (de) Sa Majesté
b) avec certains mots d’un usage fréquent, tels que : mr, chef; nb,
seigneur; sS, fds; ht, maison; etc. Ex. :
sS Rc
fds (de) Râ
c ) quand étn, roi, et nlr, dieu, sont les déterminants
hm-t étn
femme (du) roi
27. Ces trois dernières constructions ne sont pas des appositions, mais ce
que l’on appelle des génitifs directs; il n’est employé en effet aucun mot de
liaison entre les deux substantifs; c’est leur position relative qui exprime leur
rapport. Aussi sont-ils parfois inséparables et considérés comme un mot
composé :
rnr-éhty-w ' mnh
intendant -cultivateurs excellent
(un) excellent chef des cultivateurs
Dans ce cas, il n’y a qu’un suffixe qui puisse s’intercaler entre eux (§§ 5o-4) :
litp - k ntr pn
victime -ta -(de) -dieu cette
cette victime-sacrée qui est à toi
SYNTAXE DU SUBSTANTIF.
13
Mais le plus souvent le déterminé et le déterminant peuvent être séparés,
par exemple par un adjectif :
Iph-t wr-t îwnw
caverne grande Héliopolis
(la) grande caverne (d’) Héliopolis
28. L’égyptien forme à l’aide de Adjectif ny, appartenant à. . ., un génitif
dit indirect, pour cette raison, qui sert
a ) à indiquer la partie
tpy ny smw-f
premier appartenant à moisson -sa
(les) prémices de sa moisson
b) à indiquer la matière
l *
htp * CS ny rwd-t
table d’offrande grande appartenant à pierre
(une) grande table d’offrande de pierre
cf dans l’expression hm ny. . . Majesté de. . . .
hm n y îm n
(la) Majesté d’ Amon
d ) dans des expressions comme
msC (?)
ny
3.000
une) armée
de
3.ooo hommes
du ly
ny
Kbtyw
(la) ville
de
Goptos
m-k
ny
Sh-t
nom -ton
d’
Horizon
ton nom
qui est .*
Horizon
14
SYNTAXE DU SUBSTANTIF.
29. Ny, étant un adjectif, s’accorde en genre et en nombre avec le substantif
auquel il se rapporte. Sa déclinaison est la suivante :
Sing. masc.
— fém.
Plur. masc.
— fém.
Duel masc.
— fém.
ny
ny-t
ny- w
ny-wt
ny-wy
on n’en connaît pas d’exemple.
Mais cet accord de ny ne se rencontre qu’à l’origine; il a perdu peu à peu
les différentes formes de sa flexion : le duel, puis le pfuriel, enfin le féminin;
en néo-égyptien, il est devenu une particule invariable : n.
30. Les substantifs se coordonnent
a ) généralement sans particule :
hm-vct liy-vo
femmes (et) hommes
à) étroitement à l’aide de hr, placé entre les deux substantifs :
îSm-w hr hrd-w
vieillards et . enfants
c) à l’aide de hnC, qui se place de même et répond plutôt au sens de :
ainsi que :
ît-f hnC mwl-f
père -son ainsi que mère -sa
son père, ainsi que^sa mère
d ) dans les textes des Pyramides et autres semblables, par les particules
Ut, Uk, placées après les substantifs : nlr-w kc-w-én Ut, dieux âmes-leurs
(aussi), les dieux et leurs âmes.
SYNTAXE DU SUBSTANTIF.
15
31. Les substantifs s’opposent
a) sans particule, quand le sens est clair
ér nb ndé nb
grand chaque*(ou) homme de peu chaque
b ) en plaçant la particule rpw après le dernier des substantifs (rarement
après chacun d’eux),
m nb m ên m hnmê rpw
comme maître comme frère comme ami (ou bien)
ou comme maître ou comme frère ou comme ami
X
CHAPITRE II.
PRONOMS ET ADJECTIFS.
LES DÉMONSTRATIFS.
32. Les démonstratifs égyptiens sont tous formés sur les racines p (masc.),
t (fém.) et n (neutre). On distingue parmi eux les anciens démonstratifs, et les
nouveaux démonstratifs, qui, à dater du Moyen Empire, remplacent de plus
en plus les premiers.
ANCIENS DÉMONSTRATIFS.
33. Les anciens démonstratifs sont formés, les uns sur les racines p- et t-,
les autres sur la racine n-.
Sk. Sur les racines p- et t- sont formés les trois démonstratifs
pn tn
pw tw
vfi fi
qui se déclinent de la façon suivante :
Sing. pn
tn
pw
tw
vfi
Plur. îpn
îptn ?
ipw
îptw ?
îpf?
Duel ipny
îptny ?
îpwy
îplwy ?
îpf ?
fi
îptf ?
iptf ? t 1 !
35. Toutes ces formes n’ont pas été toujours employées : à dater du Moyen
Empire, les pluriels ont été remplacés respectivement par nn, nw, et nfs
(1) On le voit, nous ignorons encore la vraie
lecture des formes du féminin pluriel et duel de
ces trois démonstratifs et celles du pluriel et du
duel masculins de pfj; la disposition matérielle
des signes est celle que reproduit notre trans-
cription.
17
EMPLOI DES ANCIENS DÉMONSTRATIFS.
(§ § 36 et ho, b). Pw n’est employé, en dehors de la langue la plus ancienne,
cjue dans certains cas déteflTiinés (S 38). Le duel de pn ne se rencontre que
dans la plus ancienne langue.
36. Sur la racine n- sont formés les trois démonstratifs *
nn
nw
nfS
Ils sont indéclinables.
Nn ne ÿest plus guère employé en néo- égyptien; nw, plus ancien et plus
rare que nn, a disparu de bonne heure; nfs est encore bien plus rare.
EMPLOI DES ANCIENS DÉMONSTRATIFS.
37. Pn s’emploie
fl) dans la langue ancienne à la place de notre : ô, vocatif : Ppyy pn,
ô Pépi; il est alors placé après le substantif;
b) pour désigner une personne ou un objet placé devant le narrateur
ou déjà nommé par lui :
pt tn
ciel ce ... ci
ce ciel -ci
il est alors placé après le substantif; dans les textes des Pyramides, il se
rencontre placé devant le substantif, mais pour insister.
38. Pw ne s’emploie dans la langue classique que
fl) ajouté à l’apposition :
Sé-t tw hnC nbt-ht
(tes deux sœurs), Isis cette ainsi que Nephthys
tes deux sœurs, Isis ainsi que Nephthys
BibL d'étude, t. VIL
3
18
emploi des anciens démonstratifs.
b ) au vocatif, dans le sens de : ô,
étn pw
fils roi ce
(ô toi) fils (de) roi
c) dans les propositions dites nominales (S , ,„),«* sujet . 0 „ .q, ,
r.T ; r lnS,8le ‘' SUr raWrih " t " «* alors inMinJe; * H so Z
1-attekut Ts't ’ Prem ' erm0t f de 10 P hra “. “O même après h premier si
attribut est une expression formée de plusieurs mots :
Hc pw
Rd ce
c’(est) Râ *
phr-t pw nt wn-mic
remède c'(est) de vérité (S 1 5,/)
c(est un) remède de vérité
P hr \ P w ni hc-é mrht
remede c(est) de corps-son parfum
C (est un ) remède pour son corps (que le) parfum
de la ItZ ‘.T ?nP ?t 7^ (§ ' ‘ ’ ** la f °™« emphaUque
nouvelle flexion (S i o4), dans le sens de notre : c’est lui (elle) qui
on pour marquer un état absolument assuré, acquis : ’
édm-f pw
entend-il ce
c’(est) lui (qui) entend
(si tu trouves tel symptôme) ébn-f p W
est guéri -il ce
alors il est guéri.
«) après l'infinitif et devant inj, surtout avec les verbes signifiant ■ aller
dans es récite, depuis le Moyen Empire (sans qu’on puisse encore quer
complètement cette construction) : ^
édm pw îm -J
entendre ce faisait-il (?)
Comme on le voit, pw se place toujours après le substantif ou le verbe.
EMPLOI DES ANCIENS DÉMONSTRATIFS.
39. Pfi, au contraire de pn, désigne
n) des personnes ou des choses éloignées
hrw pfi
jour ce... là
ce jour-là
4) des choses auxquelles on pense sans plaisir ou avec mépris
hrw pfi
tombé ce ... là
cet (homme) tombé, (ce vaincu)
H se place presque toujours, mais non toujours, après le substantif.
/iG. Nn
et de^faîrT^ 6 ' ^ ^ ^ ^ S ° UVent le com P lém ent direct de : dire,
pfink ji n
tu as atteint ceci (ce lieu)
h ) suivi de n suivi lui-méme d'un substantif, il remplace depuis le
Moyen Empire le pluriel de pn : 1
“ . ” ' % »» * ira,
cec. de paysan ceci de consei|iers
ces paysans ces conseillers
On voit que le substantif se met on singulier m au pluriel
Le n disparait dès la langue vulgaire du Moyen Empire : nn hrw, ces jours.
41 . Nw
fl) 'signifie : ceci
• piurid^ ^ 1Ui ' même d ™ S " bS,a " lif ’ « rem place, parfois, le
tiw n ntrw
ce de dieux
ces dieux •
19
3 .
20
L’ARTICLE.
42. NfS : fl) signifie : cela
b ) s’emploie avec n comme nn et nw
NOUVEAUX DÉMONSTRATIFS.
43. Les nouveaux démonstratifs sont : p3 (masc.), 13 (fém.), n3 (un neutre
qui sert de pluriel ). On trouve aussi les formes : py, ty.
44. Us s’emploient
a) comme adjectifs, soit seuls, placés immédiatement devant le substantif :
p3 sfdw
ce livre
soit complétés par le suffixe personnel (S 53, b), et dans ce cas ils ont un sens
possessif :
py-f pr
cette -sa maison
sa maison
4) comme pronoms :
p3 pw Wéyr
celui-ci c’est Osiris
c ) n3 suivi de n (cf. nn n, § 4o, b) sert d 'adjectif démonstratif pluriel
n3 n C3
ce de âne
ces ânes 4
Le substantif se met alors au singulier ou au pluriel.
L’ARTICLE.
45. En égyptien, il n’y a pas d’article défini avant la langue vulgaire du Moyen Empire,
d’article indéfini avant le néo-égyptien.
46. L’article défini est en réalité un démonstratif employé au sens d’article : p3, 13 , nj n.
47. L’article indéfini du néo-égyptien wC, qui s’emploie suivi de n : wCw n, féminin
wÇt ni, a sous le Moyen Empire le sens de : n’importe quel. . . , quelle . . .
SUFFIXES PERSONNELS. 21
48. Même dans la langue vulgaire du Moyen Empire, ne prennent pas l’article défini :
a) les noms de toutes les parties du corps ,
b) certains termes relatifs aux localités,
c) les noms du culte et de la royauté,
d) quelques noms d’un emploi particulièrement fréquent : père, frère, nom.
49. Pour la construction de n3 n. . . , wCw n . . , wCt nt. . . , voir plus haut § 4o, b.
SUFFIXES PERSONNELS.
50. La personne s’exprime en égyptien de deux façons :
a) par les suffixes personnels;
b ) par les pronoms personnels indépendants.
51. Les suffixes personnels sont : .
SING.
PLUR.
DUEL
l rc
P-
-y
1 ,e
P-
-n
1 1 C
p.
-ny
2 e
p. masc.
fém.
-k
-t
2 e
p.
-tn
2 e
P-
-tny
3 e
p. masc.
fém.
-f
-é
3 e
P-
-in
3 e
P-
-ény
La troisième personne du féminin singulier é joue souvent le rôle du neutre.
52. Les formes du duel ne se rencontrent que dans la plus ancienne langue
et sont de très bonne heure remplacées par celles du pluriel. Mais il est arrivé
que le suffixe du duel -y (§ 2 1 ) a été ajouté au suffixe personnel de la deuxième
et de la troisième personne du singulier, terminant lui-même un mot déjà %
au duel
Cwy, deux bras
Cwy-f-y, ses deux bras (à lui)
22
SUFFIXES PERSONNELS.
Parfois même, il n’est pas nécessaire que le nom soit au duel; il suffit qu’il
en suggère l’idée :
gé, côté
gé-é-y, son côté (à elle)
53. Ces suffixes personnels traduisent plusieurs de nos parties du discours.
Ils s’ajoutent en effet :
«) aux substantifs et servent alors d 'adjectifs possessifs
pr, maison
pr-h, ta maison (à un homme)
pr-t, ta maison (à une femnîe)
4) aux démonstratifs jouant le rôle d 'adjectifs pi, ti, ni et ils servent
encore dans ce cas d'adjectifs possessifs (§44, a). Ce procédé est plus récent
que le précédent.
pi-f pr
cette -sa maison
sa maison (à lui)
c) aux adjectifs en -y :
mywty-f
lui ressemblant
et, par suite, au relatif nty (§ 7 3) :
bw nty -h îm «
lieu lequel toi dans
le lieu où tu es
d ) à dé, même : dé-k, toi-même'(à un homme), dé-f, lui-même, etc.,
employé comme pronom ou comme adjectif :
éyhw-én dé-én
morts-leurs mêmes-leurs
leurs propres morts
on voit que dans ce cas le substantif prend aussi le suffixe;
PRONOMS PERSONNELS INDÉPENDANTS.
23
e ) aux verbes, pour indiquer le sujet, jouant alors le rôle d’un pronom
personnel
édm-y, j’entends
édm-k, tu entends (à un homme)
etc. etc.
toutefois, avec Y infinitif, ils indiquent presque toujours le complément direct;
par analogie, hr îth-k, par exemple, devrait signifier : pendant ton action de
tirer, tandis que tu tires; en réalité il veut dire : pendant l’action de te tirer,
en te tirant;
/) aux prépositions, pour indiquer la personne qu’ elles régissent (rôle de
pronom personnel ).
br-k, sur toi (à un homme)
n-tn, pour vous
PRONOMS PERSONNELS INDÉPENDANTS.
' 54. Le pronom indépendant, non suffixe, a deux formes. La seconde est
encore rare dans les textes des Pyramides; la première est plus ancienne.
55. Forme ancienne :
SING. PLUK.
l re
p-
wy
l re
p-
n
9 e
p. masc.
lw
9 e
p-
in
fém.
In
3 e
p. masc.
SW
3 e
p-
én
fém.
éy
neutre, 3 e p. ét (d
Cette dernière forme était peut-être à l’origine un féminin pluriel. Elle est
très usitée, même en parlant de plusieurs personnes, et remplace tr#
souvent ên.
. (l) Les texles des Pyramides connaissent aussi d’aulres formes, parmi lesquelles twt a subsisté avec
le sens de : lu es.
u pronoms personnels indépendants.
56. La forme ancienne du pronom indépendant s’emploie :
a) constamment , comme complément direct
êdm-f éw
• entendit-il lui
il l’entendit
b) dans certains cas, comme sujet : régulièrement, dans les propositions
nominales (§ 1 10 ) ou censees telles (§ 1 1 1 )
mk wy îykwy
vois, moi je viens
Ut wy m sSb
alors moi à l’état de juge
alors j’étais juge
exceptionnellement dans des propositions verbales (S no)
swidw sw I3wy
fait -verdir il les -deux -pays
il fait verdir les deux pays
c) au neutre ét, et seulement au neutre, comme complément de Y infinitif,
à titre exceptionnel (§ 53, e)
nn sdt ét
ne . . . pas emporter le
sans l’emporter
d) à la deuxième personne, après Y impératif :
vcn 1w
cours (t°i)
57. Nouvelle forme :
SING.
PLUE.
l rC p.
2 e p. masc.
fém.
3 e p. masc.
fém.
înk
nt-k
nt-t
nt-f
nt-ê
i rc p.
2 e p.
3 e p.
?
ni- ht
nt-sn
ADJECTIFS QUALIFICATIFS.
25
Sauf la première personne du singulier, elle se décline sur une racine nt,
à laquelle on ajoute les suffixes personnels.
58. La nouvelle forme du pronom indépendant s'emploie :■
a ) pour exprimer le sujet logique de l'infinitif, de même que l’on em-
ploierait în avec un sujet substantif (p. 76 , n. 1 )
m. . . prt nt-ên hnC rdjt în web
(contrat passé) pour sortir ils et donner prêtre
pour qu’ils sortent et que le prêtre donne
b) pour insister sur le sujet d’une proposition, en plaçant le pronom
indépendant au début de la phrase,' de même que l’on emploierait în avec
le substantif sujet (§ 186 )
ni -f ésm wj
il conduit moi
(c’est) lui (qui) me conduit
c) pour exprimer la fomule possessive : c’est à moi, à toi, à lui . . . , etc. :
nt-k nb
(c’est à) toi (l’)or
ADJECTIFS QUALIFICATIFS.
59. Les adjectifs qualificatifs sont formés soit (a) sur des racines verbales,
soit (ê) sur des substantifs, des infinitifs, des prépositions, auxquels s’ajoute la
finale -y.
60. La flexion est identique à celle des substantifs :
S1NG. PLUE. DUEL
Bibl. d'étude, t. VII.
masc.
fém. -t
-w
-U't
-wy
-*y
t
26
ADJECTIFS QUALIFICATIFS.
Dans les adjectifs en -y :
S1NG. PLUR. DUEL
masc. -y -yw ?
fera. -yt -ywt - yty W
Dès la langue vulgaire du Moyen Empire, les flexions commencent à
disparaître, au moins dans les adjectifs formés sur des racines verbales.
61. Les adjectifs s'accordent en genre et en nombre avec le nom auquel ils
se rapportent. Us se placent après lui :
hk-t ndm-t hSé-wt « mht-ywt
(de la) bière douce (les) pays septentrionaux
62. Les adjectifs s'emploient :
a) comme épithètes, et alors certains font corps avec le substantif si bien
qu’ils reçoivent les suffixes possessifs : IS-hd-én, pain-blanc-leur, leur pain
blanc (avec sS, fils, l’adjectif reçoit parfois le suffixe, mais le nom également :
s5-f émêw-f, fils-son aîné-son, son fils aîné);
à) comme attributs dans les propositions appelées nominales (§ 110 ),
notamment avec inversion
nfr mtn-y
bon (est) chemin-mon
e) substantivement
nfr-m hry-w sC
les beaux (les) se trouvant-sur (le) sable
la beauté (§ a3) les Bédouins
63. Les adjectifs en -y dérivés d’une préposition régissent très souvent un
substantif ou un suffixe complément
îry Ct
appartenant-à (la) maison
mywty-f
ressemblant- à lui
<*) Forme théorique; par ex. dans imlxj, duel fém. de imy, qui se trouve dans, le premier y n’est
pas écrit.
0
ADJECTIFS QUALIFICATIFS. 27
64. Cette construction donne souvent lieu à des sens curieux. Par ex. avec
bny, se trouvant dans :
imy m-f
se trouvant-dans nom-son
où se trouve son nom
liste de noms
ou encore, avec ny, appartenant à :
ny-t héb ny-w h3t-f
(le) relatif- à calcul (les) appartenant- à corps -son
la comptabilité ses enfants
imy vert
se trouvant-dans (la) Grande
où se trouve la Grande (Hathôr)
l’ouest
65. Dans l’ancienne langue, ny se construit même avec l’ancienne forme
du pronom personnel : ny-wy, ny-tw, ny-éw, etc. : ny-wy Rc, appartenant-à -
moi Râ, avec le sens retourné : j’appartiens à Râ.
A l’époque classique, ny ne se construit avec l’ancienne forme du pronom
personnel qu’à la troisième personne
ny-éy mr-pr
appartenant-à elle (1) intendant
elle appartient à l’intendant
De là vint plus tard le préfixe invariable né, qui appartient à.
66. îry, faisant partie de. . . , se trouvant dans. . . , s’emploie d’une façon
invariable après le substantif, là où on attendrait un possessif :
ébS îry '<*
(la) porte faisant -partie -de
sa porte
De même après une préposition : m éS iry, avec le sens de : derrière cela,
là derrière.
h.
28
NOMS DE NOMBRE.
67 . Il n’y a pas de degrés de comparaison. On rend le comparatif par r,
plus que :
nfr r iht nbt
beau plus que chose toute
plus beau que tout
Quant au superlatif, on ne l’exprime pas :
Ci îmy ntrw
grand se trouvant- parmi (les) dieux
le plus grand qui soit parmi les dieux
ou bien l’on se sert de wCw, un (S 68), dans le sen£ adverbial :
wCw mry-k
uniquement aimé- ton
le plus aimé de toi
NOMS DE NOMBRE.
68. Les nombres cardinaux sont, autant qu’on les connaît :
1 wCw
fém. wct
6 éw (?)
fém. ét
2 énwy
énty (duel)
7 #
êfht
3 hmt
hmtt
8 hmn
hrnnt
h fdw
fdl
9 pêd
pédt
5 diw (?)
dit (?)
1 0 md
100 sit (?) (toujours féminin)
1 0.000
dbc
1000 h S
1 00.000
hfn
Quant aux dizaines, on emploie pour les exprimer le pluriel des imités ;
mais 3o se dit mcbi; 1.000.000 se dit parfois hh (grande quantité).
69 . Les nombres cardinaux se placent après le substantif, avec lequel ils
s'accordent en genre
rnp-t wC-t
année une
RELATIFS, INTERROGATIFS ET INDÉFINIS.
29
Quant au nombre, le substantif se met au singulier avec le duel énwy, deux,
et dans les indications de mesure et de temps, ainsi que dans les comptes :
mh fdw
coudées k
Us s'emploient substantivement soit au singulier, soit et surtout aù pluriel
hi m 13 hiw
un millier de pains des milliers
70 . Les nombres ordinaux se forment en ajoutant la désinence -nw au
radical des cardinaux, sauf : premier, qui se dit tpy
ên-wy, a; ên-nw, deuxième
Ils se placent soit avant, soit après le substantif, sauf tpy, qui le suit toujours.
Tous sont employés substantivement.
71 . Les nombres fractionnaires s’expriment en faisant précéder de r- le
nombre cardinal
fdw, h ; r-fdw, le ijh; r-fdw-én, leur quart
Demi se dit gê, côté,
gé-f, sa moitié
72 . Dans les dates, le mot : année, doit se lire probablement hit-sp; le
mot : mois, n’est~pas déchiffré; le mot : jour, se lit : ééw. On ne sait si
le chiffre des années et des mois était cardinal ou ordinal; celui des jours est
cardinal. Toutefois pour le premier mois on emploie volontiers la forme tpy,
premier (cf. § 282).
RELATIFS, INTERROGATIFS ET INDÉFINIS.
73 . Le mot nty, qui appartient à la catégorie des adjectifs en -y (§ 5 9 ) ,%
sert de relatif et s’emploie comme pronom, à la fois dans le sens de : qui,
que, etc. :
Îry-Ct nb nty hr-f
fonctionnaire chaque qui (était) près de lui
30
RELATIFS, INTERROGATIFS ET INDÉFINIS.
et dans le sens de : celui, celle qui, que, etc. :
ntyw m sms -fi
ceux qui (sont) dans sa suite
Sur le verbe et le sujet dans ces propositions, voir § 2 3o-i.
74. Une proposition relative est souvent unie à la proposition principale
par le mot n (comparer § 28 , le génitif indirect) :
nfi n ddk
le souffle que tu donnes
75. L'interrogatif le plus employé est : m, qui? que? 11 est précédé de in
(§ 192 , i°), quand il a le sens de : qui?
ph-n-k nn hr m
as- tu atteint ceci à cause de quoi?
pourquoi as -tu atteint ce lieu?
în m dd sw
qui est- ce qui dit cela?
76. Autres interrogatifs : isét, quoi? syy (?)W qui? qui sont anciens; le
dernier s’emploie comme adjectif aussi bien que comme pronom :
sy-nw m s y mrhl
(dans) quel temps? avec quelle huile?
quand?
ply, très employé depuis le Moyen Empire, qui se place toujours en tête
de la phrase (§ 192 , 2 0 ); son sens originel est : qu’est-ce que? qui?
pty 3ht -f
qu’est-ce que son champ?
77. Le seul indéfini d’usage fréquent est nh, chaque, tout; chacun, tout
(pronom)
kn nh, brave chaque, tous les braves
<l) La lecture n’est pas certaine.
RELATIFS, INTERROGATIFS ET INDÉFINIS.
31
tnw, habituel dans le même sens depuis la XVIII e dynastie, est en réalité le
reste de l’ancienne expression r tnw : d’après le nombre.
ir tnw hrw-le tnw dwSw
à chacun de tes jours chaque matin
78. Tw, employé seul dans le sens de : on, est rare :
tœ nhrn iht s
on vole la chose d’un homme
Généralement on emploie dans ce cas le verbe sans sujet : rdy-yn, on fit;
dd, on dit; surtout au passif en -tw (§ 101 ) : rhlw, on sait; chcntw, on se
tient debout. Mais cette tournure est souvent aussi une façon respectueuse de
désigner le roi.
79. Dé signifie : même, et s’emploie avec les suffixes personnels (§ 53, d );
il peut être adjectif ou pronom :
dé-k, toi-même éln dé-fi, le roi lui-même
éyhw-én dé-én
. leurs morts leurs propres
On emploie, rarement, dans le même sens le mot hc, corps :
m hc-ên
plus que corps -leurs
plus qu’eux-mêmes.
CHAPITRE III.
LE VERBE : I. FLEXION.
RACINE VERBALE ET RADICALES.
80. Les formes diverses de la flexion des verbes égyptiens servent à
exprimer des idées différentes de celles que rendent les modes et les temps
de nos conjugaisons : le commencement, la durée, l’achèvement, le caractère
essentiel ou accessoire de l’action ou de l’état exprimé^ par le verbe. La
méthode la plus simple consiste à étudier le verbe d’abord uniquement au
point de vue des formes; on considérera plus tard l’emploi de chacune d’elles
(ch. IV).
L’étude des formes est essentiellement celle de la racine verbale et des
modifications de tout ordre qu’elle subit.
81. La racine verbale permet d’abord de classer les verbes en diverses
catégories, d’après le système commun à toutes les langues sémitiques. 11 est
fondé sur le nombre et la nature des consonnes ou radicales de la racine. Ces
radicales sont au nombre de 2 , 3,4 ou 5 ; et les verbes sont dits : à 2 , 3 ,
4, 5 radicales, ce qui s’indique par les abréviations : 2 rad., 3 rad., 4 rad.,
5 rad. Ex. : 2 rad. mn, rester; 3 rad. édm, écouter; 4 rad. hmhm, rugir; 5 rad.
ngêgé, déborder. — Lorsque, dans un 3 rad., la 2 e consonne et la 3 e sont
identiques, le verbe est dit : verbe de la 2 e radicale redoublée, en latin : verbum
secundae geminatae (sous-entendu : littercw ); d’où l’abréviation : Il gem. Ex. :
II gem. mtt, voir. — Lorsque dans un verbe l’une des radicales, 3 e , 4 e ou 5 e ,
est l’une des consonnes faibles : w ou y, le verbe se nomme : lertiae ( quartae
ou quintae ) infirmae : TII infi, IV inf ou V inf. Ex. : III inf. mry, aimer, IV inf.
rmnw, porter. — Enfin, lorsque la consonne faible est la i re ou la 2 e , on
l’indique en faisant précéder cette consonne du chiffre romain I ou II; le verbe
est I w, II w, I y ou II w. Ex. : I w, web, purifier; II w, mwt, mourir; 1 y,
inh, embrasser; II y, ryé, veiller, garder.
MODIFICATIONS DE LA RACINE VERBALE. 33
82. Les 2 rad. sont encore peu nombreux dans le vieil égyptien; ils sont
fréquents au contraire dans la langue plus moderne; la plupart dérivent de
3 rad. qui ont perdu une de leurs radicales.
Les 3 rad. sont très nombreux; ils sont presque seuls à exister dans la
forme la plus ancienne connue de la langue. Parmi eux les III inf. sont très
fréquents.
Les 4 rad. et les 5 rad. sont presque tous des redoublements de racines
simples; parmi les IV inf. et les V inf , une partie est dérivée de substantifs
et d’adjectifs. Les verbes dus à un redoublement sont souvent des fréquentatifs.
MODIFICATIONS DE LA RACINE VERRALE.
83. La racine verbale peut subir trois sortes de modifications :
a) modifications par un ou des préfixes W ;
b ) modifications internes;
c) modifications par un ou des suffixes.
84. Les modifications (a) par un ou des préfixés sont dues :
i° au préfixe Le verbe ainsi formé indique que l’on cause l’action ou
que l’on produit l’état indiqué par la racine :
hr, tomber; é-hr, faire tomber
méy, enfanter; é-msy, délivrer, accoucher
De là le nom de causalifs, donnés à ces verbes par les grammairiens. Cette
formation est rare avec les verbes transitifs, très fréquente avec les intransitifs.
Le sens causatif s’est souvent perdu de bonne heure.
En principe, l’addition du préfixe é- n’a aucune influence sur la flexion.
Seuls les causalifs formés sur des 2 rad. (Caus. 2 rad.) ont certaines formes
semblables à celles des III inf (§ 108 ).
2 0 au préfixe n-. II n’en est guère connu qu’un exemple avec une racine
simple :
hm, crier (?); n-hm, crier de joie
W Conjugaison, au sens de la grammaire sémitique.
Bibl. d’étude, t. VII. ®
34 MODIFICATIONS DE LA RACINE VERBALE.
Devant une racine redoublée (§ 82 ), le cas est plus fréquent dans la langue
la plus ancienne :
hm, crier (?); n-hmlm, rugir
dd, être stable; n-dddd, rester
gé, (inusité); n-gégè, déborder
3° à ces deux préfixes réunis èn-. Ce sont les causatils des verbes à
préfixe n-
s-n-fhfh, délier
ê-n-hbhb, (sens inconnu)
85. Les modifications ( 6 ) internes de la racine verbale sont de deux sortes :
i° les unes n’affectent pas les radicales; ce sont celles de la vocalisation et
de l’accentuation, connues grâce au copte (§ 12 ) ou à certaines particularités
orthographiques (S 106 ). C’est une partie de la flexion des verbes égyptiens,
dont l’étude est encore assez peu avancée; on en trouvera l’essentiel dans le
paradigme ci-après (§ io3);
2 0 les autres sont des modifications des radicales, particulières aux verbes
à radicales redoublées, à radicales faibles et aux verbes irréguliers; voir à la
fin de ce chapitre (§ io5-no).
86 . Les modifications (c) sont dues à des suffixes qui se rangent sous trois
chefs :
i° les désinences du genre et du nombre;
2 0 les suffixes personnels (§ 5i et 53, e);
3 ° les suffixes qui peuvent, à certains temps, s’ajouter à la racine verbale,
pour en modifier sinon le sens, du moins la nuance de sens, ou encore la voix.
87. Les deux premières catégories de suffixes n’ont pas besoin dêtre
expliquées; on les verra plus bas dans le paradigme.
La troisième est composée par les suffixes -n, -yn, -hr, -1:3, -w, -te. Par
ex., avec la racine
sdm, entendre
VOIX, FORMES NOMINALES, VERBALES ET MIXTES.
35
et ces suffixes, se forment les nouvelles formes verbales
éDM-ft -
sm-yn-
sdm - hr -
SDM-fô -
SDM -ÎU -
SDM -te _
qui toutes rendent une nuance ou une voix du verbe : entendre. Les quatre
premières de ces formes ne seront étudiées quau chapitre IV. Disons dès
maintenant que la forme en hr est peu fréquente et que la forme en 1:3 reste
rare. Les formes en -w et en -te vont être considérées ci - après (§ 101 ).
VOIX, FORMES NOMINALES, VERBALES ET MIXTES.
88. Parmi les verbes égyptiens, les uns, intransilifs , nont qu’une voix; les
autres, transitifs, ont un actif et un passif 11 n’y a lieu de noter à cet égard que
le fait suivant : certains intransitifs prennent parfois un sens transitif; hpr,
être, signifie aussi : créer; wCb, être pur, propre, signifie aussi : purifier,
nettoyer; etc.
89. Quelle que soit la voix, les diverses formes de la flexion se classent en
trois catégories :
les formes nominales,
les formes verbales,
la forme dite en -t et les formes relatives, qui participent a la fois du
caractère des deux autres classes.
90. (d.) Les formes nominales du verbe sont celles qui sont traitées comme
un substantif : l’infinitif, le participe et l’adjectif verbal.
91. L’infinitif, étant un substantif, a un genre. — Sont du masculin, les
infinitifs des : 2 rad., 3 rad., Ilgem., h rad., 5 rad., Gaus. 3 rad. et Caus. Ilgem.
— Sont {lu féminin, les infinitifs des : 111 inf., Gaus. 2 rad. Sont les uns de
l’un, les autres de l’autre genre, les infinitifs des : IV inf, Caus. III inf.
36
VOIX, FORMES NOMINALES, VERBALES ET MIXTES.
92. U participe a deux voix, l’actif et le passif; chaque voix a un imparfait
et un parfait. Ce ne sont pas des temps à proprement parler (S 80 ); ils
indiquent, conformément à leur étymologie, le premier, que l’action ou l’état
exprime par le verbe na pas cessé, l’autre qu’il est complètement passé.
C’est une distinction que l’on retrouvera plus loin. Ils ont deux genres et
trois nombres. Le féminin s’y emploie souvent dans le sens neutre.
Le sens des quatre participes est, en prenant pour exemple le verbe :
entendre,
ACT1F - PASSIF.
Imparfait entendant étant (en train d’être) entendu
Parfait ayant entendu (ayant été) entendu
La vieille forme de Y adjectif verbal signifie le plus souvent, avec l’exemple
choisi : celui qui entendra; plus rarement : celui qui entend ; parfois aussi : celui
qui est entendu. Il a deux genres et deux nombres.
93. (f?.) La forme en - 1 , très usitée, est nominale en ce qu’elle équivaut à
un infinitif pour le sens et l’emploi; et verbale, parce qu’elle se conjugue en
recevant les suffixes personnels. Pour reprendre l’exemple du verbe : entendre,
elle rend l’expression française : le fait que /entends, le fait que lu entends,’
le fait qu’tV entend. . . , etc., etc.
94. Les formes relatives ne se comprennent bien que par une traduction.
Supposons que nous ayons en français un mot unique, signifiant, selon la
flexion :
celui
celle
ce
1 je
que j
1 lu
dont [
) il, elle
à qui [
I nous
à quoi ] I
vous
ils
[action ou état exprimé par ]e verbe],
ce sera une forme relalive identique à celles de l’égyptien. Cette forme est
subslantive, en ce quelle désigne une personne ou une chose (antécédent du
VOIX, FORMES NOMINALES, VERBALES ET MIXTES. 37
relatif) : elle se décline donc, à l’aide des suffixes -w- et -1-. Mais elle est
aussi verbale, car elle exprime une action ou un état et indique, à l’aide des
suffixes personnels, la personne ou la chose qui en est le sujet.
La forme relative possède : un imparfait et un parfait, qui est en -n-
(cf.S i4a); un singulier et un pluriel; un masculin et un féminin (le féminin
s y emploie souvent au sens du neutre); enfin huit personnes. Les suffixes
personnels se placent après ceux du genre et du temps.
95. (C.) Les formes verbales sont celles qui se conjuguent sans rien avoir
de la nature du substantif; leur caractère commun est d’avoir des personnes;
ce sont : Y impératif, Yancienne flexion et la nouvelle flexion.
}
96. Il n est pas nécessaire de définir Yimpératif.
Les noms d ancienne et de nouvelle flexion viennent de ce que l’égyptien, tel
que nous le connaissons, conserve les restes d’une ancienne conjugaison (au
sens non-sémitique du terme) W à côté d’une flexion de date plus récente,
du moins dans certains verbes, savoir :
les verbes à sens passif; ■
les verbes indiquant 1 action d’aller, quand ils n’expriment pas le début
de cette action;
les verbes marquant un état permanent; et hpr (proprement : être),
même quand il signifie : naître, provenir;
rh, savoir, bien qu il soit actif, et même s’il est accompagné d’un com-
97. L impératif a deux personnes, les deuxièmes du singulier et du pluriel.
98. La racine verbale de Yancienne flexion n’a qu’une forme, la forme simple;
elle ne reçoit jamais les suffixes -n, -yn, -hr, -Ici, -w et -tw.
(1) En réalité, l’ancienne flexion du verbe l’impératif, et peut-être le participe. Le mot est
égyptien est Représentée encore par l’infinitif, pris ici dans une acception restreinte.
38
VOIX, FORMES NOMINALES, VERBALES ET MIXTES.
99. L’ancienne flexion n’a qu’une voix, intransitive ou passive, à i’époque
classique (exception faite pour rh, § 96 ). — Elle n’a qu’un temps, en enten-
dant par temps l’ensemble des personnes de tout nombre et de tout genre.
Ces personnes sont :
Plur. i rc p.
2 e p.
^ ' | se sont confondues de bonne heure
lém. |
Duel : 3 e p. masc. j
fém | ^ disparues
100. La nouvelle flexion a cinq formes : la forme simple; et les quatre
formes à suffixes en -n-, -yn-, -hr-, -/ci-.
101. La nouvelle flexion a deux voix. Le passif s’indique à l’aide des suffixes
-w et -Iw (§ 87 ). Mais tandis que -w ne s’ajoute qu’à la racine verbale simple,
-tw suit aussi les quatre formes en -n-, -yn-, -hr- et -JcS-; ce qui donne, en
reprenant l’exemple s'dm, les formes :
SDM-ÎU et : SDM- fil)
SDM -n-tw
sdm -yn-tw
sdm -fjr-tw
SDM- 1(3 -tW
qui toutes sont passives, avec le sens de : être entendu, ou une nuance de
ce sens.
A la vérité, la forme SDM-n-to n’est pas d’un usage fréquent; elle est
souvent remplacée par sdm-w.
102. La nouvelle flexion a les mêmes personnes que l’ancienne, mais les
personnes du duel ne se rencontrent que dans les textes des Pyramides et
la troisième personne du pluriel est commune aux deux genres.
Sing. i ie
P-
2 e p. masc.
fém.
3 e p. masc.
fém.
PARADIGME.
39
PARADIGME.
1 03. Après ces définitions et ces explications, nous pouvons donner comme
paradigme les formes d’un verbe du type le plus commun, un 3 rad., et le
plus régulier, sans consonne faible. La racine verbale est imprimée en capi-
tales, les suffixes et désinences en italiques; la place des voyelles est indiquée
par ^ ou par -, selon qu’elles sont brèves ou longues; la voyelle accentuée
porte l’accent ' au-dessus de la quantité.
Infinitif
( masculin dans ce cas)^
S-iD^M
Participe.
ACTIF.
PASSIF.
Imp. Sing.
masc.
/
S ^
p
IM
1) JL
M^W
fém.
/
s
D
M
y-t
r
S
D
M Wt
Plur.
masc.
r
S
D
M
yw
s
D
M WW (?)
fém.
s
D
M
ywt
/
s
D
M WWt
Duel
r
S
D
M
y w y
r
S
D
M \vw y
Parf. Sing.
masc.
S -L
D
^ M
r
S ^
PM
-y
fém.
r
S
I)
M
l
/
s
PM
yt
Plur.
masc.
f
s
P
M
W
r
S
DM
yw
fém.
s
D
M
Wt
s
PM
ywt
Duel
r
S
D
M
wy
/
s
DM
ywy w
(l) Les infinitifs féminins (S 91) prennent
comme le substantif (S 18) la désinence -t.
Ex. : III inf. msw-t, enfanter: caus. 2 rad.
shr-t, jeter par terre.
Au masculin singulier de l’imparfait du
participe actif, on rencontre parfois la désinence
-w; elle donne au participe le sens de la durée,
de la pÿPsislanee : sj 1 sdm -y, un fils entendant,
qui entend, sj sdm-w, un fils obéissant.
Une autre forme participiale en -w, active et
invariable se rencontre dans les tournures néga-
tives (voir § 167).
<’> Telles devaient être théoriquement les
désinences du participe; on a mis en itali-
ques celles que l’on a trouvées écrites dans les
textes.
* «
40 .
PARADIGME.
Adjectif verbal.
Sing. m. s'dm -ty-fy Plur. m. s'dm -tym(J)-én
f. ém-ty-éy f. smi-lyw (?)-sn
Forme en -t-.
Sing.
Plur.
l re
p-
snm-t-y
2 e
p. m.
sm-t-k
f.
SDM-t-t
3 e
p. m.
SDM -t-f
f.
SDM-î-i
i re
P-
SDM-Ê-îi
2 e
P-
s'dM-£-/W
3 e
P-
sdm - / -én
Formes relatives.
ACTIF.
PASSIF.
Masc.
Fém.
Sing.
i re
P-
s'dm -w - y
SDM-f-ÿ
On rencontre une
2 e
p. m.
SDM -W-k
SDii-t-k
forme en -tw.
f.
SDM-tO-f
SDM-jt-î
3 e
p. m.
SOU-W-f
SDM-f-jf
f.
SDM-W-^
s'dm-?-s :
Plur.
l‘-c
P-
SDM-W-W
SDM -J -Il
2 e
p. m.
s'dm -w-tn
s'dm -t-tn
3 e
p. m.
s'dm -w-én
SDM -t-én
Sing.
i re
P-
sdm -w-n-y
s'dm -t-n-y
?
2 e
p. m.
s'dm -w-n-k
SDM - 1- H -/<:
Plur.
3 e ' p. m.
f.
i re p.
2 e p.
3 e p.
SDM -U)
SDM-W
SDM -II)
SDM - W
£dm-w
SDM-W
-n-t
-n-f
-n-ê
-n-n
-n-ln
-n-ên
sdm -t-n-t
s'dm -l-n-f
s'dm -t-n-é
s'dm -t-n-n
s'dm -t-n-tn
sdm -t-n-in
PARADIGME.
41
Impératif.
Sing. 2 e p
SwDvMVI
Plur. 3 e p
s'^D ±
M^y ou :
Ancienne flexion W
Sing. i re p.
SD^M
-kwy
2 e p. m.
SDM
-ty
f.
SDM
-*y
3 e p. m.
s^p^M ^y
f.
SDM
-ty
Plur. i rc p.
SDM
-wyn
2 e p.
SDM "
~ -tywny
3 e p.
SDM
-w
f.
SDM
-ty
Duel 3 e p. m.
SDM
-ivyy j
f.
SDM
-tyyw j
Nouvelle flexion.
ACTIF.
simple : Sing. i re
P-
SDM
2 e
p. m.
SDM-/f
f.
SDM-f
3 e
p. m.
SDM -f
f.
smi-é
Plur. i rc
P-
SDM-n
2 e
P-
SDM -tn
3 e
P-
sdm -én
S^D-LM^lV
puis
- w
très tôt disparues
sdm-w -y
s'dm-w -k
som-«ü -t
SDM -W -f
SDM-U) -é
évw-yy-n
s'dm -yy-in
Forme en
sdm -n-y
süM-n-h
etc.
sdm -tw-y
s'dm -tw-k
s'dm -tw-t
SDM - tw -f
SDM -tw-é
sdm -tw-n
SDM -tw-ln
sdm - tw - én
sdm -n-tw-y
s'dm -n-tw-k
etc.
<*) On ne connaît 1a vocalisation qu'au sing., i" pers., et 8' pers. masc.
Bibl. d’étude, t. VII.
VERBES AUTRES
QUE LES 3 RAD. SANS
CONSONNE FAIBLE.
Forme en -yn-
. sdm -yn-y
im-yn-tw-y
sdm -yn-Ie
sdm - yn - tw - k
etc.
etc.
Forme en -hr-
sm-hr-y
sdm - hr-hv - y
sou-hr-k
sm -hr-tw-k
etc.
etc.
%
Forme en -kS-
sm-ki-y
sdm -ki-tiv-y
é m-kS-k
sm- kS-tw-k
etc.
etc.
104. Si riche en formes que soit déjà ce tableau, il n’est pas encore
complet. La racine simple de la nouvelle flexion sdm, épi-/ avec le suffixe de
la 3 e pers. du sing. masc. , a été en réalité vocalisée et accentuée de trois manières
différentes. Nous ignorons quelles étaient dans chaque verbe. les voyelles; mais
nous savons leur position, leur quantité et laquelle portait l’accent. On doit
alors distinguer à l’actif les formes
Sing. i re p.
a)
s>-dm xy
«
S^Ds^M xy
emphatique
S^D-LM ^y
2 e p. m.
Ldm xk
LniMw/î
f.
Sw»I Xt
S^D-LMwÊ
etc.
etc.
etc.
etc.
11 existe également une différence entre les formes de la nouvelle flexion au
passif; mais elle est mal connue.
Le nom de la forme emphatique indique déjà l’un de ses emplois, qui
seront étudiés plus loin avec ceux des formes a), (3), en -n-, en -yn-, etc., etc
(ch. IV).
VERBES AUTRES QUE LES 3 RAD. SANS CONSONNE FAIBLE.
105. Tel est le paradigme des 3 rad. sans consonne faible. Quant aux
autres verbes, il ny a aucune particularité à noter dans les 2 rad., k rad.,
5 rad. Au contraire, non seulement la vocalisation et l’accentuation, mais
VERBES AUTRES QUE LES 3 RAD. SANS CONSONNE FAIBLE.
A3
aussi les radicales subissent parfois, dans certains cas, des modifications
dans les II et III gem.;
dans les II y, dans quelques formes des I y et des 1 w, et dans muet;
dans les III, IV et V inf.
106. Dans les II et III gem., les radicales identiques tantôt sont séparées
et tantôt ne le sont pas par une voyelle. On est averti de l’existence de la
voyelle par l’écriture, qui dans ce cas répète le signe exprimant la radicale
redoublée. Ainsi, kbf, être frais, fait
à la nouvelle flex., forme a) : kbf, il est frais
à la nouvelle flex., forme empb. : kb±b^f
107. Quelques verbes en I y sont parfaitement réguliers, d’autres perdent
le y à certaines formes; par ex. :
înk, embrasser, et : [*]u'C, hériter.
De même certains verbes en I w : wrh, oindre.
On ne connaît qu’un verbe en II y : ryê, veiller, garder, dont le y n’est
jamais écrit.
Mwt, mourir, s’écrit généralement mt, mais le w peut aussi devenir y :
myt-k, tu meurs (à un homme).
108. Restent les III, IV et V inf. D’une façon générale, w se transforme
facilement en y; même dans les plus anciens textes, il est souvent difficile de
distinguer les III w des 111 y; pins tard, y remplace w partout.
D’autre part, dans mainte forme la consonne faible s ’ assimile à la radicale
qui la précède :
mrr pour mry, aimer.
D’après les exemples jusqu’ici relevés, on peut donner la statistique ci-dessous
(les exemples choisis sont empruntés aux verbes : mêy, enfanter; mry, aimer;
îry, faire; gmy, trouver; pry, sortir; hsy, louer).
6 .
44 VERBES AUTRES QUE LES 3
Aux formes suivantes :
Infinitif, i rc forme
2 e forme W
Participe, actif, imp.
parf.
passif, imp.
parf.
Adjectif verbal
Formes relatives, imp.
parf.
Impératif
Ancienne flexion
Nouvelle flexion, formes a) et (3)
forme emphatique
passif en w
passif en tw a)
pass. en tw (emph.)
forme en -n
(1) Les infinitifs (féminins) des III inf. ont
deux formes : l'une, où la consonne faible a
disparu; l’autre, où elle est conservée; la seconde
est surtout employée substantivement. Ceux des
RAD. SANS CONSONNE FAIBLE.
«
la consonne faible est :
disparue : m±é^t
conservée : mxéw^t, plus tard mxéy^t
assimilée ou non assimilée : mrr, pry
non écrite, sauf exception
assimilée : mêê-
non assimilée : hsy-; sauf irr-
souvent écrite dans les III w et les
IV inf. *
assimilée : mrr-, sauf par exception
dans certains IV inf.
non écrite, sauf exception : gm-
pour gmy
-?
y écrite ou non écrite : mêy
III w souvent écrite
IV w et IV y le plus souvent non écrite
jamais écrite, sauf à la i re p. sing. :
mêy -y
assimilée en général : m^éjJ^f
parfois écrite méy-w
non écrite
assimilée : prr-tw
non écrite
infinitifs des Caus. IV inf. qui sont féminins, ne
sont connus que sous la première forme. Parmi
les infinitifs des IV inf. et des^aus. III inf. qui
sont féminins, on trouve les deux formes.
VERBES IRRÉGULIERS.
45
On remarquera combien de fois reviennent dans ce tableau les mots :
non écrite. C’est que i’interprélation de l’orthographe égyptienne est très
difficile; et l’on doit souvent se borner à constater les faits orthographiques.
Notre connaissance des modifications phonétiques est incomplète et pro-
visoire.
Verbes irréguliers.
109. Ce sont : III inf. îry, faire; III inf. rdy, donner; II gem. wnn,
être; III inf îmj, porter; îwt et iy, venir.
Les irrégularités de ces verbes ne sont pas toutes également bien connues.
Certaines même ne sont qu’entrevues : l’orthographe nous les signale, sans
permettre toujours d’affirmer en quoi elles consistent. Ainsi, pour îry, nous
ignorons complètement ce qu’elles ont été.
Rdy se rencontre écrit sous trois formes : rdy, — dy, — dd. 11 prend
la première : à l’infinitif, à la forme relative parfaite; rarement à la
nouvelle flexion, forme emphatique; et au passif en -w, surtout ancien-
nement;
la deuxième : à l’ancienne flexion, à la nouvelle flexion a), au passif en
-w, à la forme en -n-, forme a);
la troisième : au participe, à la forme relative imparfaite, souvent à la
forme emphatique de la nouvelle flexion, à la forme en n (emphatique).
îm ( îmy ) lui sert d’impératif.
Wnn a souvent dans les plus anciens textes l’orthographe vont.
îny se trouve sous la forme int- dans la langue vulgaire du Moyen Empire.
îwt est plus fréquent que la forme hv et se confond souvent d’ailleurs avec
iy; my lui sert d’impératif.
CHAPITRE IV.
LE VERBE : II. EMPLOI.
Pour rendre intelligibles certaines expressions qui se rencontreront ci-des-
sous à propos de l'emploi des formes verbales, il nous faut dire dès maintenant
quelques mots de la construction égyptienne, dont il sera traité complètement
au chapitre VL
110. Il y a en égyptien deux sortes de proposition» qui se différencient par-
leur construction :
a ) la proposition nominale, qui est en principe une proposition sans
verbe, avec sujet et attribut, et dont la construction normale est
Sujet- Attribut
b) la proposition verbale, dont la construction normale est
Verbe-[Sujet et Compl. Dir. et lndir.]- [Autres Compléments].
111. De bonne heure, on a construit sur le modèle des propositions nomi-
nales des propositions contenant certaines formes verbales, à savoir, comme on
le verra ci-après, l'infinitif précédé de hr et 1 ancienne flexion, soit
Sujet-Verbe
Ce sont les propositions pseudo- nominales.
EMPLOI DE L’INFINITIF.
#
1 1 2 . L'infinitif s’emploie substantivement :
a ) comme sujet :
nhl-y pw îrt nf st
vœu -mon c’(est) faire à lui cela
lui faire cela était mon vœu
EMPLOI DE L’INFINITIF.
47
If comme complément déterminatif d’un substantif ou dun adjectif :
hrw n étt tkS m ht-ntr
jour d’ allumer (les) lampes dans (le) temple
c) comme complément des verbes : wd, ordonner; mry, vouloir; ènd,
craindre; kiy, penser; rh, savoir, pouvoir; il joue alors le rôle de nos propo-
sitions complétives :
wd-tw n-f db3 ét
il fut ordonné à lui (de) compter cela
113. L’infinitif s’emploie encore d’une façon analogue à cette dernière (c)
avec îry, faire, et piy, qui prend alors le même sens que iry, soit :
a ) après îry, si c’est un verbe exprimant le fait d aller, comme smt, ou
îry dr-li
je faisais (l’action de) voyager
je voyageais
b) avant pw îry (S 38, e), surtout avec les verbes exprimant le fait
d 'aller, dans les récits, à .dater du Moyen Empire :
prl pw îr-n-f
aller c’(est) il -fit (?)
il alla (?)
Pour les verbes autres que ceux-là, voir §§ 199 , 1 hh
c) après piy, dans le sens de iry, pour exprimer fortement le passé,
surtout dans les phrases négatives :
n sp pi mylwy &dm
jamais fit semblable -mon (l’action d’) entendre
jamais mon semblable n’entendit
11 A. L’infinitif s’emploie apres toutes les prépositions, de meme qu en
un verbe composé comme dr - tS :
smt
je faisais (l’action d ) aller
j’allais
48
EMPLOI DE L’INFINITIF.
français je même mode ou l’indicatif après les conjonctions. Quelques-uns
ces emplois sont particulièrement notables :
a ) après r :
i ° d forme une sorte de proposition nominale qui rend \e futur :
w y r nhrn * ci - le
moi à prendre âne -ton
je prendrai ton âne
2° il indique le but :
r n mr-pr-wr
pour implorer de l’intendant- en -chef
b) après m :
l’infinitif indique le plus souvent, mais non toujours, une relation de temps
m ty* sw m îrt isfi
quand venir exempt de faire ie péché
en venant
c ) après n et me ;
il exprime la raison, le motif :
mC irt miel n étn
parce que faire (la) vérité au roi
d ) après hr :
i° il indique les circonstances d’un fait : ^
hr smé-f
en suivre -lui
en le suivant
2 il forme des propositions pseudo -nominales (§§ i \ i et 17/i).
, * 1 5 - L ’ em P loi de rinfmitif P récéde ' de ^ en propositions pseudo-nominales
nest constaté, et seulement dans les cas énumérés ci-après (§§ 1 1 7 - 1 1 8 Y
que pour : v ‘ r
les verbes transitifs;
EMPLOI DE L’INFINITIF.
les verbes exprimant 1 idée d’aller, mais marquant le début de cette action ;
les verbes exprimant la production d’un état;
les verbes exprimant l’idée de crier et de pleurer;
le verbe rsw, se réjouir.
116. Ges propositions sont de deux sortes :
i° sans auxiliaire, construites
Sujet hr Infinitif
■ 2 0 elles emploient comme auxiliaire îw, être, ou wn, être (également)
et sont construites ’
îw - )
wn- j Sujet ^ r Infin itif
Alors, quand le sujet est un pronom, il s’ajoute à l 'auxiliaire sous forme de
suffixe personnel.
117. La construction sans auxiliaire s’emploie :
• a) dans les propositions indépendantes, pour exprimer un fait, dans
les descriptions ou parties descriptives d’un récit, — très souvent pour indiquer
les circonstances où se produit un fait ou l’état où se trouve quelqu’un ou
quelque chose :
dm nb hr nmy
Asiatique chaque à crier de joie
tous les Asiatiques criaient de joie
b) dans les propositions temporelles descriptives, après m ht, après que,
ou circonstancielles : r ^
m ^ w sln hr rdy-t n-y Cwy-én
les enfants du roi à donner à moi leurs mains
(tandis que j les enfants du roi me donnaient la main
Bibl, d* étude , t. VIL
7
50
EMPLOI DE L’INFINITIF.
c) dans des propositions relatives dont le sujet est identique à l’antécédent
et exprimé par le relatif nty :
s nty hr mn Hiv
(un) homme qui à souffrir chaleur
un homme qui souffre de la chaleur
118. La construction avec auxiliaire s’emploie :
a ) avec iw :
pour énoncer un fait en 1 isolant du reste du texte, — dans les parties
desci qotives d un récit, mais au dehut de leurs subdivisions, — pour exprimer
les circonstances dun fait ou l’état de quelqu’un ou de quelque chose, surtout
si c’est une seconde phrase exprimant un état :
îw -f hr mdt
était-il à parler
(alors qu’jil était en train de parler
h) avec wnn et surtout les formes von-yn et wn-hr :
pour signifier : avoir coutume de faire l’action ou d’être dans l’état
exprimé par le verbe, — pour indiquer une petite division du récit et là
rattacher à ce qui précède, notamment à la fin d’un grand développement,
pour commencer un grand développement :
wn-yn-én hr sdl ét
étaient-ils à lire cela
ils étaient en train de le lire
119. Lié par hnc (§ 3o, c) à un verbe précédent, à quelque fonpe qu’il
soit, 1 infinitif prend la valeur temporelle ou circonstancielle de ce verbe
îwf hr wnm ti 5oo hnc swr hkt ds ioo
il mangeait pains 5oo ainsique boire bière cruches îoo
il mangeait 5oo pains et il buvait îoo cruches de bière
EMPLOI DU PARTICIPE ET DE L’ADJECTIF VERBAL. 51
120. Enfin l’infinitif peut s’ajouter absolument à une phrase pour l’expliquer
îr-n-s m mnw-é n itf-é îmn, irt n-f
fit-elle pour monument-son à père-son Arnon, faire pour-lui
thn-wy wr-wy
deux -obélisques grands
EMPLOI DU PARTICIPE ET DE L’ADJECTIF VERBAL.
121. Le participe et l’adjectif verbal s’emploient :
«) substantivement :
édm-yw ddn êdmtyw ( ? ) - én ét
les entendant disent les -devant -entendre cela
les auditeurs ceux qui entendront cela diront
b) adjectivement comme épithète :
étn-yw hpr-w hr hit -y
les -rois les -ayant- été avant -moi
les rois qui m’on|( précédé
Ils remplacent une proposition relative; car dans les propositions de nature
relative, on les emploie toujours quand l’antécédent est aussi le sujet de la re-
lative; et on les emploie très souvent, même quand cette identité n’existe pas :
bw pw mêêw ntrw îm
lieu ce étant-nés (les) dieux dans
ce lieu, où sont nés les dieux
siy nb êrwdty-fy lis pn
fils-mon chaque qui -fera -accroître frontière cette
chaque fils né de moi qui agrandira cette frontière
A la différence du participe, l’adjectif verbal a le plus souvent quelque chose
de solennel.
7 -
52
EMPLOI DES FORMES RELATIVES.
EMPLOI DE LA FORME EN -t.
122. La forme en -t s’emploie :
a) après des prépositions , jouant alors le rôle de nos propositions subor-
données :
hft rdy-t pr ' n nb-f
quand le fait -de -donner (des présents) (la) maison à maître-son
quand la maison offre des présents à son maître
b) absolument, comme l’infinitif (§ 120 ). Dans ce cas, si elle précède la
proposition principale, elle donne une indication dé temps :
r fy~ t y w3t n rdwyy, dmyny
le fait -que -je donnai (le) chemin à pieds-mes, j’atteignis
après avoir laissé aller mes pieds, j’atteignis
înbw hks
(les) murs (du) prince
le mur du prince
c) parfois encore absolument au début d’un texte, après la date
h3t-sp 18 , îrt hm-f tis r éy
an le fait- Sa-Majesté (la) frontière (du) sud
de -faire
An 1 8 . Délimitation de la frontière du sud par S. M.
EMPLOI DES FORMES RELATIVES.
1 23. Les formes relatives s’emploient dans des propositions de nature relative: '
fl) précédées de n (§ y4) :
hnrt n kd-t-én, / r n * wnn-k
(la) prison que que-bâtissaient-ils (le) temps où que-es-tu
la prison qu’ils bâtissaient l e temps où tu es
EMPLOI DE L’ANCIENNE FLEXION.
53
b) sans copule, mais dans le seul cas où le sujet de la proposition relative
n est pas identique à 1 antécédent; encore sont-elles souvent remplacées, même
dans ce cas, par le participe passif ou l’adjectif verbal (§ 121 , ô) :
nwt hk3-t-én,
(les) villages que -gouvernent -ils
les villages qu’ils gouvernent
liSél nbt rw-t-n-y r-é
pays chaque que-allais-je vers-lui
tout pays où j’allais
Elles s emploient aussi parfois dans des propositions de nature complétive,
au féminin, avec le sens du neutre :
rhtw wnl-k hi-t-y m fyp
on sait tues (cela) que-tu-es-descendu avec tranquillité
on sait que lu es tranquillement descendu.
EMPLOI DE L’ANCIENNE FLEXION.
124. L’emploi de l’ancienne flexion comme verbe est rare, même dans les
plus anciens textes, pour énoncer simplement un fait. Au contraire, il est
habituel : pour compléter ce qui a été dit, — à la fin d’un développement
pour donner le résultat de ce qui précède, — pour indiquer les circonstances
dun fait, ou 1 état de quelqu un ou de quelque chose, — enfin après rdy,
donnei , faire, rendre... pour indiquer l’état ou l’action du complément
de rdy :
wcb-ty, wCb k3-k
tu es pur, pure (est) ton -âme
ck-kwy kr hrl-îb-f
(tandis que) j’entrais dans son -désir
en répondant à son désir
rdyf s nb hmé hr ps -J"
il fit homme chaque s’asseoir dans sa -part
il donna a chaque homme de s’établir dans sa part
54
EMPLOI DE L’ANCIENNE FLEXION.
125. L’ancienne flexion s’emploie encore comme verbe en apposition pour
servir d’épithète à un substantif; il nous faut alors traduire par un adjectif,
un participe ou une proposition relative :
■ pédt dmd-ly
l’ennéade elle- est- réunie
înt swt
(un) poisson sec
tS tm-w
(la) terre elle -est -complète
rdy-ly r rS
il - est-placé à l’entrée
126. Enfin l’ancienne flexion s’emploie dans des propositions pseudo-nomimles
(SS in et 1 7 / 1 ); mais cet emploi n’est constaté, dans les cas indiqués ci-après
(SS 128 - 129 ), que pour
les verbes à sens passif;
les verbes exprimant l’idée d’aller, à moins qu’ils n’indiquent le début de
cette action (S 1 1 5);
les verbes indiquant un état permanent; même hpr dans le sens de :
naître, provenir;
rh, savoir, même quand il a un complément direct.
Autrement dit, l’ancienne flexion s’emploie en propositions pseudo-nomi-
nales dans les verbes qui ne sont pas ainsi usités à l’infinitif précédé de hr
(S n5 et suiv.), et réciproquement.
127. Tandis que l’infinitif après hr en pseudo-nominale n’est susceptible
que de deux constructions (SS 116 et suiv.), l’ancienne flexion seT construit de
trois manières :
a) sans auxiliaire
Sujet- Ancienne Flexion
h) avec îw ou wnn comme auxiliaire
| Sujet-Ancienne Flexion
wnn \
EMPLOI DE L’ANCIENNE FLEXION.
55
et alors, quand le sujet est un pronom, il s’ajoute à l’ auxiliaire sous forme de
suffixe personnel;
c) avec chc-n, se tenir debout (plus rarement avec chc, se tenir debout;
iy-n, venir; pry-n, sortir; îw, venir [distinct de iw, être]), employé comme
îw et wnn en qualité d’auxiliaire
cfycn Sujet-Ancienne Flexion
et alors le suffixe personnel sujet s’ajoute à chcn.
128. Les cas où s’emploie 1 ancienne flexion en proposition pseudo-nomi-
nale sans auxiliaire ou avec iw ou wnn sont absolument les mêmes que pour
1 infinitif précédé de hr. Voir §§ 117 - 118 . Exemples de lancienne flexion :
a) sans auxiliaire :
proposition indépendante
mk wy îy-kwy
vois, moi, je viens
prop. temporelle ou circonstancielle m ht
après -que
proposition relative s
(un) homme
msrw hpr
(le) soir fut venu
nty mr
qui est-malade
b) avec îw :
îw-y pr-kwy m éi-f
je fus je sortis derrière lui
1 îw twly éhr m nb
était statue -ma était ornée d’ or
avec wnn et surtout wnn-yn et wnn-lir :
wn-yn îb n hm-f kb
(et alors) fut (le) cœur de Sa Majesté fut-frais (content)
129. L’emploi de l’ancienne flexion avec chcn (et semblables) comme auxi-
liaire est assez limité. A l’origine, il indique un événement au cours du récit.
56 emploi de la nouvelle flexion.
Dans la langue vulgaire du Moyen Empire, il ne signifie rien de parliculier;
c’est la forme ordinaire du récit :
Chai hm-f wd3 m hlp
se tint debout Sa Majesté alla en paix
S. M. alla en paix
chc-é h3-ty k C
elle se lève elle tombe aussitôt
EMPLOI DE LA NOUVELLE FLEXION.
130. H y a lieu de distinguer : les formes actives et les formes passives de la
nouvelle flexion; la forme simple et les formes en -»-, -yn-, etc.; enfin les
trois formes (a) S~DM+f, (|3) Lü^f, et emphatique S~DÆ~f de la
forme simple.
j g | Forme (a) S^DM^zf
Elle s’emploie d’abord sans auxiliaire, exprimant un fait, décrivant ou affirmant
quelque chose sans nuance de temps, qu’il s’agisse du passé, du présent ou
de l’avenir; — exprimant l’intention, le souhait; — enfm^après rdy, donner,
faire que. . . , rendre. . .
n sp îry-y
jamais je n’ai fait aucune chose
dw
mauvaise
ph-k hnw wn-k im-f
tu atteins la cour (et) es à 1 intérieur
hméw mS-tn web P n
asseyez-vous vous voyez purification cette
asseyez-vous pour voir cette purification
mry - k hmt - k
tu aimes ta femme
puisses -tu aimer ta femme
EMPLOI DE LA NOUVELLE FLEXION. 57
rdy hm-f hSyy
fit Sa Majesté (que) je descendis
S. M. me fit descendre
132. La forme a) s’emploie, en second lieu, avec les auxiliaires îw et wnn;
mais l’emploi de wnn est ancien et beaucoup plus rare que celui de iw.
Avec ht, qui reste invariable , cette forme a le sens de l’imparfait, c’est-à-dire
de l’inachevé, et s’emploie pour indiquer un fait indépendant de ce qui pré-
cède, — ou encore au début d’un récit ou d’une division d’un récit.
îw édm ntr
est entend (le) dieu
le dieu entend
133. Enfin la forme a) s’emploie après chc dans les verbes transitifs (pour
4 es intransitifs, cf. § 129 ). Mais cette construction est rare. 11 semble qu’elle
indique un résultat :
chc ws-f ddft nbt
il se -lève il éjecte vers chaque
(alors) il éjecte tous les vers
m
134. Forme (|S) S^D^M^if
Elle s emploie, en premier lieu, sans auxiliaire et exprime alors :
a) dans les propositions non conditionnelles, d’une façon générale, une
circonstance : l’état où l’on trouve quelqu’un ou quelque chose, — ou durant
lequel un fait se produit; on doit alors traduire par : en. . . et le participe
présent, ou par : lorsque. . :
gmm-k éw sm-f îw-f
tu trouves lui il va il vient
tu le trouves allant et venant
Bill, d’étude, t. VIL
8
58
EMPLOI DE LA NOUVELLE FLEXION.
b) dans les propositions commençant par ir, une condition; mais il faut
que le verbe suive îr immédiatement :
ir gmy-k ét
si tu trouves ceci (en tel ou tel état)
135. Elle s emploie, en second lieu, avec les auxiliaires îw et wnn; mais
alors la construction est assez particulière : lorsque le sujet est un pronom, le
sullixe s ajoute à la fois à 1 auxiliaire et au verbe; quand c’est un nom, au
verbe :
iw
)
wnn
îw nlr
est (le) dieu
le Dieu écoute
-Sujet Substantif ou Sullixe -Verbe -Suffixe
édm-f
il écoute
iw-f édm-f
il est il écoute
il écoule
C’est la construction avec double sujet, différente de celle de la forme a)
(§ i 32) et voisine de celle de l’ancienne flexion (§ 128 ).
136. La forme (3) avec îw et le double sujet s’emploie pour exprimer un
fait indépendant, un résultat; — dans les récits pour une action qui dure; —
pour indiquer l’état, ou les circonstances d’une action :
îw-y dy-y mw n îb
j’étais je donnais (de l’)eau à l’altéré
iw-f ndm-f hr Cwy
(si l’on use de ce remède) il est il est guéri sur-le-champ
137. La construction de la forme j3) avec wnn et le double sujet, signifie :
avoir coutume de. . . .
îr-f wnt-k îr-k m bih
il fait (ton fils) ce que tu es tu fais auparavant
il fait ce que tu avais coutume de faire auparavant
wmt
EMPLOI DE LA NOUVELLE FLEXION. 59
138. Forme emphatique S^Dj_M—f
Elle ne s’emploie jamais que sans auxiliaire. Elle est usitée : d’abord dans les
propositions indépendantes ou principales :
a ) pour- affirmer, souligner, pour exprimer les serments, ordres, pro-
messes, questions, et elle doit souvent alors se traduire par le futur
nn pss -f
ne . . . pas il partage
qu’il ne partage pas
*
b) suivie immédiatement de pw (§ 38, d) elle signifie, d’abord : c’est
celui, celle, ce qui. . :
éhpr-f pw wnntf
il crée c’est ce- qui -existe
c’est celui qui crée ce qui existe
puis elle paraît indiquer aussi un état absolument achevé :
ènb -f pw
il est guéri c’est
sa guérison est achevée
139. La forme emphatique s’emploie, en second lieu, dans des propositions
à notre sens complétives, après les verbes signifiant : vouloir, ordonner, em-
pêcher, craindre, dire, penser, savoir, trouver (mais non pas après rdy, § § 1 3 1
et 1 45, 6)' :
wdn hm-f, prr-y r Ii3ét tn
a ordonné Sa Majesté (que) je monte vers pays ce
140. En troisième lieu, elle s’emploie dans les propositions conditionnelles
qui ne commencent pas par îr, ou bien qui, débutant par ir, n’ont pas le verbe
immédiatement après ce mot (au contraire, § i 34 , b)
gmm-k ht-f kb-ty
(si) tu trouves (que) son ventre est- frais
8 .
60
EMPLOI DE LA NOUVELLE FLEXION.
141. Enfin elle s’emploie dans des propositions subordonnées diverses après :
r, jusqua ce que; hr, parce que; hft, puisque; my, de même que :
hr m5S-f wy
parce qu’ il voit moi
142. Forme en -n-
La forme en -n-, qui est de beaucoup la plus importante des formes secon-
daires de la nouvelle flexion, s’emploie, en premier lieu, sans auxiliaire. Elle
exprime l’action achevée (comme le parfait des participes et des formes rela-
tives), — l’état accompli et durant encore, — un fait ou un état déjà passé par
rapport à la proposition précédente (dans ce cas, elle équivaut à notre :
après que . . . ). Elle s’emploie encore pour ajouter à un mot ou à une phrase
précédente une remarque accessoire qui la complète. Elle est usitée pour les
affirmations, assertions, etc. — - Dans l’ancienne langue, elle sert au récit
historique :
ssp-n-k éch-k
tu as reçu ta liberté
(il vint en paix) élir-n-f hflyw-f
il avait renversé ses ennemis
après avoir renversé ses ennemis
(il se place auprès de Râ) n rdy-n Rc
ne . . . pas permet Râ
et Râ ne permet pas que ....
143. La forme en -n- s’emploie, en second lieu, avec les auxiliaires îw et
wnn. Avec îw, elle a le même sens d'achevé que sans auxiliaire, mais pour
indiquer un fait indépendant de ce qui précède (tandis que l’inachevé, l’im-
parfait, avec la même nuance, s’exprime par îw et la forme a), § 182 ). Elle
s’emploie aussi au début d’un récit ou d’une de ses divisions (cf. ibid.) :
îw în-n-y Ddy
j’ai été j’ai amené Dedi
EMPLOI DE LA NOUVELLE FLEXION.
61
L’emploi avec wnn, identique, est ancien :
wnt înnk-k, înw nb
tu étais tu as apporté dons tous
144. En troisième lieu, la forme en -n- s’emploie avec chcn (et aussi avec
îyn, venir, pryn, sortir, îw, venir, dans les mêmes cas et de la même façon ,
mais beaucoup moins souvent) à l 'actif des verbes transitifs (pour les intran-
sitifs, voir § 129 , anc. flex.; pour le passif, § i4g). Elle exprime alors, à
l’origine, un événement au cours du récit; puis, dans la langue vulgaire du
Moyen Empire, elle devient la forme ordinaire du récit :
chcn dd- n hilyC
se leva dit (le) prince
le prince dit
145. Autres formes.
La forme en -yn- s’emploie :
a) dans les propositions indépendantes ou principales pour faire progresser
le récit, et par conséquent au début d’un paragraphe, — dans les affirmations,
assertions, etc., — dans les ordres :
dd-yn-f hft- y
(alors) il dit à moi
b) après dd, dire, et rdy, faire que. . . , dans la langue classique.
146. La forme en -hr- exprime un résultat :
h ipr-hr-f
yivsToci = total (dans les comptes)
et elle s’emploie dans les ordres :
dd-hr-Jc ré
tu dis à elle
dis -lui
62
EMPLOI DE LA NOUVELLE FLEXION.
147. La forme en -kS- s’emploie :
a) dans les propositions principales unies à une conditionnelle :
(si ), nhm-kS tw êtpt
enlève on (la) victime
(dans ce cas) on enlève la victime
b) dans les souhaits.
148. Formes passives.
Le passif en -tw- existe, on le sait, pour toutesjes formes de la nouvelle
flexion, sauf, pratiquement, pour la forme en -n-. Exception faite pour cette
forme, les règles de son emploi sont identiques à celles de Y actif.
Le passif en -w- s’emploie :
а) comme passif de la forme en - n - , dans les mêmes cas cpie cette
forme;
б) comme second passif de la forme simple édmf, mais seulement dans les
propositions indépendantes.
149. 11 en résulte qu’avec les auxiliaires iw et wnn qui à l’actif sont suivis
de la forme simple ou de la forme en -n-, on rencontre les deux passifs.
Mais après cliCn, qui n’est jamais suivi des transitifs que sous la forme
en - n -, on ne rencontre que le passif en -w-.
CHAPITRE V.
PRÉPOSITIONS, CONJONCTIONS, ADVERBES, NÉGATIONS.
PRÉPOSITIONS.
150. Les prépositions, qui reçoivent les suffixes personnels (§ 53,/) sont
susceptibles de plusieurs emplois. Nous ne traitons ici que de leur usage comme
prépositions (cf. plus bas S § î 5g, i 63). Elles sont de deux sortes : simples et
composées.
151. Les prépositions simples sont :
n > originairement : a l usage de quelquun; puis : faire pour, donner,
apporter à, dire à, venir à, vers quelqu’un; à cause de quelque chose; à une
époque (il est plus rare que m dans ce sens);
m, — qui prend la forme îm devant les suffixes, signifie originairement :
a l intérieur de ; puis dans un lieu, à, vers, hors de; dans un temps, à un jour;
appai tenant a, consistant en, fait de, se distinguant par; vide de; en qualité de;
selon, suivant; dans, en un état; parler de, sur; au moyen du n instrument; —
m s emploie encore pour annoncer le discours direct (rr ouvrez les guillemets n).,
et est alors intraduisible; et aussi pour exprimer Y identité, même avec les
verbes : être, et : faire :
ntr-én îm-k îw-f m ndé
leur dieu a 1 état de toi il est à l’état de roturier
tu es leur dieu c’est un roturier *
r, — se trouvant dans, vers quelque chose (parfois : vers quelqu’un); dans
quelque chose ; jusqu a (temps et lieu); parler à, crier vers quelqu’un; loin de
quelque chose, se séparer de, libre de, caché à; contre (hostilité); à un
moment, par jour, mois, an; relativement à quelque chose; destiner à, changer
en (9.
hr, — sur, dans, à (temps et lieu); loin de, hors de, au delà de; à, par
(distributif); avec, indiquant le moyen; pour, à cause de quelque chose.
(1) P° ur l’emploi de r dans le sens de : plus que. . . } voir S 67.
64 PRÉPOSITIONS.
hr, — sous (portant, possédant quelque chose)
hr, — chez, venant de; sous (le roi X)
mC, — appartenant à; avec quelqu’un; venant de, par, grâce à quelqu’un ;
à cause de quelque chose
hft, — selon, suivant, conformément à
îmyvoty (?), — entre, parmi,
hi, — derrière, autour de,
hnC, — (ensemble) avec quelqu’un.
hnt, — devant
ht, — derrière, dans
tp, — sur
dr, - — depuis
152. Parmi les prépositions composées, beaucoup sont formées d’un subs-
tantif placé après une préposition :
m êi, derrière, après
m ht, après
r êi, derrière , après
r ht, sous la direction
rgé, à côté, près de
m hit, à la tête de
m hr, en présence de
m Uwy, en récompense de
m bih, devant
m m, parmi
m hr-ib, au milieu de
m hnw, dans l’intérieur de
m kib, au milieu de
mdy, avec
rcki, envers
rdinv, jusqu’à
hréi, derrière, après
hr gê, à côté, près de
hrdidi, sur
hr hit, à la tête de
hft hr, en présence de
n mrwt, au nom de
CONJONCTIONS.
65
1 53. Dans d’autres au contraire le substantif est placé avant la préposition :
siCm, depuis (temps et lieu) hit r,
nfnit r,
tu m, devant, avant ,
r phwy r,
hrw r,
Il faut remarquer les expressions :
r îwd
pour séparer
entre
depuis wpw hr, en dehors de
jusqu’à
indépendam-
ment de
r mn m
pour rester à, chez
jusqu’à
CONJONCTIONS.
154. Sous le nom de conjonctions, on comprend ici les conjonctions pro-
prement dites et des prépositions employées comme conjonctions. Pour les
particules îr, ir(r), wy, tr, ly, trw, voir SS 185 - 198 .
Parmi les conjonctions proprement dites,
a) les unes se placent au début de la proposition,
b) d’autres, après le premier mot;
c) une autre enfin, à la fin de la proposition.
155. Se placent au début de la proposition : Ut ( iék ), ki, êw, hr, ty, îr (si),
my, m.
Ut (sous une autre forme, vieille et dialectale : îêk) indique les circonstances
dans lesquelles quelque chose se produit, peut-être avec un sens légèrement
restrictif, qui s’accentue à partir du Moyen Empire, au point d’amener le mot
au sens de : mais, dans des remarques accessoires :
Ut wy m sib, rdy wy hmf m êmr
alors moi en juge, fit moi Sa Majesté en êmr
je n’étais alors que juge, S. M. fit de moi un êmr
Ut r-f ddn êhly pn.
mais donc (?) parlait paysan ce,...
mais ce paysan parlait (au temps du roi Nebka)
Bibi. d'étude , t. VIL
9
06
CONJONCTIONS.
Ks est employé dans les ordres, les menaces, etc., pour renforcer la phrase :
vraiment, en vérité :
kS r dy-y hpr mw
vraiment je ferai se produire l’eau
r
Sw, qui n’appartient qu a la vieille langue, paraît marquer un léger progrès
du récit et correspondre à : puis, ensuite, alors.
156. Hr introduit à 1 origine des phrases explicatives : car; puis signifie :
maintenant, devant des propositions temporelles :
b r , m ht hrw éwi hr m. . .
maintenant, après que les jours étaient passés sur cela,...
Ty introduit surtout de courtes propositions nominales indiquant une cir-
constance temporelle : quand, lorsque :
ty sw hr pry
quand il (était) sur le champ de bataille
ir, my, m , si, introduisent des propositions conditionnelles, mais non tontes .
les conditionnelles (S a a 3 et 229 ).
157. Se placent après le premier mot de la proposition :
is, comme, à savoir, soit (n U, d’abord : et. . ne. . pas; puis : mais
. . ne. . . pas) :
....îr-n-y n-f étn U
je fis (cela) à lui roi en (ma) qualité de
t
Swt et hm, qui signifient : mais au contraire, et s’affaiblissent parfois
jusqu’à signifier : et :
ir éwt rmll nbt
( s ‘ si au contraire humanité toute. , .
Grt, qui signifie : mais :
ir grt hs mw imê
si mais sort eau de lui (de l’œil)
ADVERBES.
67
158. Se place à la fin de la proposition :
gr, aussi (assez rare) :
mt-f pw
(alors) il meurt c’est
il meurt aussi
159. Les prépositions employées comme conjonctions sont :
n, parce que, puisque my, de même que, si (comp.) r éS, après que
n mrwt, afin que mC, parce que hr, parce que, alors que
m, quand, lorsque r, aussi longtemps que, hft, quand, puisque
m ht, après que de sorte que, pour dr, quand, depuis que
Pour la construction du verbe après Ir et après ces mots, voir §§ n4,
117 , 128 , i3à, h, ilxo et ihi.
Pour la liaison et l’opposition ( rpw ) des substantifs, voir §§ 3o et 3 i.
ADVERBES.
160. 11 n’y a pas en égyptien d’adverbes proprement dits. Pour rendre les
idées qu’ils expriment dans nos langues, on se sert d 'adjectifs et de substantifs
pour la manière, de prépositions pour le temps et le lieu.
161. Les adjectifs s’emploient adverbialement de trois façons :
«) au masculin ou au féminin, précédés de la préposition r :
mnh, excellent; r mnh, d’une manière excellente;
b ) seuls, mais avec la désinence -w :
nfr, beau; nfr-w, d’une belle façon;
r) seuls, mais avec la désinence du féminin - 1 :
wr, grand; mrwr-t, malade grandement.
162. Les substantifs s’emploient adverbialement de deux manières :
«) seuls, absolument (§ a 4 ) :
dt, éternité, éternellement
8 r
aussi
9 -
68
NÉGATIONS.
b ) précédés de diverses prépositions
r îht nbt m
plus que chose chaque comme chose -remarquable
plus que tout, très dune façon remarquable
163. Certaines prépositions s’emploient adverbialement; elles ont souvent la
désinence (- y ou) -w. :
m éi, après, plus tard hr éi, après, plus tard n éi, après, plus tard
m ht, après, plus tard
m bih, avant dr bih, auparavant
îm, là, là-bas (de là ,de là-bas), y bft, hftw, en face
tp-îm, devant b n ty> devant
hr hit, plus tôt
164. Ci, dont on ignore la nature exacte, signifie : ici, dici.
Tny, tn , traduit notre interrogation : où?
NÉGATIONS.
165. L’égyptien possède à la fois : deux négations, n et nn ; — deux tour-
nures négatives, par Un et par îm; — et un adjectif négatif , nvty.
166. Des deux négations, nn paraît être la plus forte.
Sur n sont formées les expressions : n ié, et. . . ne . . . pas, mais. . . ne . . .
pas; n grt, à savoir. . . ne . . . pas; n sp, jamais; nfr n, négation renforcée de
la vieille langue.
Les négations et expressions négatives se placent au début des propositions
simples, immédiatement après la conjonction des propositions subordonnées.
167. Les deux tournures négatives consistent dans l’usage des verbes vieillis
tin, avoir fini, terminé, et im, dont le sens exact est inconnu, mais doit etre
NÉGATIONS.
69
voisin; ce dernier a conservé aussi son impératif sous la forme m. Tm, îm, m
deviennent le verbe de la phrase, et celui auquel ils donnent le sens négatif
les suit sous la forme du participe invariable à désinence -w, parfois -y dans
les III inf, signalé déjà (p. 3q, n. a); la désinence a d’ailleurs disparu de
bonne heure : .
ir tm-f wss ét
si il a fini rejeter- en -pissant cela
s’il ne le rejette pas en pissant
im-h ir îht r-f
ne. . . pas toi faisant chose contre cela
ne fais rien là-contre
ni éh-w éw
ne. . . pas pensant à lui
ne pense pas à lui
Si tm est précédé lui-même d’une négation, le sens affirmatif est renforcé :
nn tm-f ir bw-nfr
ne. . . pas il a fini (de) faire le bien
il ne cesse pas de faire le bien
168. Vadjectif négatif, îwly, qui appartient à la catégorie des adjectifs
en -y (§ 6o), signifie : n’ayant pas, ne possédant pas
mdi-t krt-t sh-é
un rouleau n’ayant pas son écriture
un livre sans texte écrit
169. Emploi.
La négation n s’emploie dans des propositions verbales aux formes a) et (3)
de la nouvelle flexion et à la forme en -n- :
n rhy éiv n rdw-n-f
ne. . pas je connais lui ne. . . pas il croit de nouveau
70
NÉGATIONS.
170. La négation nn s’emploie :
a) dans des propositions verbales, toujours quand le verbe est à la forme
emphatique de la nouvelle flexion, mais aussi aux formes a), (S) et parfois à la
forme en
nn pssf nn grg - n -f pr
ne. . . pas il doit partager ne. . . pas il fonde une maison
b) dans des propositions nominales :
nn mw îm, nn wy îm
ne. . pas eau là, ne. . pas moi là
il n’y a pas d’eau là, je ne suis pas là
c) avec ï infinitif absolu :
nn ir nn rdyl
ne . . pas faire ne . . . pas donner
sans faire sans donner
171. Des deux tournures négatives, tm est de beaucoup la plus usitée.
îm s’emploie dans l’expression des propositions de sens optatif ou final, mais
seulement si le sujet est un pronom ; on ne le rencontre que sous la forme îm,
avec les suffixes personnels îmk, imf, etc., et sous la forme impérative ni,
qui sert à exprimer les défenses. Ex. § 167 . Tm est employé comme négation
dans des phrases exprimant l'intention ou le souhait, dans des propositions
interrogatives ou complétives et très souvent dans des conditionnelles avec ou sans
ir. De plus, il est usité pour donner un sens négatif à des formes non verbales
du verbe : infinitif, sauf l’infinitif absolu, participe, adjectif verbal, formes
relatives. On le trouve donc sous des formes diverses :
forme simple de la nouvelle flexion : ex. § 167 ;
forme en -hr- :
tm-hr-é hpr m hêbt
si (cela) a fini se changeant en
si cela ne se change pas en vers
vers
NÉGATIONS.
infinitif :
hr tm sn
tandis que avoir fini luttant
en ne luttant pas
71
participe :
tm th ' ip-rd
(un) ayant fini ayant transgressé (la) règle
un homme qui n’a pas transgressé la règle
adjectif verbal :
tm-tyfy chS hr-f
celui qui a fini combattant pour elle (la frontière)
celui qui ne combat pas pour la frontière
forme relative :
nn si nbt, tm-t-n-y ir mnw îm
ne.... pas lieu tout, que j’ai fini faisant des monuments dans
il n’y a aucun lieu, où je n’aie fait des monuments
172. L’adjectif négatif sert, dans l’ancienne langue, de substitut au relatif
nty dans les propositions relatives négatives, qui ne prennent pas alors de
négation :
îwtt ékdwl hr-ê
que. . . ne. . . pas navigation (est) sur elle
sur laquelle il n’y a pas de navigation.
CHAPITRE VI.
LES PROPOSITIONS : I. CONSTRUCTION.
173. La construction de^propositions est extrêmement importante en égyp-
tien, car c’est souvent elle seule qui permet d’en déterminer le sens.
11 y a deux sortes de propositions :
a) la proposition nominale, qui, régulièrement, commence par le sujet;
b) la proposition verbale, qui, régulièrement , commence par le verbe.
PROPOSITIONS NOMINALES.
174. La proposition nominale est en principe une proposition avec sujet et
attribut, mais sans verbe. Toutefois on a de bonne heure construit sur le
même modèle des propositions où sont employées certaines formes verbales,
à savoir : l’infinitif précédé de hr et l’ancienne flexion; ce sont les propo-
sitions pseudo- nominales (§ § 1 1 5 et suiv. ; 126 et suiv.).
Qu’il s’agisse des unes ou des autres, les propositions de ce type s’emploient :
pour exprimer un fait, — et souvent dans les descriptions.
Le sujet est un nom ou un pronom indépendant; X attribut, est un substantif,
un adjectif, un mot dépendant d’une préposition, etc., la forme verbale dans
les pseudo -nominales.
175. En général, l’ordre des mots est le suivant :
prop. nominales proprement dites, = Sujet- Attribut
prop. pseudo-nominales, = Sujet-Verbe
mw-k n-lc
ton eau (est) à toi
mh wy iykwy
vois, moi je viens
PROPOSITIONS VERBALES.
73
176. Par exception, il y a inversion et l’attribut peut être placé en tête de la
phrase : Attribut-Sujet
а ) quand le sujet est un démonstratif ou un pronom :
hwrw pw
des pauvres c’est
ce sont des pauvres
б ) quand X attribut est un adjectif :
nfr mln-y
bon (est) mon chemin
c ) dans les expressions formées avec m, nom :
ém énwlt rn-é
une herbe, énwlt (est) son nom
177. Il faut rappeler (§ 38, c) l’emploi particulier du démonstratif pw
quand il y a inversion et quand l’attribut est formé de plusieurs mots; pw est
alors placé après le premier mot :
un remède
pw nt wn-mSC
c’est de vérité
Cette construction s’emploie -même quand le sujet n’est pas pw, afin de
mettre en relief l’attribut :
phrt pw nt hc-é mrlil
(un) remède c’est de son corps parfum
c’est un remède de son corps que le parfum
PROPOSITIONS VERBALES.
178. La construction de la proposition verbale s’explique facilement, si on
la considère comme constituée par trois parties :
«) le verbe;
b) le sujet, le complément direct et le complément indirect;
c) les autres compléments.
Bibl, d’étude f t. VIL 10
là
PROPOSITIONS VERBALES.
179. En règle générale, l’ordre de ces trois parties est l’ordre ci-dessus :
(«), (b), (4
rdy-n étn nb n bk-f
donna le roi de l’or à son serviteur
■ édd-f n hrdw-f m mylt
il parla à ses enfants de la même façon
1 80. Par exception, il y a inversion et l’on met un mot en relief en le plaçant
au début de la phrase; mais alors :
a) le mot est remplacé dans la phrase par’un pronom, à l’endroit qu’il
occuperait, s’il n’y avait pas inversion :
hst-y ph-é pt
ma louange elle atteignit le ciel
kitnf îrt ét ry, imy ét rf
ce qu’il avait pensé faire cela contre moi, j’ai fait cela contre lui
b ) si le verbe est construit avec l’auxiliaire îw ou vonn (§ § i3a, 1 3 5 - 7 ,
iù 3 , 1 ^ 9 ), avec chcn (ou avec d’autres auxiliaires semblables, §§ 1 3 3 , ikh,
1 Ù 9 ), l’auxiliaire reste en tête de la phrase; le mot mis en relief ne vient
([U après lui :
cliCn hm n étn. . . mn-yn-f
se leva la majesté du roi. ; . sépara
' c’est la majesté du roi qui sépara
181. De même, exceptionnellement, un mot ou une expression appartenant
à la partie (c) de la proposition verbale peut être inséré dans la partie ( b )
édd-f m mylt n hrdw-f
il parla de la même façon à ses enfants
182. Si nous considérons maintenant uniquement la partie (&) de la pro-
position verbale, il y a un ordre normal des sujet et compléments direct
et indirect, qui ne dépend pas seulement de leur fonction dans la phrase,
PROPOSITIONS VERBALES.
75
mais aussi de leur nature, pronominale ou substantive. La réglé est la sui-
vante :
i° les pronoms précèdent les substantifs;
2 0 parmi les pronoms, les suffixes personnels précèdent les pronoms
indépendants;
3 ° parmi les substantifs, le substantif sujet précède le substantif com-
y
h° parmi les substantifs compléments, le substantif complément direct
précède le substantif complément indirect.
La construction de la proposition verbale entière peut donc se résumer
par la formule :
Y(erbe) — [-y, înk, (substantif) S(ujet), (substantif complément) D(irect),
(substantif compl.) I(nd.)] — (autres) C(ompl.); en abrégé :
Y. — [-y, înk, S., D., L] — C.
rdy-n
n-y
étn
nb
donna
à moi
le roi
de l’or
rdy-n
éw
étn
n bk-f
donna
cela
le roi
à son serviteur
rdy-n
n-y
éw
étn
donna
à moi
cela
le roi
rdy-n-f
n-y
éw
il donna
à moi
cela
rdy-n -
étn
nb
n bk-f
donna
le roi
de l’or
à son serviteur
183. Exceptionnellement, le pronom se place après le substantif, dans le cas
où il ne pourrait être compris, si la construction était régulière
psg-k hr n Hrw n-f
tu souilles en crachant le visage d’ Horus à lui
tu souilles. à Horus son visage
10 .
76
PARTICULES.
184. Les règles précédentes ne valent ni pour Y incise : dit-il, in-, souvent
intercalée dans le discours direct par les vieux textes; ni pour le vocatif, qui
se place soit à la fin, soit au cours de la phrase, soit même au début, pour
insister, et qui est souvent suivi de pw : ô (§ 38, b), de pn (§ 3 7 , a) dans la
vieille langue.
PARTICULES.
185 - Q u ij Agisse des propositions nominales ou des propositions verbales,
1 inversion ne suffit pas toujours, au sens des Égyptiens, à mettre un mot en
relief; ils emploient aussi dans ce but plusieurs particules : in, ir (premier
mot), ir (r) (second mot), et wy.
186. in sert à mettre en relief le sujet d’une proposition et se place devant
lui en tête de celle-ci (le \erbe est alors parfois à la nouvelle flexion, mais le
plus souvent au participe, qui devient tôt invariable ) :
in Nwt mé-t Ppijy
in Nout ayant conçu Pépi
c’est Nout qui a conçu Pépi
Si le sujet est un pronom, în et le nom sont remplacés par le nouveau
pronom indépendant (§ 58, b) ink, nth, etc. :
nt-f ésm wy
lui conduit moi
c’est lui qui me conduit PI
187. ir, dans la langue récente, se place en tête de la proposition devant
le mot mis en relief :
ir ntt nbt m sh
ce qui tout (est) par écrit
tout ce qui est écrit
188. ir-, ( r -) (différents du précédent) se placent le second mot de la pro-
position , soulignant le premier, et ne s’emploient qu’avec les suffixes personnels.
(,, . De même ’ hl P eut P r <^ er Je sujetlogique le sujet est un substantif, on emploie in; si c’est
d’un infinitif; cf. l’exempte donne' S 58, a; quand un pronom , ink et ses cas.
77
PROPOSITIONS INTERROGATIVES.
Quant à l’accord de ce suffixe, il se fait avec le sujet de la phrase dans les plus
anciens textes (et même plus tard dans les ordres et les souhaits ) :
wCh ré éht
inondé r-il le champ
Mais depuis le Moyen Empire, on emploie invariablement les formes rf et irf
[sauf pour les ordres et les souhaits).
189. Enfin, la particule wy s’emploie :
a) dans la proposition nominale avec inversion, immédiatement après l’ad-
jectif attribut
• wr wy nb
grand (est) le maître
b) dans la proposition verbale, immédiatement après le verbe
hc. wy pci
crient de joie les hommes
PROPOSITIONS INTERROGATIVES.
190. Nous n avons jusqu’ici considéré que les propositions affirmatives. La
construction des propositions interrogatives est le plus souvent régulière.
191. Lorsqu il n y a pas de pronom ni à' adjectif interrogatif dans la propo-
sition , elle débute par in ou in îw, ou bien le premier mot (et même in et in iw)
est suivi des particules Ir, ty, trw; le sens correspond à notre : est- ce que?
in iw mict pw în iw trw éhin-k
est-ce (que) vérité c’est? est-ce que tu pensais?
est- ce que c’est la vérité?
Le verbe est souvent souligné par rf, placé après lui.
78
PROPOSITIONS SUBORDONNÉES.
1 92. Lorsqu’tV y a un pronom ou un adjectif interrogatif, il conserve sa place
normale; il est souvent souligné par rf Mais il y a deux exceptions :
i° quand le pronom interrogatif est m dans le sens de :‘qui? il se met
au début de la proposition et est précédé de în :
m m dd éw
qui est-ce qui dit cela?
f quand c est pty, il se place en tête, puis vient souvent rf qui le souligne,
et toujours le mot auquel s’applique la question :
pty rf éw *
qu’est -ce que lui?
qui est-il?
PROPOSITIONS SUBORDONNÉES.
Pour les propositions subordonnées, deux questions se posent : quelle est
leur place par rapport à la proposition principale? quel est l’ordre des mots
dans ces propositions' mêmes?
193. a) Les propositions temporelles se placent régulièrement après la prin-
cipale. Par exception, elles se mettent avant elle pour insister sur la circonstance
de temps, notamment quand elles sont introduites par : hr m ht (§ 1 56),
au début des divisions d’un récit. — b) La conjonction "est en tête de la
proposition; la construction est régulière .
1 94. a) Les propositions conditionnelles se placent avant la principale.
b) Quand elles sont signalées par îr ( ce qui est le cas le plus fréquent; § 229 ),
ce mot se place en tête.
195. a) Les propositions relatives se placent après l’antécédent. b) Elles
peuvent être précédées de n (S 23 o-i). Quand le relatif nty est employé
(S 280 - 1 ), il est toujours en tête de la proposition.
PROPOSITIONS NÉGATIVES.
79
PROPOSITIONS NÉGATIVES.
196. La construction des propositions négatives est régulière; et il ne s’agit
ici que de la place de la négation.
a) Quand la négation employée est n, nn, nfr n, elle se place au début
de la proposition; mais dans les propositions subordonnées avec conjonction,
après la conjonction :
u rhy éw îr nfr n wnn mCtn
ne . . pas je connais lui si ne . . . pas est à vous
je ne le connais pas si cela ne vous appartient pas
b ) Quand on tourne par îm, m, ce mot se place au début de la phrase
(§ 167 )
c ) Quand on tourne par tm, ce mot se place au début de la phrase; mais
il reste le second mot dans les propositions subordonnées avec conjonction ou
après nn {% 167 ).
197. Pour la construction des :
Substantifs :
en apposition
voir § 25
—
génitif direct
26-7
Démonstratifs : pn
3 7
—
pw
38
—
pfi
3 9
—
p3, 13, n3
44
Qualificatifs :
G 1
Noms de nombre : cardinaux
6 9
—
ordinaux
7°
Prépositions composées
1 52-3
Conjonctions
1 55 - 6 - 7-8
—
hr, hnC, îél, iék, rpw
3o-3i
CHAPITRE VII.
LES PROPOSITIONS : II. SYNTAXE.
A. PROPOSITIONS INDÉPENDANTES.
LES CONSTRUCTIONS DU VERBE.
198 . Si nous laissons de côté les formes nominales du verbe et les emplois
des formes verbales comme substantifs ou adjectifs (les propositions nomi-
nales n’ont pas de verbe), nous voyons que le verbe des propositions indépen-
dantes n’est susceptible que de trois constructions :
a) sans auxiliaire;
ô) avec les auxiliaires îw e.t wnn;
c) après chcn et les verbes semblables.
199 . Les raisons qu’avait l’égyptien de choisir entre ces trois construc-
tions ne sont pas d’ordre grammatical. La construction sans auxiliaire s’emploie
quand le. fait ou l’état exprimé n’est pas isolé de ce qui précède. La construction
avec l’auxiliaire îw indique que le fait ou l’état exprimé est indépendant de ce
qui précède; la construction avec l’auxiliaire wnn, qui d’ailleurs ne se rencontre
dans certains cas que dans l’ancienne langue, marque l’action habituelle ou
l’état ordinaire. Quant à la construction avec chcn, elle servait à l’origine à
exprimer un fait ou un état nouveau au cours d’un récit; elle est devenue plus
tard la forme habituelle du récit. Il faut remarquer toutefois que la forme
emphatique de la nouvelle flexion ne se construit jamais avec auxiliaire.
200 . Dans la construction sans auxiliaire, le verbe se met :
en prop. pseudo -nominales
[ à ïinfinitif précédé de hr
j à Y ancienne flexion
en prop. verbales
\ à Y ancienne f exion
\ aux formes diverses de la nouvelle flexion
LES CONSTRUCTIONS DU VERBE.
81
La construction de l’infinitif précédé de hr et celle de l’ancienne flexion en
propositions pseudo -nominales ne sont au fond qu 'une seule et même construction.
La première est réservée à certains verbes, au premier rang desquels les
transitifs (§ 1 1 5 ) , la seconde à d’autres verbes surtout inlransilifs et passifs
(§ î 26); les raisons de choisir entre elles sont donc, au moins partiellement,
d’ordre grammatical; au surplus, ce sont des nuances de sens qui en décident
(SS 1 15 et 126; 207, i°).
201 . Dans la construction avec l’auxiliaire îw, le verbe se met :
.1 à Y infinitif précédé de hr
en prop. pseudo -nominales , „ . „ .
1 1 1 (ai ancienne flexion
| à la forme a) j
en prop. verbales > à la forme ( 3 ) > de la nouvelle flexion
( à la forme en -n- j
Les observations du paragraphe précédent s’appliquent à cette construction.
202 . La construction avec chcn présente ce caractère particulier que le
verbe n’y est jamais à Y infinitif avec hr. Il se met :
s’il est intransitif,
en prop. pseudo -nominales — à Yancienne flexion
s’il est transitif,
en prop. verbales — à la forme en -n- de la nouvelle flexion.
Si l’on emploie chc (et non chcn et semblables), qui est rare, d’ailleurs, le
verbe se met :
s’il est intransitif,
en prop. pseudo -nominales — à Yancienne flexion
s’il est transitif,
en prop. verbales — à la forme a) de la nouvelle flexion.
Sur les différences entre les constructions avec chcn et avec chc, voir § § 129;
ihh; 20/i, i°; 2o5, 3 °; — 1 3 3 ; 2o5, h n .
1 i
Bibl. d* étude } t. VII.
82
LES NUANCES DU VERBE.
LES NUANCES DU VERBE.
203 . Le choix des formes verbales employées avec les trois constructions,
qui viennent d’être résumées, dépend en grande partie de la nuance de sens
que l’égyptien veut exprimer. Nous allons tenter de classer ces formes selon
ces nuances. Ce classement peut se faire à quatre points de vue.
204 ( 4 .) L’égyptien faisait une différence entre les formes, selon qu’il
s’agissait de l 'expression pure et simple d’un fait dans les descriptions ou dans
les récits, ou d’une forte affirmation, ou d’un ordre, ou d’un souhait, ou d’un
serment. 11 employait,
î 0 pour exprimer simplement un fait :
l’infinitif avec hr, avec ou sans auxiliaire,
l’ancienne flexion, avec ou sans auxiliaire,
la forme a) de la nouvelle flexion, avec ou sans auxiliaire.
Sur la différence entre les constructions avec ou sans auxiliaire, voir §§ i 99,
117-8; 1 28; l 3 l- 2 . .
Dans le récit et dans les descriptions ou les parties descriptives d’un récit,
d’autres considérations peuvent intervenir dans le choix de la forme verbale ,
voir §8 so 5 et 206.
Dans l’ancienne langue, la forme du récit historique est : la forme en -n-
de la nouvelle flexion sans auxiliaire (§ 1 42). Dès la langue vulgaire du Moyen
Empire, la forme ordinairement employée dans le récit est : pour les intran-
sitifs, l’ancienne flexion après chcn (8 129); pour les transitifs, la forme en
-n- après chcn et semblables (8 i 44 ); l’emploi de l’infinitif placé devant pw
iry est particulier aux verbes exprimant l’idée d'aller dans les récits à partir
du Moyen Empire (§ 1 1 3 , b).
2 0 Pour affirmer fortement, on emploie :
la. forme emphatique (8 1 38 , a),
la forme en -n- sans auxiliaire (8 1^2),
la forme en -yn- (8 i 45 );
LES NUANCES DU VERBE.
83
3 ° pour les ordres :
la forme emphatique (§ 1 38 , af
la forme en -yn- (S i 45 ),
la forme en -hr- (8 i 46 );
4 ° pour les souhaits :
la forme a) sans auxiliaire (8 i 3 i),
la forme en -kS- (S 1Æ7, 6);
5 ° pour les serments :
la forme emphatique (S 1 3 8 , af
205 . (B.) L’égyptien considérait le rapport de ce qu’on disait ou écrivait
à ce qui précède. II employait,
i° pour exprimer le fait ou l’état non isole de ce qui précède :
la construction sans auxiliaire (8 8 117; 128, a; 1 3 1 ; 1^2);
2 0 pour exprimer le fait ou l’état indépendant de ce qui précède :
la construction avec îw (§§118, a; 128,6; i 32 ; 1 3 6 ; 1 43 );
3 ° à l’origine, pour exprimer un fait non seulement indépendant, mais
nouveau, un événement :
la construction avec cliCn (8 8 129, i 44 );
4 ° pour compléter ce qui précède, en exprimer le résultat :
l’ancienne flexion en proposition verbale (8 12 4 ),
la forme en -hr- (§ 1 4 6 ) ,
parfois, la forme a) avec chc (8 1 3 3 ) ;
mais 5 ° si l’addition est accessoire :
la forme en -n-, sans auxiliaire (8 162);
6° pour exprimer un fait ou un état conditionné par ce qui précède :
la forme en -hS- (8 ik~], a).
84
LES NUANCES DU VERBE.
206 . (C.) L’égyptien considérait la place de la proposition dans le texte et
employait,
i° au début d’un récit :
la forme a) de la nouvelle flexion avec vw (§ loa),
la forme en -n- construite avec iw (§ i 63 );
2° au début d’une division d un récit :
les mêmes formes,
ou la forme en -yn-, surtout si le récit progresse (S i 65 , a);
3° au début d’une partie d’une description :
l’infinitif après hr j
l’ancienne flexion \
construits avec îw (§ § 1 18, a et 128,6);
h° dans un petit paragraphe, rattaché par son contenu à ce qui piécède,
et surtout à la fin d’un grand développement :
les mêmes formes construites avec wnn (SS 1 18, b et 128, b).
207 . (D). Enfin, l’égyptien considérait, non pas l’époque de l’action ou
de l’état, comme nous le faisons, nous modernes et indo-européens, mais son
développement et son caractère.
i° Ainsi, les verbes exprimant le fait d 'aller à son début, la production
d’un état, se mettent à
l'infinitif après hr en pseudo- nominale (§ 1 15 );
ceux qui expriment le fait d 'aller, mais nofi pas à son début, la permanence d’un
état, se mettent à
l’ancienne flexion en pseudo-nominale (§ 126).
2 0 D’une manière générale , l’acte inachevé et 1 état incomplet se rendent pai
la forme a), avec ou sans auxiliaire (§§ * 3 i-i 3 a);
l’acte accompli, l’état achevé, permanent par
la forme emphatique (§ i 38 )
et surtout la forme en -n-, avec ou sans auxiliaire (§ § 162-163).
PROPOSITIONS AVEC IN, NÉGATIVES ET INTERROGATIVES. 85
3 ° L’action qui dure se rend par
la forme ( 3 ) construite avec îw (§ 1 36 ),
l’action et l’état habituels par
la forme ( 3 ) )
l’infinitif après hr construits avec wnn (§ § 1 3 ; 1 18, b; 128, h).
l’ancienne flexion j
PROPOSITIONS AVEC in, NÉGATIVES ET INTERROGATIVES.
11 est trois cas où les observations précédentes ne se vérifient pas.
208 . Quand le sujet d’une proposition est mis en relief par in (§ 1 86), le
verbe peut sans doute être employé à la nouvelle flexion ; mais le plus souvent
on emploie le participe :
in Nui mét Ppyy
c’est Nout (qui) a enfanté Pépi
Et de bonne heure, il est devenu invariable :
în ént-f éCnh rn-f
c’est sa sœur (qui) fait vivre son nom
209 . D’autre part, s’il est vrai que le verbe détermine le choix de la né-
gation, dans la mesure indiquée plus haut (S § 1 69-1 73), la négation réagit
dans certains cas sur la forme verbale. Lorsqu’on tourne par tm, im, m, la
forme verbale employée après ces mots est un participe invariable dont la dési-
nence est -w, parfois -y dans les III inf (p. 3 g , n. 2); mais cette désinence
a disparu de bonne heure :
m êhS-w éw
ne . . . pas pensant à lui
ne pense pas à lui
En réalité, c’est tm, im ou m qui est le verbe de ces phrases (§ 171).
86
LE SUJET.
210. De même, si dans les propositions interrogatives le mot interrogatif
est pty (§ 192 , 2 0 ), le verbe se met souvent à la forme relative, car pty
signifie : qui est -ce (que?), qu’est -ce (que?)
?ty
qu’est -ce
gmntk
que tu trouvas?
LE SUJET.
211 . Quand le sujet du verbe est un substantif ou un mot employé substan-
tivement, le verbe ne reçoit pas le suffixe personnel :*
èdm nir
entend le dieu
Dans la construction avec double sujet (§ § i35-i38), le substantif seit
de premier sujet, le second est exprime par le suffixe personnel :
îw ntr êdm-f
est le dieu il entend
212. Quand le sujet du verbe est un pronom, on emploie, selon le cas,
le pronom indépendant sous son ancienne forme ou sous la nouvelle ou les suffixes
personnels ; ou bien l’on n’exprime pas le sujet.
En règle générale, le pronom indépendant ne s’emploie comme sujet que
dans les propositions nominales ou pseudo -nominales :
a) sous sa forme ancienne :
n rmtt îé nt sfl él
ne... pas des gens (mais) de force eux
mais ce ne sont pas des gens de force
et notamment : après mk, vois; les conjonctions têt ( iêk ) et ty; et dans les
phrases négatives commençant par nn :
mk wy m bshh mlc wy
vois moi devant toi vois moi
iykwy
je viens
LE SUJET.
87
îét wy m sSb nn wy im
alors moi 'en juge ne... pas moi là
je n’étais que juge je ne suis pas là
ty wy m ssy
alors moi dans le nid
quand j’étais dans le nid, (depuis mon enfance)
bj sous sa forme nouvelle pour insister sur le sujet (voir 1 emploi de in
avec le substantif, §§ 186 ; 208 ) :
înk nb îmSt
(c’est) moi (qui suis) seigneur de grâce
213. Exceptionnellement, on rencontre le pronom indépendant, ancienne
forme, dans des propositions verbales :
éwidw ( 1 ) éw tSwy
fait fleurir il les deux pays
ou sous sa forme nouvelle, pour insister sur le sujet, dans les cas ou Ion em-
ploierait in avec le substantif (§ 186 ) ou înk avec une proposition nominale
(paragraphe précédent, b ) :
ntf êsm wy
(c’est) lui (qui) conduit moi
214. En règle générale, le pronom sujet des propositions verbales est exprimé
par les sujixes personnels.
215. Enfin, les formes verbales qui reçoivent habituellement les suffixes
personnels les laissent tomber
a) parfois, quand le sujet est exprimé parle suffixe d’un verbe précédent
ou suivant :
hikny hmwtên, înny brywén, pr r hnmwtén
je ravis leurs femmes, j’emmenai leurs gens, allai vers leurs sources
Vieille forme en tr.
88
LE SUJET.
b) quand le sujet est : ce, ou : on, notamment avec le passif en -tw :
iw , c’est dd, on dit rhlw, on sait
216. Dans les constructions du verbe avec les auxiliaires nv et wnn, quand
le sujet est un pronom,
a) l’auxiliaire reçoit un suffixe personnel, lorsque la proposition est
pseudo- nominale (ancienne flexion ou infinitif après hr : §§ 118 ; 128 , è) .
iwy grt rhkwy nbk
je suis mais je connais ton maître
r ivnf hr dwS ntrw nb
jusqu’à ce que il fut a adorer les dieux, tous
b) l’auxiliaire ne prend aucun suffixe quand la proposition est verbale
(§§ 1 B 2 ; iû3) :
îw èdm-f
il est il entend
sauf (c), dans la construction dite précisément avec double sujet, où l’on em-
ploie la forme (3) de la nouvelle flexion (§§ i35-i38)
kvf sdmf
il est il entend
d) avec chcn et chc, l’usage est identique; mais il n’y a pas de construc-
tion avec double sujet
chcn rdynf chcny hntkwy
il se tint- debout il donna je me tins debout j’allai en haut
chc wsf
il se tient debout il urine
chcé hily hrc
elle se tient debout elle tombe aussitôt
217. Lorsqu’un mot de la proposition est mis en relief par ir- (»’-), meme
LE COMPLÉMENT. 89
si le sujet est un substantif, cette particule reçoit le suffixe personnel qui
s’accorde avec le sujet,
«) dans les anciens textes :
wSh rs éht
inondé (est) le champ
b ) à toutes les époques, dans les ordres et les souhaits :
dyk rk ny
tu donnes à moi
donne-moi
Mais, en dehors de ce dernier cas, la particule devient îrf, rf, invariable, à
partir du Moyen Empire (§ 188 ).
218. Quand la négation est exprimée par les tournures tin, im, m (§§ 171
et 209 ), c’est à ces mots qu’est ajouté le suffixe sujet :
tmhr-é hpr m hébt
il a fini se changeant en vers
il ne se change pas en vers
LE COMPLÉMENT.
219. La fonction des compléments est indiquée par leur place dans la pro-
position (§ 182 ).
Le pronom complément direct des propositions indépendantes est le pronom
indépendant, ancienne forme : wy, tw, etc. (§§ 55 et 56, a).
Le pronom complément régi par une préposition est le suffixe personnel
(SS 61 et 53,/) : .
dyk rk ét n-y
lu donnes cela à moi
donne -moi cela
Bibl. d'étude, t. VII. 12
90
CIRCONSTANCIELLES.
B. PROPOSITIONS INDÉPENDANTES EN ÉGYPTIEN,
LOGIQUEMENT SUBORDONNÉES.
L’égyptien emploie des propositions qui, au point de vue de la syntaxe, sont
indépendantes, mais qui logiquement sont des propositions subordonnées, comme :
complétives, circonstancielles au sens étroit du mot , finales, conditionnelles, relatives.
COMPLÉTIVES.
220 . Les seules complétives qui existent en égyptien sont syntactiquement
indépendantes. Le verbe s’y met :
a) en proposition verbale à Y ancienne flexion après rdy, donner (S 12/1);
&) à la forme a) de la nouvelle flexion, également après rdy (§ i3i);
c) à la forme en -yn- dans la langue classique, également après rdy, et
après dd, dire (§ 1/1 5 , b);
d) à la forme emphatique après les verbes signifiant : vouloir, craindre,
ordonner, empêcher, dire, penser, trouver (§ 189);
e) parfois à la forme relative, qui prend le genre féminin pour indiquer
en réalité le neutre (§ § 16, et 12 3 , b)
rh-lw wnt-k hS-ty m
on sait tu es (cela) que tu es descendu avec
on sait que tu es heureusement descendu
CIRCONSTANCIELLES ' 1J .
221 . Les propositions indiquant une circonstance ou Y état dans lequel on
trouve quelquun ou quelque chose, dont il est question dans une autre
proposition, et correspondant pour la plupart à notre tour : en. . . , suivi du
(,) Rappelons que si la forme en -l, employée absolument, précède une proposition principale,
elle donne une indication de temps (S 122 , J).
htp
tranquillité
RELATIVES.
91
participe présent, ou au participe seul, ou encore à l’une de nos temporelles,
sont indépendantes en égyptien. Le verbe s’y met :
a j dans les pseudo -nominales :
à Ymjinitif après hr l
, 1. • n • ' avec ou sans auxiliaire (§§ 117, 118, 128');
a i ancienne llexion j t
b ) dans les propositions verbales :
à Yancienne flexion (§ 12Ù),
à la forme | 3 ) de la nouvelle flexion sans auxiliaire ou après îw-f
(§ § 1 34-i 35),
à la forme en -n- (§ 1&2).
FINALES.
222 . Les propositions exprimant la fin, X intention, peuvent être indépen-
dantes; le verbe se met alors :
à la forme a) de la nouvelle flexion sans auxiliaire (S i 3 i) :
(Geb t’amène Horus) ind-f tm
(pour qu’)il protège toi
CONDITIONNELLES.
223 . Peuvent avoir la valeur de conditionnelles des propositions indépen-
dantes ( non précédées de îr, ni de my, m), où le verbe se rencontre :
à la forme emphatique (§ i/to).
RELATIVES.
22 h. Enfin la dépendance de certaines propositions relatives n’est marquée
que par l’emploi des formes relatives du verbe. Cet emploi est assez rare : on a
vu (§§ 121,6; 12 3 , 6 ) qu’il est limité par celui du participe et de l’adjectif
verbal; et il y a des propositions relatives avec copule (§§ 280-28 1).
92
SUBORDONNÉES CAUSALES.
225. Dans ces propositions relatives sans relatif, le verbe s’accorde en genre
(et en nombre W) avec l’antécédent. Le pronom sujet s’indique par les suffixes
personnels; l’antécédent n’est représenté dans la relative par un pronom (sous
forme de suffixe personnel), que si ce pronom dépend d’une préposition :
pi ti-hd dd-w-tn ny
ce pain-blanc, que vous donnez à moi
hiét nbt rw-t-n-y r-é
pays chaque, que j’allais vers lui
tout pays, où j’allais
Et même, après la préposition im, m, le suffixe manque souvent :
bw wrs-w îb-y * im
le lieu, que s’attarde mon cœur dans
le lieu où s’attarde mon cœur
C. PROPOSITIONS SUBORDONNÉES.
L’égyptien possède des propositions qui sont subordonnées au point de vue
de la syntaxe comme de la logique. Ce sont des propositions causales , finales ,
temporelles, conditionnelles, relatives.
CAUSALES.
226. Elles ont le verbe :
à l'infinitif, après mC, n, parce que. . . (§ 1 1 h, c);
à la forme emphatique, après hr, parce que. . . (§ iùi).
U infinitif n’ est pas suivi de complément sous la forme des pronoms indé-
pendants. Mais il reçoit les suffixes personnels :
r mrt-f
pour aimer lui
pour /aimer
et non pas : pour qu’il aime (§53, e). Seul le pronom indépendant neutre él
peut suivre l’infinitif (§ 56, c ).
(1) Le pluriel ne se reconnaît à coup sûr que dans le verbe rdy.
SUBORDONNÉES CONDITIONNELLES.
93
FINALES.
227. Elles ont le verbe :
à l’infinitif, après r, pour. . . (§ î ih, a, 2 °).
TEMPORELLES.
228. Elles ont le verbe :
à l’infinitif, après m, quand, lorsque ... -, hr, tandis que . . . (§ j î h ,b,d);
à la forme en -t, après lift, quand. . . (§ 122 , «);
à la forme emphatique, après hft, quand. . . ; r, tant que. . . , jusqu’à
ce que. . . ; r éi, après que. . . (§ i/n);
dans les pseudo -nominales , à l’infinitif précédé de hr ou à l’ancienne flexion ,
après mht, après que. . . (§ § 1 1 7 , b, et 1 28 , a).
CONDITIONNELLES.
229. La proposition conditionnelle subordonnée commence par ir, si; plus
rarement par my, m, si.
Le verbe est à la forme (3) de la nouvelle flexion, s’il suit immédiatement ir
(Si3 M) :
ir gmk diysw . . .
si tu trouves un sage (?) . . .
S’il ne le suit pas immédiatement, il se met à la forme emphatique (§ 1 Ù 0 ) :
ir wr dd-f snf
si grandement il a donné du sang
Cette double règle s’applique quand plusieurs verbes se suivent : le premier
seul, placé immédiatement après ir, prend la forme (3) :
ir hsk s gmmk st hr péd -f
si tu examines un homme. . . (et si) tu trouves cela sur son dos,
dd-hr-k. . .
lu dis. . .
94
SUBORDONNÉES RELATIVES.
RELATIVES.
230. Les propositions relatives avec copule commencent par n ou par nly
(§§ 73 , 7 li) ou par i’adjectif négatif îwly (§§ 168 et 172 );
a) quand n sert de relatif, le verbe est à la forme relative (§ 1 2 3, a);
b ) quand le relatif est nty ou îwly, le verbe se construit :
en propositions nominales ;
en propositions pseudo- nominales, à l'infinitif précédé de hr ou à \ an-
cienne flexion, sans auxiliaire;
en propositions verbales :
îry-Cl nb, nly hrf
fonctionnaire chaque, qui (était) près de lui
s nty hr mn tiw
un homme qui à souffrir de chaleur
s nty mr
un homme qui est malade
pi ti hkl. . . . nty rdyny n tn sw
ce pain bière, que j’ai donné à vous cela
ce pain et celte bière que je vous ai donné
îwtt ékdwt hrê
(cette place des esprits), laquelle. . ne. . pas navigation (est) sur elle
* sur laquelle il n’y a pas de navigation
231. Quand n est employé comme relatif, il arrive souvent que l’accord
ne se fait pas entre la forme relative et l’antécédent et que le masculin est
employé pour le féminin :
hnrt
n
kd-l-én
la prison
que
que ils bâtissaient (fétu.)
hnrt
n
kd-w-én
la prison
que
que ils bâtissaient (wiasc.)
SUBORDONNÉES RELATIVES.
95
Quand le relatif est nty, le sujet des propositions nominales, s’il est autre que
nty, est l 'ancien pronom indépendant :
bw nty ét îm
le lieu, que ils (sont) dans
Mais ce sujet peut aussi s’ajouter à nly sous la forme du suffixe personnel :
bw nty-f îm
le lieu, qu’il (est) dans.
DEUXIÈME PARTIE.
ÉCRITURE ET ORTHOGRAPHE.
CHAPITRE VIII.
ORIGINE ET DÉVELOPPEMENT DE L’ÉCRITURE.
PROCÉDÉS DE L’ÉCRITURE.
232 . La forme originelle des hiéroglyphes est préhistorique. Elle a survécu
dans certains signes à l’époque historique : ce sont de véritables rébus; on ne
peut les traduire que par une phrase entière :
et Le faucon (c’est-à-dire le roi) a emmené comme prisonniers (le lien) hors
d’un pays(— ) 6.000 (6 fois le signe ^) tètes (•)«, c’est-à-dire 6.000 hommes.
De cette première époque de l’écriture datent la plus grande partie des
signes de la période classique. Pour la plupart d’entre eus, le signe et l’objet
qu’il signifie sont absolument identiques (signe -mot); type :
œil.
233 . L’écriture hiéroglyphique s’est développée à l’aide de divers procédés.
Le premier procédé consiste à représenter par le signe un objet qui ne lui
est que partiellement identique. Par ex. : ^ [à l’origine : voile gonflée par
le vent] à l’époque historique : vent, souffle.
Bibl. d'étude 3 t. VII.
i3
98
VALEUR DE SIGNE-MOT.
234. Le deuxieme procédé consiste a représenter par le même signe deux
mots de sens different, mais de son identique. C est un véritable calembour, comme
si nous écrivions avec un seul et même signe les mots : au, eau, oh, ho, haut,
aulx, j, bâton, se dit mdw; or mdm signifie aussi : parler; j rend mdvo ^ aussi
bien dans le sens de : parler, que dans celui de : bâton. 7
Le troisième procédé, voisin du deuxième, consiste à user du calembour par
à peu près, lorsque les mots signifiés ont, ou peu s’en faut, les mêmes
consonnes : n, maison, se dit pr, dont est voisin pry, sortir; n sert pour
pry, sortir, et toutes ses formes.
235. Le quatrième procédé consiste a n employer un signe que pour sa valeur
phonétique en faisant abstraction du sens attaché au son, et même pour la
valeur phonétique de certaines ou d’une de ses consonnes seulement :
corne, se lit cb; il a la valeur phonétique : cb
—, mer, a s3; n : $
Par Là, l’égyptien est parvenu à posséder à côté des signes-mots un alphabet,
qu il emploie en même temps qu’eux.
236. Le cinquième procédé consiste à compléter le mot déjà écrit phoné-
tiquement a laide dun idéogramme, appelé déterminatif, qui en précise le
sens; par ex., au nom dune femme on ajoute le signe J,
237. En résumé ^signes- mots, — exactitude partielle des signes-mots, —
calembour phonétique, — calembour par à peu près, — usage, même sim-
plement alphabétique, des valeurs purement phonétiques, — emploi des
déterminatifs : tels sont les traits caractéristiques de l’écriture égyptienne. Elle
ne s est jamais complètement dégagée de son origine et resta toujours une
écriture idéogrammatique à compléments phonétiques.
VALEUR DE SIGNE -MOT.
238. Un seul et meme signe hiéroglyphique peut avoir une ou plusieurs
valeurs, ou meme toutes les x^aleurs ; valeur originelle (S 282 j, valeur
VALEUR DE SIGNE-MOT.
99
secondaire (§ § 233, 234) de signe-mot, valeur phonétique (S 235), valeur
déterminative (§ 2 36). Ex. :
SIGNE-MOT.
SIGNE-MOT, VAL. SECOND.
PIION.
DÉTERM.
0
soleil , Rc
1
bâton , mdw
mdw, parler
*
visage, hr
hr, sur
lir
œil , îrl
îry, faire
ir
(voir)
—
bouche, r3
r3, r
-sr
lin
(plante)
JjUO
Cnh, vivre
m
..o)
(voir)
239. On
voit que certains signes ne sont employé:
s que pour
leur valeur
signe-mol, primitive ou secondaire : 0 , soleil, RC; vivre, Cnh. Ils le sont
pour toutes les formes, flexions, dérivés, etc. du mot ou de la racine :
nt, ville
nwt, les villes
nty, urbain
nlyw, urbains (masc. plur.)
pr, maison
prw, les maisons
pry, sortir
prt, fruit
prwt, les fruits
prt, l’hiver
\ prwt, les hivers
240. Lorsqu’une idée peut s’exprimer à l’aide de plusieurs mots de même
sens, le signe-mot peut se rendre par plusieurs transcriptions phonétiques :
• tête, se lit tp ou dsds, tête
* étoile, » éb3 a dw3, étoile du matin
O ville, nt, sert à écrire
n maison, pr, sert à écrire
(1) Cordons de sandale. — (i> Chouette. — (3) Les deux yeux.
i3.
100
VALEUR PHONÉTIQUE.
2 il. Le signe-mot doit se rendre par des transcriptions phonétiques dif-
férentes, lorsqu’il sert à traduire à la fois plusieurs idées voisines, mais non
identiques :
{ dans le sens de : temps, se lit
” année, v
Il ii écrire, •»
* couleur «
tr
rnpt
sh
nCC
(La double valeur résulte dans
entrée dans l’usage).
certains cas d’une confusion entre deux signes différents,
241 Au contra,re d es faits précédents, il y a un signe-mot dont les divers
sens (et par suite, les transcriptions phonétiques) ont été précisés et dis-
tingués dans l’écriture. C’est celui qui rend l’idée d aller, a (les jambe!; il
a été complété par des signes phonétiques et est devenu :
J îy, venir, par l’addition de \ i (0
*»» aller, « Œ $
sby, conduire, « s
5? Uy, ravir, „ «=, f
î în y> porter, » * m(?)
ésm, conduire, n
lue
243. Par un procédé analogue, on a distingi
{ temps, en l’écrivant tr,
et | annee, a | rnpt.,
4 = sud, ^ f> ^ ré,
et ^ Haute-Égypte, y èmc,
grâce à -=- r
fi -> t
y <==• r
rt — . C
VALEUR PHONÉTIQUE.
244. On peut affirmer qu’un signe a une valeur purement phonétique
a) quand il est employé pour signifier une partie d’un mot : ffi, mi, dans
ffiP — \,ô t ,médna, fard; 1,1
(1) Pour ces signes et leur valeur, voir ci-après S a 4 . 5 , sauf m (?), pour lequel cf. S 279, n . 2.
ALPHABET.
101
ou b) si, quand il représente plusieurs consonnes (§ s>46), l’ortho-
graphe y ajoute la première d’entre elles (la règle n’est pas absolue : cf. § § 2 54 -
255 et 259 );
ou c) quand, dans le même cas, un même groupe de consonnes ne se
1 encontre jamais écrit d autre façon : mn est toujours écrit ihhui;
ou d) quand le signe fait partie de la série bien connue des signes
alphabétiques.
^ 245. Les sons, que nous transcrivons par les valeurs : 3, y, c, w, b, p, etc.
(S 10 ), sont écrits en égyptien à l’aide des signes
i
alepli
h
©
chêt rond
h y
!
yod
b
■**—
chêt couché
c
— 1
aïn
s
—
s couché
w
>
é
P
s debout
b
J
V
s
ch in
P
■
.
b
A
koph
/
. k
kaph
m
n
8
t
n
petit l
r
h
h doux
t
g=>
(pincettes)
ra
d
—
(main)
(serpent)
h
f
h dur
à
Rappelons que tous ces signes représentent des consonnes (S 8 ).
Depuis le Moyen Empire, y se rend par || ou par » dans certains cas
(à 273 , b ); depuis la fin de la même période, on rencontre aussi
] pour t
<2 W
V
pour m
— n
246. Les signes à valeur purement phonétique, autres que les signes
alphabétiques, sont généralement appelés syllabiques; mais comme les
7
MÜLTICONSONANTS.
consonnes sont seules écrites, iis sont en réalité multiconsomnts. Les plus cm
ployés sont : r
MÜLTICONSONANTS.
<*> Sw | ib
îw
| im
*= im
— - Ci
Si
\*/ wp
4L tvn
\ te
v— bh
i »
X pt
czi pr
y mi
— my
hui wn
s nw
^ nw
^ «A
nv
ÜT te
v — Au;
A Aj»
1 hi
— >*- Ai
^ te
^ hn
^ si
# éi
4= tfw
1
Mil si
[ si»
j kd
ü te
- — - kp
/ '2* gm
9 ti
] ty
5k l W
& &
A ds
în \ à j & (?)
"V- wr f | ivd
\
mr
wiA
ffi
mé
J
nm
né
T
nd
hn
9 hr
\
hs
1 ék
tm
p
Sr dr
DÉTERMINATIFS.
103
247. Il existe aussi quelques multiconsonants composés :
\ âi ^ ■ t
^ my (?) (avant le Moyen Empire) ) } nn
DÉTERMINATIFS.
248. Les signes usités comme déterminatifs étaient à l’origine des signes-
mots exprimant à la fois un sens et un son. Puis ils furent employés dans
Fécriture, à côté des signes phonétiques, pour faciliter l’intelligence du texte
en précisant seulement le sens.
249. Les plus communs sont :
homme
J femme
^ J hommes
Ji> enfant
manger, boire,
reposer
3) charger,
ennemi
parler, penser
porter
ennemi,
vieux
louer
% crier de joie,
étranger
s’étonner,
être haut
J haut per-
jjJÇ haut person-
] statue,
dieu
sonnage,
nage,
momie
dieu
le mort
déesse
■œs. voir
pleurer
ftv cheveux,
couleur
<â nez,
^ oreille,
P sein ,
.*•••> tout ce qui
respirer
écouter
allaiter
coule du
corps
viande
— i actions de la
v — i ce qui de-
■mm réunir
main
mande delà
force
104
DÉTERMINATIFS.
)) milieu, juste Q embrasser
prendre
^ aller
retourner
i jambe,
marcher
4 franchir,
enjamber
T quadrupède
oiseau,
insecte
petit,
mauvais
^ voleter
»? voler
^ arbre
-a plante
— bois, arbre
• — ■ ciel, en haut
’JT' nuit
w pluie, rosée
0 soleil, temp:
3 j| rayonner
* étoile
— pays
P a y s „
désert ,
pays étranger
■■ pierre
*** chemin
S=j eau
= cours d’eau,
eaux
■fff éclairer
"> mer, eaux
© ville
m maison
0 mur
démolir
porte
^ escalier,
monter
» ouvrir
bateau,
aller (en -)
jfe naviguer,
remonter
(un fleuve)
retourner
^ vent, air,
souffle
gouvernail
JJ cercueil
Li linge
"JT linge
e corde , trait
délier
s corde, trait
“5 sac
grains
f| mobilier,
corbeille
1,* récipient,
liquide
• • • poussière
|4 feu
i os,
tuyaux
| peuple étran-
ger
^ tailler,
f\ découper
« — fermer
battre
couper
DÉTERMINATIFS.
105
\ piocher
charrue
chose
• odeur, em-
x partager,
compter
]| briser,
partager
abstraite
baumer, la
mort, comp-
ter
250. Le sens de certains déterminatifs a varié avec les époques :
% servait d’abord pour Isis seule; après la XX e dynastie, il accompagne le
nom de toutes les déesses et des femmes de haut rang.
' (ou o) déterminait les noms de personnes dans les textes des Pyramides;
plus tard, il a remplacé tout déterminatif qui gênait le scribe pour une raison
quelconque.
« indiquait primitivement que le signe-mot était pris dans son sens
originel :
f hr, visage * hr, sur
Dans l’orthographe classique, il a accompagné tous les mots simples ou terminés
par la désinence féminine -t, s’ils sont substantifs ou dérivés de substantifs.
Plus tard, son usage a encore changé : il a servi, surtout sur la fin du Moyen
Empire, à restreindre le sens d’autres déterminatifs auxquels il était joint.
>ii, déterminatif du pluriel (§ 271 a, 4°), a servi à la fin du Moyen
Empire et au début du Nouvel Empire à élargir la signification du déter-
minatif auquel il était ajouté.
i4
Bibl. d* étude , t. VII.
CHAPITRE IX.
PROCÉDÉS ORTHOGRAPHIQUES.
251. Les signes, dont la valeur (comme signe-mot, phonétique, déter-
minative) a été étudiée d’une façon générale au chapitre précédent, ont été
employés et associés pour rendre les idées et les sons d’une manière dif-
férente selon les époques; autrement dit, l’orthographe égyptienne a varié.
On considère comme Y orthographe classique celle des papyrus et des inscriptions
du Moyen Empire, des papyrus du début du Nouvel Empire et des inscrip-
tions de la XVIII e dynastie.
252. 11 est impossible de donner des règles de l’orthographe, même
classique, l’usage étant différent pour chaque mot. Mais il y a des procédés
orthographiques, qu’il est possible d’analyser; on en compte trois :
«) le mot est écrit sans aucun signe phonétique;
6) il est écrit avec un signe -mot accompagné de compléments phoné-
tiques ( alphabétiques );
c ) il est écrit en signes purement phonétiques.
ABSENCE DES SIGNES PHONÉTIQUES.
253. Ces mots sont peu nombreux, mais d’un usage très fréquent. La
conséquence de cette orthographe, c’est que nous ignorons souvent leur son
et ne pouvons les prononcer. Par ex. :
visage, hr
'* m0 ' î
chacun, nb
[ÿ 5 , maison, pr
U>
dieu, n/r diea(1 )
fü£, scribe, sh homme W
armée, msC (?) ^
Avec le déterminatif. — (2) Lecture incertaine; écrit : guerrier homme -pluriel.
SIGNES-MOTS AVEC COMPLÉMENTS PHONÉTIQUES.
107
j, mère, mw/W
emplir, mh ahstrait ^
Q ^ , maison
J, Isis, Sét M
w , seigneur, nb homme W
kAA
4* I ’
terre étrangère, hsé-t
femme, hmt W.
SIGNES -MOTS AVEC COMPLÉMENTS PHONÉTIQUES.
254. Dans les mots ainsi orthographiés, on ajoute au signe-mot :
le plus souvent, la dernière consonne dans les mots de deux consonnes,
la dernière, parfois les deux dernières, dans les mots de
trois consonnes;
plus rarement, toutes les consonnes;
très rarement, les consonnes du début; exemples :
™ [mn-ra], mn, rester
[wCd-d abslrail ], wcd, vert
\ n f r ~f~ r \ n f r > beau
[é-p-d-épd abslrait ], épd, préparer
JL <| [g-r-grg abstrait ], grg, prendre possession
Généralement, les consonnes faibles y et w n’entrent pas en ligne de compte :
C - 1 a, \pry-r aIler ], pry, sortir
255. Il est certains mots particuliers à la suite desquels on écrit soit leur
première consonne, soit toute leur transcription phonétique; par ex. :
f Y 1 \yody-w abstrail ], wdy, ordonner
HYvl [Ci-C-i***], CS, grand
(1) Écrit : mwt-t femme , avec la désinence et le
déterminatif.
(2) Avec le déterminatif.
(3) Lu ordinairement ht, maison, mais la lec-
ture est inexacte; écrit : avec la dé-
sinence et le déterminatif.
(4) Lecture incertaine ; écrit : 3s - 1 femme.
W Écrit : hmt- 1 femme .
i h.
108
ORTHOGRAPHE PUREMENT PHONETIQUE.
256. L’utilité des compléments alphabétiques se voit bien avec les signes-
mots qui ont plusieurs sens et plusieurs sons à la fois, par ex. :
( il, lui, éw [sir-îr] , éiv
4= < sud, rs ^ [rtf-r], ré
( roi, ? + Z [ . . étn(1)
257. Un procédé intermédiaire entre les deux qui viennent d’être étudiés,
consiste à redoubler un signe-mot, quand le mot a deux consonnes identiques :
j\ h [donner, donner], dd, donner.
| ] [ceci, ceci], nn, ceci. „
ORTHOGRAPHE PUREMENT PHONÉTIQUE.
258. Les mots, qui sont écrits en signes purement phonétiques, sont nom-
breux et d’un usage fréquent, très fréquent même dans les textes des Pyramides.
259. Les signes multiconsonanls sont, comme les signes-mots, accompagnés
de compléments alphabétiques dans la plupart des cas, mais non toujours. Le plus
souvent, c’est la dernière consonne qui est transcrite; mais souvent aussi ce sont
h première et la dernière à la fois; ce dernier fait est au contraire très rare avec
les signes-mots (§ § 2 54-2 55). L’usage est pour ainsi dire constant pour chaque
mot; ainsi :
mê
s’écrit toujours
mé-é
w
mn
■n
mn-n
mr
n
mr-r
un
n
wn-n
A».
mi
n
mi-i
hn
V)
h-hn-n
I *
in
n
î-în-n
ts
•n
CN*
1
tïD
1
Uj
» 1k
etc.
ABRÉVIATIONS.
109
260. Toutefois, quand la dernière consonne est i ou y, ou même parfois w,
on néglige souvent décrire le complément alphabétique. Ex. :
ty ] (et non : ] |)
DÉTERMINATIFS.
261. L’orthographe égyptienne a plus ou moins employé les détermi-
natifs, selon les époques. Dans les textes des Pyramides, ils sont beaucoup
plus rares que postérieurement. Leur usage s’est de plus en plus répandu.
Mais on ne les emploie pas dans les mots les plus fréquents qui sont trop connus
pour que la présence des déterminatifs soit nécessaire.
262. Dans la vieille orthographe, on n’employait jamais qu’un déterminatif
par mot :
I iSa [î-c eau ], îc, laver
Plus tard on employa plusieurs déterminatifs, en plaçant le déterminatif
particulier avant le déterminatif général :
U [hS-t p° rter - ab6l ™t], kS[} trava jp
Dans les papyrus de la XIX e et de la XX e dynastie, cet usage touche parfois
au non-sens; on rencontre jusqu’à cinq déterminatifs pour un mot
! S H [« —t— îc, laver.
263. Comme particularités orthographiques, voisines de l’usage des dé-
terminatifs, il faut signaler l’emploi du signe (la corbeille) ou du support
d’honneur T", que l’on joint parfois aux signes représentant des choses sacrées;
et la coutume constante d’entourer les noms des rois du cartouche cm ou d’un
rectangle orné de gg.
ABRÉVIATIONS.
264. En principe, le scribe égyptien, usant d’une langue connue de ses
lecteurs, écrit juste ce qui est nécessaire pour être compris d’eux. L ’ abréviation est
110
ABRÉVIATIONS.
un procédé constant de l’orthographe égyptienne. De là, un nombre consi-
dérable de suppressions de signes. Les principales sont :
a ) la suppression de y et de w,
qui, jouant parfois le rôle de voyelles (§ 9 , b) sont spécialement
maltraités par les scribes; par exemple :
jjjP(l méys, elle enfante
y J [«-/”], mwt, mourir
> émSwiL renouveler:
[i-mS-ï***], \ u
dans beaucoup de formes, par exemple le féminin pluriel (S 20 ), les
adjectifs en -y (§ 60 ), la forme a) de la nouvelle flexion (§ io 3 ), w et y
ne sont que rarement écrits ou ne le sont jamais;
b) la suppression d’autres consonnes,
quand le scribe tient le signe pour facile à reconnaître même sans
tous ses compléments alphabétiques :
% r., / homme- femme “I
i=ÆiI U' 1 - J’
à ï ire
rmt,
l’homme
i JL
fl étendue d’eau
L v-P
].
11
kpy,
le Nil
-È>
[h-d e “ fant ],
T)
hrd,
enfant
iL
[s-t monlaglle ],
ïï
smyt,
pays montagneux
Pl
[s-tf-sW],
n
smé,
suivre
a
[h-t 5Ceau ],
. ■n
hlm,
sceller
[i-n pierre ],
7 )
inr.
pierre
[p-t* a ],
tl
ptr,
voir;
quand le mot a trois consonnes, il arrive ainsi que seule la deuxième
consonne est ajoutée :
À J’ [dôi-i], dl>3, remplacer
ABRÉVIATIONS.
111
! j > A [hk3-k], hk3, régner
[htp-t J, htp, offrir
■jjP [Wr-tf], wér, fort
|® [éhm-h-t\, éhmt, nom d’une déesse
c) la suppression d’un mol entier, sauf son déterminatif,
s’il se comprend d’après le contexte; le déterminatif joue alors le rôle
un nouveau signe-mot :
[ lra,,ail ], kit, travail
| j- statue statue
v— < [ foree ], nht, fort
d ) la suppression de signes
dans des expressions et tournures anciennes ou très connues :
1 Tl * \M ~ t pain boisson ], /c? m 13, h3 m hkt,
millier de pains, millier de bière
7 [îM], [ émdt ?], m ibd et m émdt (?)
la fête du mois et du demi -mois
dans des noms de dieux :
\/ wp-w3wt, guide des chemins
dans des noms de peuples :
m \iwn-ivon-iwn \ , iwnlyw (un nom de peuple)
dans des titres :
[h3t-c], Ii3ty-C, le prince
V *7* [m-r], îmy-r3, le chef
y [m-ht-t], imy-ht, le compagnon
[h3 mpf0rl lil-h-l], imy-ht-h3 W (titre religieux)
<') Inversion dite respectueuse, cf. S 3oa; "'F support d’honneur (S a63).
112
REMARQUES.
dans des expressions très fréquentes :
j“y [d-mdw], dd mdw, parler des paroles
fi P Cnh-wdü-énb , vivant, prospère, sain
e ) suppression de signes
dans des expressions modernes, qui ont été écrites en abrégé à
l’imitation des expressions plus anciennes
G 1i [Rc-wê-mSCt^, wêr-m3Cl-Rc , forte est la vérité de Râ (nom
de Ramsès 11) W
•*
• f hc-m-wHt, brillant dans Thèbes
^ [t/nn], imn-hr-hpsf, Amon est auprès de son épée
[ [3 - hw - hr- éln - wnmy ] , tSy-hw-hr-wnmy-n-étn, por-
teur d’éventail au côté droit du roiW
| J ^ [f-tt-r pierre nfr-rdw-t pierre ], inr nfr n rwdl, bonne
pierre de roche
II® [ h- h lemps ] , nhh , éternité
REMARQUES.
265. Sans parler des ccjeux de signes n et des véritables rébus du Moyen
et du Nouvel Empire, remarquons que dans l’orthographe de beaucoup de
mots entrent des signes qui n’y sont employés que pour leur valeur pho-
nétique tandis que dans les mots homophones ils ont toute leur valeur de
signe -mot.
icb, réunir, s’est écrit ^ — >J», [*-C-A sodl!l ], à cause de îcb », godet
m cb, en même temps que, s’est écrit — 1 J\,’ [fn-C-b corne ], à cause de
cb \ , corne
(t) Inversion respectueuse (S 3o2).
REMARQUES.
113
ÎwC, hériter, s’est écrit [iw-C palte ], à cause de îwC patte
ébS, porte, s’est écrit P*JVv^’ [é-éb3-b-3 t,ois ], à cause de ib3 *, étoile
éb3, enseigner, s’est écrit P * % > [é-ib3-b-3 force ], pour la même raison
dl, éternité, s’est écrit ]ry, [d-t lsm ], à cause de dt Vy, bien foncier
hd s’est écrit, dans différents mots, [kd-d tenh ], à cause de kd, cercle,
et [kd- d pot ], à cause de kd, fabriquer des pots,
etc., etc.
266. Les signes-mots ainsi employés se placent immédiatement après les
signes phonétiques, avant la désinence :
\ J H - \}~ h cheïrea ” 1 8 ° if ]’ ibt > soif ’ de \ J J* îb, chevreau.
267. Cette tendance conservatrice de l’orthographe égyptienne se mani-
feste encore lorsque des modifications phonétiques ont affecté les consonnes
d’une racine. Dans ce cas, on répugnait à changer l’image familière d’un mot
en remplaçant un signe ancien par un nouveau; on préférait placer le signe
du son nouveau à côlé de celui du son ancien. C’est ainsi que îwr, être enceinte,
étant devenu îwy, on l’écrivit :
[îw-r-y].
De même, on verra plus loin (chapitre X) que maintes désinences étaient
rarement écrites, ainsi qu’on l’a dit déjà (S 26 Ô, «). Certaines le sont pourtant
assez régulièrement, à cause dés signes employés : ainsi, -n-w et -r-w dans
les substantifs en w (§ § 1 3 et 268 ), à cause des multiconsonanls s nw et ?iv.
De même, les consonnes faibles à la première personne du singulier de
la forme a) de la nouvelle flexion dans les III inf.; méy-y, par exemple,
s’écrivait : anciennement (jj | [mé-y-y\, à l’époque classique, (jjp^
y-y-y\ parce que l’on a conservé l’orthographe et il en est de même
encore à la troisième personne du masculin singulier de l’ancienne flexion
dans les mêmes verbes (§§ 108 et 288 ).
Bibl. d’étude, t. VII.
i5
CHAPITRE X.
ORTHOGRAPHE DES FORMES GRAMMATICALES.
Il est essentiel de connaître les habitudes orthographiques des Egyptiens
dans la flexion et dans les mots invariables les plus employés. Ce chapitre
leur est consacré.
SUBSTANTIF.
268. Substantifs en w (§ i3). Dans beaucoup de substantifs en w, de la
seconde catégorie ( Hnmw , pnw, etc.), w \ n’est écrit que dans la plus an-
cienne orthographe. Mais dans les mots qui se terminent en n et en r, le w
est écrit assez régulièrement même à une époque postérieure (§ 267 ).
269. Substantifs avec préfixe m- (§ îfi). Le préfixe m- des substantifs
n’est pas toujours écrit :
[ck-( construclion ], m-chc-t, tombe
[é-ékk-t-t batcau ], m-ékt-t, bateau du soleil couchant
= 2 C , \Cnd-t baleau ], )
L ’ l m-Cnd-t, bateau du soleil levant
[cnd-d-t-t baleau ]W, J
"rr ~
u •“ L [ m-fkS-t, malachite.
V-w» ~ , if-k-3-t s raî “-P luriel j ( 2 ), j
270. Genre du substantif (§ 18 ). La désinence -t du féminin est toujours
écrite, sauf exceptionnellement dans des abréviations d’origine ancienne,
telles que
“IQ, [ntr-ht], ht-nlr, temple 0 ).
(’) d pour d, modification phonétique. — (2) 3-k pour k-3- — (3) Sur l’ordre des signes, voir
S 3oa.
ORTHOGRAPHE : SUBSTANTIF.
115
Une autre exception, presque constante, est l’orthographe du collectif
Q , |- r _| iiommc-généraiitc-j^ ^ humanité.
La désinence s'écrit même devant le suffixe personnel :
hi-t-f, son devant (à lui).
271. Pluriel du substantif (§ 90 ). Le pluriel du substantif s indique sans
écrire la désinence w; ou bien en écrivant cette désinence.
a) Orthographes sans la désinence. — Le pluriel est alors exprimé par les
procédés suivants :
i° quand le mot n’est écrit qu’avec un signe-mot, on emploie trois fois
ce signe :
111, [nlr - ntr-ntr ], ntrw, des dieux
n n tTD ) [pr-pr-pr], prw, des maisons
2 ° quand le mot est écrit phonétiquement, dans les plus anciens textes,
on emploie trois fois tous les signes phonétiques :
\ 1 [i-t-i-t-î-t], îtw, des pères
[d-f-d-f-d-f], dfiw, des mets;
ou bien le dernier des signes multiconsonants :
! ^ ’ [b -kS-ki-ki], hkiw, des charmes magiques
[mw-mu-mu-ww], mnw, des monuments;
celte orthographe se retrouve plus tard occasionnellement;
3° que le mot soit écrit phonétiquement ou non, on emploie trois fois
le déterminatif, s’il y en a un,
— ]W, hs[lyw)-C, des princes
Mot composé et abrégé, cf. S 26 / 1 , d .
i5.
116
ORTHOGRAPHE : SURSTANTIF.
4° on emploie enfin des déterminatifs particuliers, w\, signifiant :
pluriel, et on les place après le déterminatif, s’il y en a un; à partir du
Moyen Empire, on rencontre le déterminatif ni, variantes : ( 1 ( , 1 ( ', !
“| j, [ntr p,urieI ], ntrw, des dieux.
4) Orthographe avec la désinence. — La désinence ^ w est assez régu-
lièrement écrite, toujours dans les bons manuscrits de la XVIII e dynastie et
fréquemment dans les autres textes. Elle est d’ailleurs le plus souvent suivie
des déterminatifs généraux du pluriel • • •, \\\, ■ i i (voir ci-dessus, a, 4°) :
=■= P j) ^ [s-é-sms-w plarid ], sméw, des serviteurs.
■# *
fj V^-b-w éléphant- pluriel] , fa, ^ ^phantS.
Cette désinence ^ w du masculin pluriel n’est pas écrite le plus souvent :
i° dans les mots où aucun signe phonétique n’est employé :
* |, [d3d,3 plur,cl ], d3dü-w, des têtes
111’ -ntr -ntr], ntr-w, des dieux
[hk3 hki-w, des souverains;
5° dans les mots déjà terminés au singulier par w :
V [h-r-w i° ur -P iuneI ], krw-w, des jours
Il faut noter que le pluriel de étn, roi, s’écrit
y-w s ra » J P CT8#nna s c -p ,u ™ , ] i probablement parce que le singulier était en réalité
êtny. Remarquer aussi que le pluriel de ^ , [ r-t homme -P loriel J t rmt-w,
est employé à tort pour écrire rmt-t, humanité, qui le remplace souvent
(§ 22 et ci-dessus, p. ii5).
La désinence du féminin pluriel \\ wt, s’écrit beaucoup plus rarement que
celle du masculin :
ITV II’ [ft-A-w-f arbre -P iur,el j, nh-wl, sycomores.
ORTHOGRAPHE : SUBSTANTIF.
117
Ordinairement on écrit, par ex. :
^ J ;, [hm-t femme -P luriel ] i hm-wt, des femmes.
272. Duel du substantif (§ 21). Les procédés employés dans l’orthographe
du duel sont analogues à ceux qui servent à indiquer le pluriel, mais souvent
la désinence seule est écrite.
«) Sans écrire la désinence,
le duel s’indique :
i° par le redoublement du signe -mot :
•■*>-, irt, œil \irt-lrl\, îrt-y, les deux yeux;
2 0 dans les plus anciens textes par le redoublement du dernier signe pho-
nétique :
nkk- [O-C-S-i], C3-wy, les deux portes, __ .
et cette orthographe se rencontre encore plus tard dans :
[r-h-h-w ,Iue, - w p~g-''™iFrao,,n a;! cj 5 les deux compagnons
[r-A-4-t duel ' feinme ' temme ], rh-ty, les deux compagnes;
3° par le redoublement du déterminatif :
flUL*’ [ m *-dr-r oreille -° mlle ], médr-wy, les deux oreilles;
4° par l’emploi du déterminatif w (h) dans le sens de : duel
— Cw, les bras [ cduel w]’ C~™y, les deux bras.
b ) En écrivant les désinences masc. : -wy, fém. : -ty :
dans les anciens textes, elles s’écrivent ^ ou [w] ou \yy], pour - wy ;
1 ! ou - [ty-y] ou [t], pour -ty;
depuis le Moyen Empire on a : wy, ~ , ty, le déterminatif du duel «
des anciens textes ayant pris la valeur phonétique y. Le redoublement du
signe-mot. et du déterminatif (ci-dessus i° et 3°) s’emploient encore cou-
ramment à l’époque classique.
118
ORTHOGRAPHE : PRONOMS ET ADJECTIFS.
(anc. orth. : *Tp ny; orth. rare du Moyen
171 * \
Empire : vv , ny)
273. Génitif indirect (§ 29). — Orthographe de ny :
Sing. m. > — [»], ny
f. 'T', [»-*], nyt
Plur. m. *, [nn>], nyw (anc. orth. :* ^ [nw-w], [n-w])
f. '7, [n-t], nywt
Duel m. - — [n-iv-y], nyivy (on ne connaît pas d’exemple du féminin).
PRONOMS ET ADJECTIFS.
274. Anciens démonstratifs (§ 34).
Pn, tn
Sing. m.
f. ^
Plur. m. I ■ (rarement ■ )
f. \ ■-
Duel m. | ; * ,
f il' — * (l ■-.') |
] a \\ \ 1 t*+**+*\ / 1 I fr***+\ \\
Sing. m. ■ \
f-
Plur. m. \m\ (■»
f-
Duel m. \ 1 y, \ m\
pn
tn
ipn ([p-^])
[i-p-t-n]®, [ p-t-n ]
[1 -p-n\, îpny
[ î-p-t-n-y ] ([i-p-t- n Y)i \}-p-t-t-n-y)
Pw, TW
pw
tw
ipw ([p-w])
[i-p-t-w)
îpwy, [ï-p-tv]
f - !*¥> [i-p-t-w-y],[i-p-t-iv-t-y]([i-p-t-w-t])
Voir p. 16 , n. i.
ORTHOGRAPHE : PRONOMS ET ADJECTIFS.
119
Sing. m. J[_, Moy. Emp. :
f. Moy. Emp.:
Plur. et Duel m. \
f-
P Fi, tfS
[l-f], [*-/-*“], tfi
[i-p-f], ipfi
[i-p-t-f]
Nn
U, nn
Nw
[n-nw-nw-w)
anciennement :
^ [ nw-nw-w ]
N Fi
[>•-/]
275. Nouveaux démonstratifs (S 43).
Pl X\.’ X- M
» -V
Ni 1 —
276. Suffixes personnels (§ 5i). En principe, et sous réserve des obser-
vations ci-dessous, leur orthographe est la suivante à l’époque classique :
Sing. i re pers. ^ ou J ou j selon les cas y
2 e p. m. ^ k
f. t
3 e p. m. w /
f. p d
plur. i-p. - [n^], n
2° p. s [f- n. P luriel ] , tn
3 e p. p— [s-n p' uriel ], én
(>) Ce sont les démonstratifs des objets éloignés, d’où l’idée de direction et l’emploi du déter-
minatif
120
ORTHOGRAPHE : PRONOMS ET ADJECTIFS/
Observations.
Sing. i re personne : y , s’écrit | dans les textes des Pyramides; il ne s’écrit
pas dans les textes de l’Ancien Empire; à partir du Moyen Empire, on emploie
les déterminatifs ci-dessus, selon que la personne est un homme, une femme
ou un dieu. Parfois le suffixe n’est pas écrit, surtout après les verbes à la
forme en -n de la nouvelle flexion; souvent aussi, quand il est suivi du pronom
complément wy :
\\
dy-[y ]
je couchai moi
Quand il suit un y ou w, il semble se combiner avec lui et l’orthographe
rend le son nouveau par 1 1 :
—|M’ | r-rdy-y-y], rdy-y, je donnai
—UH*. M .y. y jambe-jaibe-hommej^ r d- W y (?), meS deUX pieds
[c-id duel y -y homme ], c-wy (?), mes deux bras
Sing. 3 e pers.fém. : Dès le Moyen Empire, on trouve ~ t, pour », t; plus
tard - J et même J; le changement d’orthographe correspond ici à une mo-
dification phonétique.
Sing. 3 e pers. fém. : Dès le Moyen Empire, —, s, remplace [), é; même
remarque.
Plur. 3 e pers. fém. Dès le Moyen Empire, tn, remplace S, tn ;
même remarque.
Plur. 3 e pers. fém. : Dès le Moyen Empire, su, remplace ên;
même remarque.
277. Les signes des suffixes personnels sont écrits après le déterminatif du
mot qui les reçoit :
[»*-d iambe k], rd-k, ton pied
ORTHOGRAPHE : PRONOMS ET ADJECTIFS.
121
278. Forme ancienne du pronom indépendant (§ 55). L’orthographe classique
de cette forme est la suivante, sous réserve des observations ci -après :
Sing.
Plur.
i re pers.
[ w homme], wy
2 e pers. m.
8=3 >
tw
f.
In
3 e pers. m.
[&u-u>], éw
f.
P ou p "
&
l
&
O
1 1
n.
P-
ét
i re pers.
1 1 1
\n pl “ riel ], n
2 e pers.
g==3
1 1 1
[_ f . n pluriel], ln
3 e pers.
n {**+»*.
Il 1 l
[é-n piuriei ], én
Observations.
Sing. i re pers. Dans les textes des Pyramides,. elle s’écrit : ^ | et ; sous
l’Ancien Empire : ^ [tu]; sous le Nouvel Empire, on trouve aussi : ( ^.
3 e pers., neutre. Sous le Nouvel Empire, on l’écrit P,7,i quand il désigne
un pluriel (§ 55).
Pluriel. Mêmes observations que pour les formes du suffixe personnel PL
279.
Nouvelle forme du pronom indépendant (§ 57).
Sing. i re pers. ^ t 2 ), înk (Pyram. : 1 77 [*-”-&])
3 ° pers. m. 37 ntk
. ntt
3 e pers. m. ntf
f. nté
(1) Twt, qui seule a subsisté des formes par-
ticulières aux textes des Pyramides (p. a3 , n. 1 ),
s’écrit [/-w-ï], puis [t-w-t
Bibl. d'étude, t. VII.
statae] d’après twt, statue, dès la XVII P dynastie.
c2) Peut-être * est-il un vieux sigue mulli-
consonant pour in.
16
122
ORTHOGRAPHE : PRONOMS ET ADJECTIFS.
Plur. i ,e pers. ?
2 e pers. [n-t-t-n pluriei ], nttn
3 e pers. [n-t-f-n#**], nlén
280. Adjectifs qualificatifs. Les désinences des adjectifs formés sur des
racines verbales (SS 59, a, et 60) ont la même orthographe que celles du
substantif (S 270 et suiv.); mais ces désinences ne sont pas toujours écrites;
celle du fém. sing. manque souvent, celle du fém. plur. constamment, le
signe 1 1 1 dans la plupart des cas.
Dans les adjectifs en -y (8 S 5g, b, et 60), l 'y ne s’écrit que s’il forme
réellement la fin du mot, c’est-à-dire au masculin singulier.
Sing. masc. « , -y (anciennement: |,-y)
f. -, [t], -yt
Plur. masc. \, [t»], -yw
f. - , [t], -ywt
Avec les adjectifs en -y dérivés de substantifs féminins et terminés par
conséquent en -ty :
Sing. masc. -ly (anciennement :] |, [-ty-y])
f. 2 ’ [<-*],
Plur. masc. [fytz>], -tyw
f. 2» -tywt
Observations.
Sing. masc. : Les textes des Pyramides orthographient ^ | pour y devant
un suffixe :
[h-f-t-y-y-k], bfly-k, ton adversaire.
Sous l’Ancien Empire, y n’est pas écrit; et cette orthographe se retrouve
dans des textes postérieurs.
ORTHOGRAPHE : PRONOMS ET ADJECTIFS.
123
Déjà sous le Moyen Empire, tyw (pluriel) est employé fautivement
pour 2, ty (singulier).
Sing. fém. : Sous le Moyen Empire, tyw (masculin pluriel) est usité
fautivement pour 2, tyt (féminin singulier).
Plur. masc. : 11 est écrit aussi [ tyw-w ] et [tyw -tyw -tyw],
dans les textes des Pyramides.
Sous le Nouvel Empire, on l’écrit aussi , [y pl “ nel ] et « ^ \ [ÿ-ÿ-ÿ], ^ 1 |,
[tyw-y-y] et 2M’ [t-y-y-y]-
281. Les adjectifs en -y dérivés de substantifs féminins sont identiques
au duel de ceux-ci; nty signifie soit : deux villes, soit : urbain. Aussi l’an-
cienne orthographe écrit- elle souvent le duel pour l’adjectif :
[nt-nt-ty-yf nty, urbain
et cette orthographe se rencontre encore à une époque très récente.
282. Noms de nombre (SS 68-73). L’égyptien se sert des signes suivants
pour exprimer les nombres cardinaux :
■
1
"
2
1 1 1
3
etc.
n
1 0
nn
20
n n n
3o
etc.
<2
100
<2 <2
200
3oo
etc.
1.000
11
2.000
ni
3.ooo
etc.
)
1 0.000
n
20.000
)))
3o.ooo
etc.
N
1 00.000
N N
0
0
O
©
0
3oo.ooo
etc.
Les unités se placent à la droite des dizaines, les dizaines à la droite des
centaines, etc., comme dans notre numération :
Nin
Les nombres ordinaux s’écrivent dans l’orthographe classique :
i cr A. [tpy-p-y]’ t py > ou ¥j
iG.
124 ORTHOGRAPHE : PRONOMS ET ADJECTIFS.
3 e tantôt [én-n-nw-w homme ], én-nvo
tantôt ", [ s - nw ] , én-nvo
3 e 1 \ ', [3 -mu], hrnt-nw
et ainsi de suite en ajoutant la désinence nw sous la forme * au chiffre cardinal.
Les fractions s’écrivent en plaçant <=», r, devant le chiffre :
' == * ! I P rT7* r -k-én, leur quart.
Pour 1 / 2 , on emploie gé, côté :
’T =W > 8*-f> sa moitié (à lui).
Le signe de 2/3 est ''fr*. *
Dans les dates, il y a des signes particuliers pour :
l’année : { © ou f “ (plus tard par erreur ( ~)
et le mois : , , 1 er mois; ^T, 2 e mois, etc.; mais on trouve souvent la
forme tpy f au lieu de / *j\
Le jour et 1 heure sont indiqués par les chiffres, mais les signes des unités
sont alors placés horizontalement : -, z, -, etc.
283. Relatifs, interrogatifs et indéfinis (§ 73 - 79 ). Nty s’écrit dans les
textes des Pyramides ^ [»-/], et ntyw [ n-lyw ]; une autre ortho-
graphe ancienne est ^j, [»-MpF*"“], pour ntyw. L’orthographe classique
est :
nty; nU > LZ5ki [n-t-y-tyw pluriel ],
et ’ZW [n-t-tyw IJ,uriel ], ntyw.
N est écrit > m ^ dans les textes des Pyramides, mais depuis le
Moyen Empire (§ 243); isét est orthographié ] j^P-, [i-èé-s-é-t], mais
depuis le Moyen Empire \ [ i -sé -s-l l,omme a “ doi « l 8ur b#od “]. La transcription
de | ] par syy n’est pas absolument certaine.
Piy s’écrit ^{, [p-t-r-tr],
■f, [p-t-tr],
homme au doigt sur la houche*l
J’
-"J 2b [p-t-y-tr
ORTHOGRAPHE : VERBE.
125
et
tua. [?-<•>• ~y— Ij* homme au doigt sur la bouche J
1 [p-w-t-r-tr].
Pib s écrit '— r ; tnw \ [t-n-nw-w ], alors qu’on trouve dans les
textes des Pyramides ^ [t-nw abMraU ]; tw [f-t»W].
Dé p~y, mais souvent depuis le Moyen Empire : [d-s],
VERBE.
284. Préfixes (S 84). Le préfixe é, p, s’écrit toujours dans l’orthographe
classique. Dans l’ancienne orthographe, il ne s’écrit pas, si la lecture se com-
prend d elle-même : J [4Ar], éhkr, orner.
Sous 1 Ancien Empire, il arrive souvent que dans les causatifs formés sur
des verbes en 1 w et I y, la consonne faible n’est pas écrite :
P JL’ [é-p “], é-yp, revoir, reviser
PP®, [é-é-h™ se ], é-wéh, élargir
Il n’y a pas de particularité orthographique relative au préfixe n-
3 Rad. sans Consonne faible (§ 10 3).
285. Aucune particularité orthographique n’est à mentionner pour l’in-
finitif.
Participes. Quand le participe féminin est employé au sens neutre ou dans
un sens collectif, il est souvent écrit avec le déterminatif du pluriel :
^ZTZZ [wn-n-n-t^-*'™'}, wnnt, l’étant, ce qui est.
A 1 imparfait de 1 actif, masculin pluriel, la désinence y s’écrit, dans l’an-
cienne orthographe, [y-ro]; dans l’orthographe classique, on trouve
souvent ] ] y [y-y-w], ou ] ], [y-y\
A 1 imparfait du passif, masculin singulier, la désinence est toujours régu-
lièrement écrite : ^ w; au pluriel, on l’écrit de même, mais peut-être pour
ww; au féminin, elle n’est jamais écrite.
(!) Valeur phonétique de ç dès le Moyen Empire.
126
ORTHOGRAPHE : VERRE.
Au parfait du passif, masculin singulier, la désinence y n'est que rarement
écrite h).
Adjectif verbal. On n’écrit pas généralement le premier y de la désinence
et rarement le second; dans l’orthographe la plus ancienne, le « - est souvent
placé devant le déterminatif. Les désinences sont donc :
Sing. m. [i-f-yl *1 [t-fl -¥y; anc - orth - :
f. -[U, [t-é-y], -P [t-i], -tyy> rarement : tP", [t-y-i-y J
Plur. m. , ou [l-y-é-n^l [*-*-**“]> *"(')-*
moins souvent : [t-y** *-»**}
ou : ,:,p^
anciennement : — [t-ty-ê-n]
f le masculin, même dans les textes des Pyramides.
Forme en -U Le t - se place non seulement avant le suffixe, mais encore
avant le déterminatif :
a-p-*’ [ph-t Mer é-n] ph-l-én, le fait qu’ils parviennent à
[h-S-t Met k] h3-t-k, le fait que tu descendes.
Formes relatives. A l’imparfait, le -w- du masculin est assez souvent écrit
dans les textes des Pyramides :
[ édm-m-w-f ], édm-w-f, (celui) qu’il écoute.
Sous le Moyen Empire, on l’omet devant les suffixes personnels, mais on
l’écrit quand le sujet est un substantif :
[ édm-m-f ], édm-w-f
[êdm-m-w-wcb], édm-w web, (celui) que le prêtre écoute.
Au féminin, le -t- s’écrit -, parfois ] depuis le Moyen Empire :
[édm-m-t-f], édm-t-f, (celle) qu’il écoute
(U La désinence w de certains participes (p. 3<), n. a) se rend par
ORTHOGRAPHE : VERBE.
127
Au parfait, -w-n- du masculin est rarement écrit, même dans les textes
des Pyramides. Au féminin -t-n s’écrit :
[édm-m-t-n-f\, édm-t-n-f, (celle) qu’il écouta.
Impératif. Il n’y a pas de désinence au singulier. Au pluriel la désinence -y
ou -w n’est presque jamais écrite; le nombre est indiqué, quand il l’est, par
le déterminatif du pluriel :
vt ^ ! , [ édm - m pluriel ] , édm -w, écoutez.
Ancienne flexion. Les désinences s’écrivent :
Sing. i rc p. SDM -hwy
- )\ > — -q > [ l y-y]
- )\ , — *y > [ f y-y]
3 e p. m. — | ou ^ , — -y ou -w; très tôt non écrite
2 e p. m.
f.
f- - 1!
Plur. i"p. — $,,,
26 P- — i...
3 e p. m. — \
f. -
Duel, 3 e p. m. —
f. -
ty
— -wyn
— -tywny
— -w
— -ty
— ™yy
— tyy™
[ty-y]
[w-y-n p,uricl ]
[tyw-n plttriel ]
- 1 !
-
- 1M>
On trouve aussi les orthographes :
Sing. i re p. — -k-w-y;
2 e p. m. et f. - — —, [t], -iy
3 e p. f.
Plur. i re p.
très tôt non écrites
’ [ ty-y ]
> [ty-y-y-™]
[&-w]; anciennement w» [fc]
2 P-
Duel fém.
-, [*]> -y
> , [w-n\, -wyn
anciennement \ [tyw-n], -tywny
)\\, [ty-y-yl “ [*-y]> -*yy*>-
128
ORTHOGRAPHE : VERBE.
Nouvelle flexion. L’orthographe est celle de l’infinitif, suivi, s’il le faut,
des signes des suffixes -n-,~yn-, - hr -, -kS-, -w-, -hv-, etc., et des suffixes
personnels :
[idw-m-/], édmf, il entend.
Pour les suffixes personnels, voir ci-dessus § 27 G. L’orthographe des autres
suffixes est la suivante :
passif en -w : Sing. plur. | mais ils sont très rarement écrits dans
les textes des Pyramides, exceptionnellement depuis le Moyen Empire;
passif en -Iw : dans les textes des Pyramides, -, [f] et ], [ty]; plus tard :
iw, et - [t] :
formes en : -n *■““>; -yn | -for * ; k3
Tous ces signes se placent après le déterminatif.
[édm-m-f], êdm-w-f, il est entendu
[édm-m-t-w-f], édm-tw-f, il est entendu
[mr - r l,omnie au '' o!b1 5ur hüuclic n -/] , mr-n-f, il a aimé
[iv-s-sv u " a * y-n-/], wss-yn-f, il a pissé
[n-hm-m Corce k-3-t], nhm-k3-lw, (il) est retiré.
Autres Verbes que les 3 Rad. sans Consonne faible (§§ 105-109).
L’importance de l’orthographe pour la connaissance de ces verbes a été
signalée §§ 106, 107 et 108. Voici des exemples significatifs :
286. II gem. el III gem. (S 106).
Infinitif : S, rnn, élever, éduquer;
[b -m-m feu ], hnm, devenir chaud
avec redoublement; mais -m3 i-i-i], s’écrit le plus souvent devant
un complément ou suffixe :
[mi-mii-i], m33, voir.
ORTHOGRAPHE : VERBE.
129
Caus. III gem. PJL — À’ I ê-p-d-d-épd], êpdd, préparer,
avec redoublement.
Participe actif : à l’imparfait, on trouve
[wn-n-n] et -SÉ* [i m-n], étant,
avec et sans redoublement; — au parfait, on le trouve sans redoublement
dans le fém. [wn-n-f], wn-t
et le pl. [wn-n-w], wn-w, ayant été.
Participe passif: à l’imparfait, on rencontre, au masculin
[ mS -wrôi-3-i-w], m 33 w, étant vu,
et au féminin
[m 3 -m 33 - 3 -t], m 3 t, étant vue;
au parfait, il faut remarquer la vieille forme
ddd-y, dit,
(de même pour wdd-y, ordonné) avec redoublement, de dd et wd, anciens
verbes III inf
Ancienne flexion. L’orthographe ordinaire est
£1]^, [wn-n-ty-y], wn-ty, elle est,
avec deux radicales seulement; mais on trouve
III gem. — [ê-p-d-d-épd], épdd-y, il est préparé,
et au féminin (un seul exemple)
P-Lil’ \fi-V-d-épd-ty\ èpdd-ty, elle est préparée :
donc dans un cas avec redoublement, dans 1 autre sans redoublement.
Nouvelle flexion : à la forme a)
$¥> ^ est frais ’
et à la forme emphatique
[lr-b-b-W"'f], tfbJ>f.
Bibl. d’étude, t. VII.
*7
130
ORTHOGRAPHE : VERBE.
Au passif en -w, redoublement du dernier radical
V_J ’ force ], Smmw-, est réuni,
[é-k-b-b-kbb], ékbbw-, est rafraîchi;
et de même au passif en -tw :
— [w-*-* phall “' f-w], wss-tw, on pisse
Dans la forme en -n :
A\\ H [k-b-b-kbb-n-f], kbb-n-f, il a été frais,
avec redoublement, mais dans wnn, être, et m3S, voir, les deux consonnes
sont fondues. «
287. / y, I w, II y et II w (§ 1 07 ) :
Iy : [i-t-h corie - iom ], îth, tirer,
et : \i-in-n-k embras8M '] ) i n U } embrasser,
sont réguliers. Mais
s’écrit :
[îw-w-C-iwcf iwC, hériter,
[w-C-fopC],
dans les textes des Pyramides; et
[i-C-c6-6], associer, et [*-C-r chemin ], 1er, monter,
s’écrivent
- 7*J, [c-cb-b] et [C-r chemil1 ]
depuis le Moyen Empire.
Dans les I w, l’orthographe classique est :
[« , -</ fcUanîcr ], wdy, jeter,
mais le w n’est pas écrit dans les anciens textes, où l’on trouve
— [d] et ^ [</-rf],
et il ne l’est jamais dans le verbe
“ 1 , [ï-s-fe], wts, élever, relever.
ORTHOGRAPHE : VERBE.
131
L’unique verbe II y, ryé, veiller, n’écrit pas Yy
[r-ê-ré ,oil ].
Dans les verbes en II w, l’t» s’écrit
— V- t [s-mr-r 1,omme au l,oigt 5ur ia boncl,e ] , swr, boire ,
sauf dans mwt, mourir, dont l’orthographe ordinaire est
et où sont exceptionnelles les orthographes
[■ m-t-w-k ], mwt-k, tu meurs,
. [ m-t-w-t\, mwt-t, le fait de mourir,
myyt-k, tu meurs.
288. III inf, IV inf (§ 108 ) :
Infinitif : l’orthographe des deux formes est régulière
[fjp-., mé-l, enfanter,
ffipV, \mê-é-w-t\, mêw-t,
qui s’écrit aussi plus tard
IÜPM-. [_^-ê-y-y-t\.
Participe actif : à l’imparfait
\ [wr-r-r], mrr, aimant; [*r-r], îrr, faisant^,
avec redoublement; mais aussi
[pr-r* B "], pry, sortir,
sans redoublement.
Au parfait :
ffjp, méw, ayant enfanté; •<*>-, [fr], îrw, ayant fait.
(I) Voir pius bas, S 289.
’ 7 -
132
ORTHOGRAPHE : VERBE.
Participe passif : à l’imparfait, on trouve, avec assimilation,
flppy [ mê-ê-é-w ], mié-w, étant enfanté
[t r-r-w], îrr-w, étant fait.
Au parfait, il n’y a pas d’assimilation
H — M, [h-hs-s-y-y], hsy-y, loué,
sauf dans l’orthographe ancienne :
[^r-r-r-ï], br-f, faite.
Formes relatives : à l’imparfait, avec assimilation, *
[mr-r-r-t-f], mrr-t-f, (celle) qu’il aime
[ir-r-t-/], irr-t-f, (celle) qu’il fait,
et de même :
[é-kd-d-d-t^'^^t-n], é-kdd-t-tn, (ce) que vous allez (vers)
[mé-ê-d-d-t-f j, mêdd-t-f, (ce) qu’il hait,
mais le fait n’est pas général dans les IV inf.
Au parfait, Yy n’est écrit qu’exceptionnellement; en général :
[gm-m-t-n-f], gmm-t-n-f, (celle) qu’il a trouvée.
Ancienne flexion: on trouve à la fois
(D||, \mi-y-y\, mêy-y, il est enfanté
et : Uj], [mé-ly], mêy-ly, elle est enfantée.
Dans les verbes III w, Yw est assez ordinairement écrit :
” ^ , [s-f-w « uet ], sfoü-y, il est gonflé.
Dans les IV inf., on rencontre :
flkPIM. [«*-*-< -w3ê-y-y\<> w3éy-y, dévasté,
mais le plus souvent la désinence n’est pas écrite.
ORTHOGRAPHE : VERBE.
183
Nouvelle flexion : à la forme a), la consonne nest pas écrite en général :
[fiP^ [mé-é-f], mêy-f, il crée,
sauf cependant à la première personne du singulier :
[™é-y-y homme ], méy-y, je crée.
Iry, faire, s’écrit :
~ [ir-f], il fait; et : — [ir-y-y *— ], je fais.
La forme (3) ne présente aucune différence dans l’orthographe.
La forme emphatique assimile, comme l’on sait, la troisième radicale :
flPP<~, [ mê-é-ê-f ], méj-éf, il crée.
Toutefois dans les IV inf, on rencontre à la fois l’orthographe plus ancienne
[^-é-d-y~y-f], médyy-f, il hait,
et l’orthographe plus récente :
[jjp^i — , [më-i-d-d-f], médd-f
Au passif en -w, on écrit le plus souvent :
fl)p, |W-4], méy-w-, est enfanté,
(le passif ne se comprend que par le contexte); mais la vieille orthographe est
[mê-y-w], méy-w-.
Au passif en -tw, forme a), l’orthographe est la même quà 1 actif :
, \gm-m-t-w-f], gm\y]-tw -f, il est trouvé
[ir-t-f], îr[y]-tw-f, il est fait.
A la forme emphatique, de même :
[pr-r-r-t aller ], prr-tw, on sort
A la forme en n, la consonne faible n’est pas écrite :
^ [ mr - r homme an doigt sur la bouche H -f^ mVy-n-f , il a aimé,
£2, [ir-n-f], îry-n-f, il a fait.
184
ORTHOGRAPHE : VERBE.
Verbes irréguliers (§ 109).
289. îry, faire, se rencontre maintes fois dans les exemples des III inf.,
ci-dessus; il a du devenir irrégulier dès l’ancienne langue, car son orthographe
est plus simple que celle des verbes analogues; on écrit pour ir, là où mry
s’écrit ^[»r-r], et méy flj|l, [mé-é], et ~ [îr-r], pour irr, là où nous
lisons [i mr-r-r ], mrr et [fjpfl, [mrf-rf-rf], méé.
Les trois formes de rdy s’écrivent :
\ :rd v
A> — rarement — « : dy
A A ’ ZI, tü!* rarement ^ : dd
im, îmy . J , [t-im-m d<,,l ' ier ]; J e bras „ p eu t auss i avo i r ] es f ormes
^ et--.; ancienne orthographe : \ — et [Mm.?] et [im?]; sous le Nouvel
E , ln l" re ■ IVV- [.-*-»*“], et (g, [(-».»—]. On rencontre au
pluriel : j~ £ _ ^ donner - pluriel J
^ nn •' £**^1 [wm-ra-n-z], wmiZ pour wnn
^ , [ram-ra-Z],' vont pour wn;
în y • JL !>-»];
[ù»-w-Z], ù»Z; plus rarement a^, [fw-ro];
*9 •• i [ty]î depuis le Moyen Empire J| a, [fy-y a,l "] ; à l’ancienne flexion,
3 e personne du masculin :
JÜ A ’ \}y~y~y a,ler ] et [ty-w],
et au féminin :
JaU» \jy~y aiIer ty-y] et ^ ^ [îy-w-t].
% ; ^ A > [m-y a,lCT ] ; ancienne orthographe : ^ A , [»•"*], et au pluriel
ORTHOGRAPHE : PRÉPOSITIONS.
135
PRÉPOSITIONS.
290. Prépositions simples (S i5i) :
j ?!
X’ m
■— > r
♦ , hr (anciennement f)
bft
\ [Mm-i»-Zy-y], imy-wly?
i Irk*’ [^- 5 ‘ éle ]’ ^
/mC
m , [^r-r], ^r, (anciennement zn) [Aw-Z-îi], hnl
£a, [fcz-/M aUer ], ht
[dr-r], dr
< 5 > , hr
291. Prépositions composées (§§ 1 5 2 - 1 5 3) :
kï* m £
[ m ~b t '-h-t alht ], m ht
^ f , [m-hi-t], m hit
m hr
[m-Uwy-w abstrail ], m lêrnj
[m-b-bs-s-h-bs^],
[ m ~h3h]
\* + , m hr-îb
[m-hn-n- nw - w maiso “ ] , m hnw
J!l!’ [m-k-i-b-kib abslrttU ], m ksb
— 1 , [m-dy], m dy
—Y» rS
m
b3h
-
136 ORTHOGRAPHE : CONJONCTIONS.
r ht
— ' T* r 8 é
•rikn.
«=> 1? V, [r-^r-r-ir], r rfn»
Ÿ 2 *, Ar &
T T’
f hr d3d3
[Ar-r-A$-<], hr Ii3l
hft hr
i — » ^ ^ , [n-mr-r-w-l], n mrwt
i — »^||~, \n-mr-r-y-y-t\, n mrwt
m
[fi-3-C
?V 9 m
-2 «=*•, Ail r
III _ 2 _<=», \_ n fr~y~y~ t abslrait r], nfryt r
£><=*, [pb-y-r\, -phwy r
[Ar-r-w cbeœin r], A»*® r
[wp -p P iirla ï er w - Ar] , wpw hr
= 4* ^ “X", [r-M»-w-d aller ], r £wd
~ - jV [r-mn-n abstrail m] , r w» m
CONJONCTIONS (SS 154-159).
292.
|P§=>, Ut; ancienne orthographe ps=, [ s - ?] ; plus tard
IP'-**, Uk; anciennement pw», [.<-A];
1-,
i
ORTHOGRAPHE : ADVERBES.
137
j"^, ^ homme au doigt sur la bouche J J ^
V [&»-w], éw
© ; [~^_ r _Ar], < 5 > . hr; anciennement | ° »-», [i-A-r-Ar]
{ y
| <=», îr ' ■
21» [»y-y]« w */
V »
|p, tt; —|p* w
[6»-«d-<], éwt
[Am-m force ], hrn
JL -* grt
J3 , gr; écrit aussi 0,<s, [g--r-tr].
ADVERBES (SS 160-164).
* 293. Dans les adjectifs employés adverbialement, la désinence w est ra-
rement écrite.
IV im > ?IV f p- im
S? , [dr-r-blh], dr b3h
r~~*> V 5 n é3
hft; bftw
ffl-, [bn-t\ hnty; V hnlw
~ . [a 1 *"]»
[f-»-|» Uea ], tny; dans les textes des Pyramides : [t-
tn]; =|, [f-n-y]
Ci
n -
Bibl. d’étude , t. VU.
18
»
138
* 294 .
ORTHOGRAPHE : PARTICULES.
NÉGATIONS (SS 165-168).
n
nn
(?)
flw us rare),
Dans les textes des Pyramides, on ne rencontre que l’orthographe
le néo- égyptien, que
| p, n îé
n grt
■^*■1©’ [«-*-?-*?]> n S P> (ne. • • P as fois), jamais
[nfr-f-r-îi], nfr n.
; dans
295 .
im
[ îm-m u4 * alion ],
V [*»-»]; [t-lm-m], tm.
^ m; anciennement ^
[m ™3 alion ]
296 .
-, [îw-t-y^ 1 ],
iwty
^ -ÿl, [Im-m-t***],
Les textes des Pyramides écrivent : | ^
], [î-iv aésalioa ty].
297 .
PARTICULES (SS 185-192).
in; ancienne orthographe : [i-in], et ^
1 , îr (§ 187)
ORTHOGRAPHE : PARTICULES.
139
\Z Irf; Z’ >/( s ‘ 88 )-
wy ; ancienne orthographe : \
^ aww , ^ , zn vw
^ tr '> !* [t-r-lr-y], try; ->{ [t-tr], irw; [t-y]
in m s’écrit régulièrement mais les textes des Pyramides traitent
les deux mots comme un mot unique : [i-n-nm-m]; sous le Moyen
Empire, on trouve aussi : [n-m bras ] et \n-nm-m bra ’].
CHAPITRE XI.
LECTURE ET TRANSCRIPTION.
EXERCICES.
298. Le débutant ne doit pas se laisser rebuter par le nombre des signes
hiéroglyphiques, qui est de six cents environ. Il lui suffira de connaître d’abord
les signes alphabétiques (S a45), les multicomonants (§ 2 46) et les déterminatifs
les plus usités (§ 2/19). Il apprendra les autres par la lecture des textes,
en consultant le tableau des signes les plus importants qui termine cette
grammaire. En étudiant les exemples réunis dans ce chapitre, il verra dans
quelques mots et dans quelques phrases brèves l’application des procédés
orthographiques et les usages, qui ont été analysés et résumés dans les deux
chapitres précédents.
299. L’usage moderne est d’écrire les hiéroglyphes horizontalement; dans
les textes originaux, ils peuvent l’être aussi verticalement. De même, nous les
reproduisons de gauche à droite; au contraire sur les monuments, ils le sont
régulièrement de droite à gauche et exceptionnellement dans le sens contraire;
on reconnaît la direction de l’écriture à celle des signes empruntés à la figure
humaine ou représentant les animaux, qui sont toujours tournés vers le début
du texte. On remarquera que chaque signe conserve toujours la même posi-
tion, il est vertical ou horizontal. Font exception et sont écrits tantôt en lon/r
tantôt en hauteur : e ’
H — >• f , Ci, grand
| » déterminatif : abstrait
|| abréviation pour mic-hrw.
300. Pour les Égyptiens, l’écriture hiéroglyphique était dans une large
1
LECTURE ET TRANSCRIPTION. EXERCICES. j 4 j
mesure ornementale et parfois même rien qu’ornementale. H en est résulté,
sans parler du grand nombre des inscriptions sans intérêt et de l’indiflére^cè
aux fautes d’écriture et d’orthographe, plusieurs conséquences intéressantes :
a) Certains signes occupent toute la hauteur de la ligne : ^ J d’autres la
moitié seulement : ^ .
b) Les signes voisins doivent former ensemble une sorte de carré, non
gravé, bien entendu :
M
1 3
y
1 1 .1
c’est une règle qui n’est pas suivie par nous, modernes, les signes isolés se
lisant plus facilement.
c) Ce groupement en carrés a amené les Égyptiens à déroger à la première
règle a), en réduisant parfois à une dimension inférieure les signes qui
occupaient soit toute la hauteur, soit la moitié de la ligne; ainsi placé
sous — , pour former carré, devient : ~£ ; . mais alors même les proportions
restent observées.
d) L ordre des signes se trouve aussi modifié, dans certains textes, pour
des raisons esthétiques : recherche de la symétrie, désir de remplir les « blancs v
etc.; on trouve : U pour yt; pour -)], ch; T pour
pr-hd; pour mic, etc. On comblait ainsi l’espace libre devant les
pattes des oiseaux dans les signes empruntés à ces animaux : [*_„,]
Pou 1 ' wt ’ signes verticaux réduits sont placés sous la tète de l’oiseau
pour ^ p f , wéh; ces signes, reprenant ensuite par erreur
leur hauteur normale, se trouvent placés devant le signe représentant l’oiseau
au heu de le suivre, ce qui a donné lieu à des orthographes en apparence
anormales :
A [<&-*»]> pour ^ I , wdi, sain
[/i-i-i lCTrc ], pour ^Jj ihl, champ, etc., etc.
%
142 LECTURE ET TRANSCRIPTION. EXERCICES.
301 . Les hiéroglyphes, d’une exécution très soignée dans les grandes inscrip-
tions ornementales, ont été le plus souvent, et de très bonne heure, fortement
stylisés; sous la XIX e dynastie et à l’époque saïte, beaucoup l’ont été de nouveau
et davantage encore; nos caractères d’impression représentent cette forme des
signes. Certains, différents à l’origine, se sont fondus en un seul; l’exemple
le plus notable est celui de », déterminatif qui tient lieu des anciens signes
x calculer, o mourir, » envelopper. D’autres signes sont constamment pris
l’un pour l’autre :
^ , doigt; ), boumerang
Ts , sac; b, corde
O , g, et nét, trône; za, hr, sous
mer; —, îw, île; =—, mr, my, canal
) , ré, s’éveiller; wt - s , élever
-j , kd, bâtir; =|, îst, troupe
o , pêdt, ennéade; o, piwt, pain d’offrande
302 . Dans les titres, formules, noms, etc., on écrit par respect avant les
autres les mots qui désignent un dieu ou un roi ; il faut en renverser l’ordre
dans la lecture et la transcription. Ex. :
si étn, fils du roi
“I! [ntr- km'], hm ntr, serviteur du dieu
\i»M [*-*-* - Hkt-ntr-hm ], hm ntr Hkt, prêtre de la déesse Grenouille
o Q, [Rc-my], my Rc, comme Râ.
Comparer : [nZr-^-4 crai, “] pour éntr, encens (mot à mot : ce qui rend
LECTURE ET TRANSCRIPTION. EXERCICES. 143
divin). Sous le Moyen Empire, on renverse assez souvent l’ordre des noms
du père et du fils :
Xl [n-hr-r-y-si-hnm met fyp-t-p], Hnmhlp si Nhry, Chnoum-
hotep, fils de Nebery.
303 . De ce que l’on sait de l’insuffisance de l’écriture et de l’orthographe
égyptiennes, on a pu déjà conclure que la transcription dun texte égyptien
est impossible sans une part d’arbitraire. Pratiquement, et faute de mieux,
l’étudiant doit s’en tenir aux règles suivantes :
i° transcrire les mots écrits en signes-mots sous leur forme phonétique
la plus ancienne ••u ntr, dieu;
2° transcrire ^ au début des mots î, ailleurs y;
3° quand il y a confusion entre (1 et — — , ^ et s; ou quand «=> t remplace
un - t, d, un — d, par suite d’une modification phonétique intervenue à
une époque quelconque (cf. §§ ayfi, 278 et 283, fin), transcrire par le son
le plus ancien;
h° quand deux consonnes sont écrites pour une, parce qu’il s est produit
dans le cours des siècles une modification phonétique (S 267), n’en transcrire
qu’une :
| , [hu-r-y], îwy;
5° ne restituer, parmi les consonnes laissées de côté dans l’orthographe
du texte, que celles qui se rencontrent écrites dans d’autres textes ou d’autres
passages :
imy, car on trouve tVi
6° dans les mots composés, séparer les parties du mot par un trait
d’union.
304 . Dans les phrases réunies ci-après comme exercice de lecture et de
transcription, on retrouvera presque tous les exemples de la grammaire,
144
LECTURE ET TRANSCRIPTION : SUBSTANTIFS.
écrits en caractères hiéroglyphiques, d’abord transcrits signe à signe [ ],
puis en transcription grammaticale et enfin traduits.
SUBSTANTIFS.
305. (Voir § i3). — Substantifs en -w.
P>A>
[smé-w hoffime ]
[hnm-m- w]
[ê-ésm-m-w]
smiw
Hnrnw
ésmw
le suivant
Chnoum
* le guide
[ds -3-y-é-w au d0lgl 9 * ia boucîie
-homme J \h- W r-
-V - W au doigt s. la bouche
diyéw
hwrw
le sage
le pauvre
tJJjWp *
[wô-tr] [p-
-n-nw-w an!mal ]
[k3-nw lre!lle ]
nb w
pnw
künw
seigneur
souris
jardin
306. (Voir § i4). — Substantifs en m-.
|
itlPAvi
“j lîf
J U
hnk-n-k]
[mé-é-dr-r oreiile ]
[mn-n-k- b-kbb ]
mhnk
mêdr
mnkbb
celui qui est gratifié
oreille
chambre fraîche
f © | |
Ü
[m-hS-S-t*™]
[mn-n-h-t éloffe ]
[ml-k-t éche,ie j
mhit
mnht
mikt
balance
vêtement
échelle
LECTURE ET TRANSCRIPTION : SUBSTANTIFS.
145
307. (Voir S i5). — Substantifs composés
444
[smC-é coaronne rlc K *'-Égypte j
imc-é
Haute -Egypte - sa 0 )
la couronne de H‘ e -Egypte
S \ ~
n
| [r-n-n-w-l-t\
rnn-wtt
déesse serpent
tfci;
\éhm-
m
force >
*-f . i
éhm- irf
le puissant
[C - wi - i force îr- r -/]
Cw3-irf
le brigand
[n-t-héb]
nt-hêb
la comptabilité
VPP
[ hr-ê sce r lre ]
hr-é
Horus-son
un sceptre
[c-b-cb-w-t-t]
cb-wt t
déesse serpent
f 1 ^
[mr-m-r petlt h' -y -y bomme J
mr-iry
le malade
J
[b-vù-nfr-f-r]
bm-nfr
le Bien
ürP^.
| - é couronne sacrée de B* ,e -Égyple J
mh-é
Delta -son
la couronne de B sse -Égypte
, \t\z
[î-h-t-w-t-t]
îht-wtt
déesse serpent
«1 !
[d-s-r-ir-y-y]
dér-îry®
le magnifique
\n-t-C traîl ]( 3 )
nt-C
l’usage
y-ipj»
[w-t-4-^-6 ca,cnier ]
nt-héb
la comptabilité
[wn-n-m3-m3C-C abslrail ]
wnn-mic
(c’est la vérité)
la vérité
308. (Voir § 17 ). — Genres.
n
nsi
trône
[iv-C-r-t Ji
wCrt
jambe
(1) Le suffixe se rapporte au serpent royal
sous-entendu.
m Application de la règle de transcription,
Bill, d’étude, t. VIL
• !!“V-
[r-h-y-y-t-rhyt] [csi-I abstrail ]
rhyt Cs3t
l’humanité foule, quantité
S 3o3, 3°.
(3} Sur les valeurs diverses du trait vertical,
cf. S a5o,
*9
146
LECTURE ET TRANSCRIPTION : SUBSTANTIFS.
[ dw-w-t ™ 1 ]
dwt
le mal
[mi-wiC-C abslrail ]
mict
vérité
^_^_§P a y s étranger J
kis .
r
Ethiopie
I
309 . (Voir § § 22 ,
j Y-t homme J t 1 )
2 3 ). — Emploi des nombres.
A U *
[k-n f#ree - homœe »6] [
p _ f homme - pluriel *| (2)
J
m|
kn nb
rmtt
homme
brave chaque
tous les braves
humanité
zz
[mw-mm-mwyÿ
[Chc- c- tv alIer -P IurW ]
[mé-w-l |,l- "' l |
myw
Ch CW
méwt
les eaux
les se tenir debout
les enfanter
l’eau
ce qui est debout
naissance
310 . (Voir §§ 2 5 ). — Emploi absolu. Apposition.
ra
o
[ K ^nb]
rC nb
jour chaque
[A-r-«p* oar p-n]
hrw pn
(à) jour ce
■y,?,""
[s-p-w-sp piurM â]
spw h
(à) fois h
[ /i/r -f-r-hr*™ 1 ]
nfr hr
beau (de) visage
[ Tiwr-ib -b- div - m ,ille ]
Ti-wr ibdw
nome Thinite Abydos
(1) Abréviation, voir § 203, b.
(2) Même remarque. — Le féminin ne se re-
connaît qu’à la construction; la langue emploie
le collectif féminin singulier pour le masculin
pluriel , For thographe écrit le substantif masculin
pluriel pour le collectif.
(3) Le signe a eu anciennement la valeur
mw (?) à côté de la valeur n; le pluriel est indiqué
par la répétition de ce signe, selon le procédé
indiqué § 271 , a) i\
LECTURE ET TRANSCRIPTION : SUBSTANTIFS.
147
[i-n picrre hd-k-r-ê-kré cercueil ]
înr hd kré
pierre blanche cercueil
[h-k-t Uis3on k-b-y-y htis!,m 22]
hkt kby 2 2
bière cruches 2 2
311 . (Voir§§ 26, 27, 28). — Génitif direct et indirect.
+ 1
\éln-hm-t^
liml éln
femme (du) roit 1 '
[ htp-l-k-ntr-p-n ]
htpk ntr pn
ton offrande (de) dieu cette
si Rc
fds (de) Râ
[m-r-k “™ ps hrn trait /J
m rk h,mf
au temps (de) S. M.
Ï"IM-V.=îl
[i m-r-éh-t-lyw 1,omme -P iariel mn-n-h-mnh abs . lraU ]
mr-êhlyw mnh
intendant (des) cultivateurs excellent
— Jl3 — l tra ^ fi — p — (l— U) en ^ aiît ” homme - femme - pluriel y’j
m hit hrdwf
à (la) tête (de) ses enfants
lé
Ti-lï-i,
[ t -p - h - 1 tnaison wr - r- 1 - îwn - nw ïllle ]
tpht wrt îwnw
caverne grande (d’)Héliopolis
[ tpy-n-s-mw cér4ales y]
tpy ny smwf
prémices de sa moisson
- 1 — H v
[ htp trait Ci-n- rwd - 1 ]
htp Ci ny rwdt
table grande de pierre
(table d’offrandes)
I
[Am-n-î-mn-n]
hrn ny îmn
Majesté d’ A mon
(I) Inversion respectueuse, S 3 o 2 .
1 9 *
»
148
LECTURE ET TRANSCRIPTION : PRONOMS ET ADJECTIFS.
j ^ ^
[msc (?)p' uriel n 3ooo]
msC (?) ny 3ooo
armée de 3ooo h.
'wo .« — \
_4A
[r-n-lc-n-î3h-h- t Um ]
mh ny îsht
ton nom d’ Horizon
312. (Voir §§ 3o, 3i). — Coordination. Opposition.
[ km - l hmme - P ,orieI 13 -3 -y -y-
w
mâle -homme-
hmwt 13yw
femmes (et) hommes
h-n-C
ImC
ainsi que
pluriel ] vieillard -pluriel trait pluriel j
i3ww hr hrdw
vieillards et enfants
P = /^— —
[ é - r baot personnage nb-n-d-é hon,mo nb ]
ér nb ndé nb
chaque grand (ou) chaque homme de peu
[m-nb bomme m-én-n hümme m-h-n-nm-m-é repo8 - 1 ' on,me r-p-w ]
m nb m ên m hnmé rpw
comme maître, comme frère, comme ami ou bien
PRONOMS ET ADJECTIFS.
313. (Voir §§ 3y, 38, 3g, 4o et 4i). — Démonstratifs.
Gü»
[ P-p-y-y-p-w ]
Ppyy pw
o Pépi
J —
[3êt-l-t-w -h-n-C -nbt-ht\ h)
3ét tw hnC nbt-ht
Isis c’est ainsi que Nephthys
[p-t cié t-n ]
pl tn
ciel ce . . . -ci
(1) Le signe -w- nb à l’intérieur du signe Q , ht.
LECTURE ET TRANSCRIPTION : PRONOMS ET ADJECTIFS.
149
V 1 ^
\êtn- 1 -n-&3 -p-wï\
s3 étn pw (h
fils (de) roi ô
Rc pw
c’(est) lia
[é-n-b tUUtit f-p-w]
énbf pw
(alors) il est guéri
<S* III JT A j J J
[phr-r - t grain 'i >,ane, p -w-n-t-wn-n- m3C - m3 - C abstrait ]
phrt pw nt wn-m3C
remède c’est de vérité
.AÂrr;-VT!c:P2i.T,
[p-h-r-l -phr ab8lra,l ' pluriel p-w-n-t-h-C cba,r -P iur,el é-mr-r-h- 1 ii 'i“ kle -p ,uriel j
phrt pw nt hcé mrht
remède c’est de son -corps l’onction
[hrw-p -/]
hrw pf3
jour ce . . . là
[ édm - m -p - w - Ir- n -f]
édm pw îmf
entendre c’est il a fait (?)
H
[ h _ r 4tre couché p
hrw pf3
ce vaincu -là
u*-* me a
[nn-nn-n-éht-t-y hott>me Y^ [nn-nn-n-é-r-w b ‘ au doigts - ia boucbe - homme -piarîeij
nn n éhly nn n êrw
ces paysans ces conseillers
^ ' — 'il n j i
\n -nw-nw^-w-n- ntr - ntr - nlr ihu ' p,uriel ]
nw n ntrw
ces dieux
•sOl
\jph-n-h-nn-nn\
pfynk nn
tu as atteint ceci
[ nn-nn-h-r-w i° ur - lr8il J
nn hrw
ces jours
■XK-VJ
[p -p3 -3-p-w- Wéyr^
p3 pw Wêyr
celui-ci c’est Osiris
(1) Inversion respectueuse, 8 B 02 . — (a ) Cf. 8 257. — (s ) Emploi de deux
150
LECTURE ET TRANSCRIPTION : PRONOMS ET ADJECTIFS.
[ p-pi-i-s-f-d-w hen ]
pi sfdw
ce livre
[n-i-n-Ci fhatta, - &M ]
ni n Ci
ces ânes
pif (1 ) pr
cette sienne maison
314. (Voir §§52, 53, 56, 58). — Suffixes et pronoms personnels.
rrr
[c'™'w-y-f-y)
cwyfy
ses deux bras
[ b-rv-n-t-y-k-î-n i]
bw nty-k îm
lieu où tu es
[myw-t-f]
rnywlyf
ressemblant à lui
TP"
[gé^è-y]
gêêy
son côté
PII i p ji" \ p
é-y-h-âch pluriel é-n-d-é-é-n]
éyhwén déén
morts-leurs mêmes-leurs
ÎHT
[hr lTail y-t-h r ° rce k]
hr ithk
en te tirant
tw*
[hr trail k]
hrk
sur toi
V-V-an-V*
f 2 ' [m-k-w-y-iy-y a]]er k-w-y]
mk wy iykwy
vois, moi je viens
PT>+>Z
[^-wid-w-^-w de “ pajrs ]
éwidw éw tiwy
il fait verdir les deux pays
T^P- '
[nn-n-sd-d-t-é-t\
nn sdt ét
sans emporter cela
[îi-t-ra]
ntn
pour vous
JCL s= =• ^
[wn-n Mer t- ir]
wn tw
cours, toi
[é-t-w-n i-siô]
Ut wy m sib
alors moi en juge
(I) Ex. du fait signalé S 267 et application de i 2 )
signe composé pour m 9 S 2 45;
la règle donnée, S 3o3, 4°. on en trouvera ci-après de nombreux exemples.
LECTURE ET TRANSCRIPTION : PRONOMS ET ADJECTIFS.
151
[n-t-f-s-ésm-m alle ‘ - w-y ]
ntf ésm wy
c’est lui qui me conduit
J [n-l-k-nb « rains ]
ntk nb
c’est à toi l’or
[m-pr-r-t alier n-t-é-n-h-n-C-r-rdy-t-î-n-wcb-b homme ]
m. . . . prt ntên hnC rdyt in web
pour sortir ils et donner prêtre
pour qu’ils sortent et que le prêtre donne
315. (Voir §§ 61 - 67 ). — Adjectifs qualificatifs.
ll.MSkJl
P ,uriel ndm-m-t abslrait ]
hkt ndmt
bière douce
a é A 1 H /*****
♦ > A 1 1 1 * » «
[t-li-hd P ai ”-P iuriel é-n P Iuriel ]
ti hd én
pain blanc leur
* V23
<=> JT • • •
[hr-r-w-s-C grains ]
liryw sC
les . . se trouvant sur le sable
M-â 1 "X.
a 1 1 1 1 1
[hié-t ,rait - pluriel mA-<-/ païS - pluripl ]
hiêwt mhtywt
pays septentrionaux
[nfr-f-r-m-C-t-n-tn chem ' m - pluriel y] (0
nfr mtny
bon (est) mon chemin
l-T
[t-r-C-f maison ]
îry Ct
appartenant à la maison
[îm-m-r-n- f\
imy mf
liste de noms
[n-iv-y-Rc iim ]
ny w y Rc
j’appartiens à Râ
[im-ni-y-wr-r-t\
imy wrt
ouest
tu iy est un multiconsonant composé qui se lit tn; la lecture tn résulte d’une modification pho-
nétique.
152
LECTURE ET TRANSCRIPTION : PRONOMS ET ADJECTIFS.
[nw-w-h-t 1 ™ y]
nyw hStf
les- appartenant à son corps
\n-nê-ê-m -r-pr\
ny-éy mr-pr
elle appartient à l’intendant
\m-êi lrait
m éi try
là derrière
-f-r-r-
nfr r îht nbt
beau plus (que) chose toute
agirait- généralité
nvitm
\j :5 -C - i -i-îm-ntr-ntr -ntr\
Ci ntrw
grand se trouvant parmi les dieux
< [wC tr * it C-mr-r-&]
«'C/r mryk
uniquement aimé -ton
316. (Voir § 69). — Noms de nombre.
en
[r«p-t trait wC-t trait ]
rnpt wCt
année une
[mh b,as â ]
mh â
coudées quatre
[h3-m-t
pain - autre pain -
pluriel J
Ai m tiw
millier de pains
317. (Voir §§ 73-79)- — Relatifs, interrogatifs et indéfinis.
[n-t-tyw pluriei m-smé-ê aIler /]
ntyw m smêf
ceux qui sont dans sa suite
[nf-n-d-d-k]
nf n ddk
le souffle que tu donnes
[î-r-C-t “ ais »“- h » mme nb-n-l-y-h-r-f ]
îry-Ct nb nty hrf
fonctionnaire chaque qui était près de lui
LECTURE ET TRANSCRIPTION : PRONOMS ET ADJECTIFS.
153
«oit*.
[ph-n-k-nn-nn-hr trait m]
phnk nn hr m
tu as atteint ceci à cause de quoi?
[i-n-m d-d-éw-w ]
în m dd éw
qui est- ce qui dit cela?
[sy-n-nw-nw-w temps ]
sy-mv
(dans) quel temps?
[m-sy-y abslrait mr-r-h-l li<p,i<,e ‘ p,uriel ]
m sy mrht
avec quelle huile?
-■J 2) >,!*:•-
au Aoi S l s * ia bouche ^ ^ pays -pluriel y* J (1)
pty Shtf
qu’est-ce que son champ?
J.ïf.Vf--
| {-Y-f- Jffl) abstrait ^ ^ temps - temps - temps j
ir tnw hrwk
à chacun de tes jours
Z*>)^1*V Q
[t-n-nw-w-tn abslrait drv3-w temps ]
tnw dwSw
chaque matin
<2 w A i7 1 1 Æ
^t-W^-U-hlïl-7H^ 0rCe If _^ a ^ stra i t -généralité ^ trait - homme J
tw nhm îht s
on vole la chose d’un homme
4““ Je: \
[éln-t haut per * 0,wa « < ’ d-s-f] (»)
étn déf
le roi lui-même
[d-s-&p
dék
toi-même
s — 1 n > — v
X «.ni II 1 1
[r-A-C ciair 'P iuriel pluriel j
r hc-én
plus que leurs corps
(1) Pour l’orthographe de ply, cf. § 2 8 4. — (2) <g représente w à partir du Moyen Empire. —
s pour s, modification phonétique.
Bibl. d’étude, t. Vil.
20
154
LECTURE ET TRANSCRIPTION : VERBE.
VERBE.
318. (Voir § 84). — Verbes à préfixes.
j” tomme couché J
éhr
faire tomber
\n-d-d-d-d\
ndddd
rester
P (HP*
[é-mê- é-t\
éméy-l
faire accoucher
ra AjÎI
|~ H - h ~ Yïi aU ( ^°^ t s ‘ touche J
nhm
crier de joie
ra A ra A ÜJ *
[ n-h-m-n-h-m h - audoigts - labouche ]
nhrnnhm
rugir
ngégé
déborder
319. (Voir § § 1 1 a-i i4). — Emploi de l’infinitif.
\_wd-
w
abs Irait
t-w-n-f-d- b-b3-3-db3 abs,rait é-t ]
wdtw nf dhi ét
il fut ordonné à lui compter cela
Va
\ir-y-sm-m-t al1er ]
îry smt
je faisais (faction d’)aller
[îi/t-/t-f h - “ doists - h,bouche - roi p- w -tr-t-n-f-é-l ] t 2 )
nhty pw îrt nf ét
mon désir c’est faire à lui cela
•iP-reiviBn
[hrw-n-é-t-éty-t-ké feu m-ntr-ht-t édlfice ]
hrw n éti tki m ht-nlr (*)
jour de allumer lampes dans (le) temple
(,) S pour s y modifîcalion phonétique.
(2) Le déterminatif /jf est employé parce que
le pronom y de la première personne repré-
sente Je roi, cf. S 276 : c’est en effet le roi qui
parle ici.
(3} Inversion respectueuse, S 3o2.
LECTURE ET TRANSCRIPTION : VERBE.
[■ n-s-p-sp-p3-S-my-t-m-ê'édm-m ]
n sp pS mylwy édm
jamais fit mon semblable (faction d’)entendre
155
[ir-n-d-r-t3 aller i ,areau ]
irny dr-ti
je faisais (faction de) voyager
C3 ~ ■ Y ££
. — . a ■ _y çr?
[ i pr-r-t aller p-w-ir-n-f]
prt pw îrnf
aller c’est (ce qu’)il fit (?)
320. (Voir §§ 1 i4-i i5). — Infinitif après les prépositions.
[ m-k-w-y-r-n-Jm-m !oKe C3
mk-wy r nhm C3k
voici moi à prendre ton âne
A
[m-îy-y-l ailer ]
m iyt
en venant
[r-épr-r b - audoigts - iabouc!,e n-m-r-pr-wr ]
r épr n mr-prwr
pour implorer de l’intendant en chef
f^VTN'r*- _
\sw-w-m-îr-t-î-é-f-t mA ]
sw m îrt îêft
exempt de faire le péché
^ ^ 1 1 — v 4 1 I
[mC-îr-t-mS-mX-C-t ,rait obli4ue - abEtrak n-éln-t-n roi ] W
mC îrt mXt n éln
parce que je fis la vérité au roi
TTSJL
\Jir trait s-é-smé alIer yj
hr sméf
en suivant lui
321. (Voir §§ 117 - 119 ). — Infinitif en propositions pseudo-nominales.
[Ci-w bomme nb-hr'™ 1 n-nm-m-y K aa doigt s - la bouche ]
C3m nb hr nmy
Asiatique chaque à crier (de joie)
(l) Le trait oblique remplace souvent les déterminatifs difficiles à dessiner.
2 O »
156
LECTURE ET TRANSCRIPTION : VERBE.
+ ffi p ^ $ $ ? t -“r 1 t 1 ^ p rrî
\n-m,é-é-W enfa “ t -''-- f --P^I^ r trait r . r( ]y. t . n . C trou pluriel J (l)
mêw étn hr rdyt ny Cwyén
les enfants du roi donnaient à moi leurs mains
0
homme- trait .
Gt;
JL A \\ I
WlkM:
n-t-y-hr tr<ut mn-n mai l-ti-i-w feu ' piariei ]
s nty hr mn tiw
homme qui à souffrir (de) chaleur
ra.
|~ ^Jfld-d~t ^ omme au doigt sur i® touche J
iwf hr indl
il était à parler
\wn-n-y-n-é-n plur,ei hr tra,t r-sd-d-t homme au do ' st sur Ia ,,ouche é-
ivnynên hr sdt ét
ils étaient à lire cela
322. (Voir §§ 119 et 120 ).
[^w-/-4r trait iTO( 2 )-m homa,ea “ doi « tsur]abooche i-^ pai,, - pluriel 5oo . . . . h-n-C-é^-
WP-r-y li( î ui de- homme au doigt sur ia touche liquide -pluriel liquide ^ 0 q J
iwfhrwnm ti 5 00 hnC swr hkt ds 100
il est à manger pains 5oo ainsique boire bière cruches 100
Je Nouvel Empire.
s pour s, indice d’une modification pho-
nétique.
(1) Inversion respectueuse, S 3o2.
(2) Confusion du mulliconsonant -j- im avec
le multiconsonant «J**, wn , dans ce mot, depuis
LECTURE ET TRANSCRIPTION : VERBE.
157
wPCJTÇllî:
[ir-n-s-m-mn-nw-nw-nw^-s^-n-t-f-é-î-mn-n dieu îr-t-n-f-thn-thn-wr-wr ]
imê m mnwé n itfé îmn irt nf
elle fit pour son monument à. son père Àmon, faire pour lui
wrwy
deux obélisques grands
323. (Voir § 121 ). — Emploi du participe.
[édm-m-y-y-w l,orame - p,uriei ]
édmyw
les (écoutants) auditeurs
[d-d-n-édm-m-t-y piuriel é-n pluriei é-t]
ddn édmtyw(1)-én ét
diront ceux qui entendront cela
[ étn-t-n-y-y-w i Tm ~ p]m,el hpr-r-w p,uriel hr-r-hi-t tra,t ÿ]
élnyw hprw hr hit -y
les rois ayant existé avant moi
[b-w-p-w-mé-é-é-w-ntr-ntr-ntr-î-m]
bw pw mééw ntrw im
lieu ce étant nés les dieux dans
V ^ ~ V v 7 Vw 7Z Z*
[si hommc y-nb-sW-r-w-d-t-rwd ahslrait f-y-l-ti-i-s séparcr - païs p-n]
siy nb êrwdty-fy . tis pn
fils mon chaque qui agrandira frontière cette
<1J Pour Porlhographe de mnw, voir S 271, a. — (!) s pour s; de même daus rns; au contraire
t/s. — (’> Pour s.
158
LECTURE ET TRANSCRIPTION : VERBE.
324. (Voir SS 122 - 1 26 ). — Emploi de la forme en -t et des formes
relatives.
®-<=»
[k-t -f- v - rdy -t-pr-n-nb-f]
k/l rdyt pr n nbf
quand le fait de donner la maison à son maître
quand la maison offre (des présents) à son maître
[?-t-sp^-i 8 -ir-t-bm Uut f-t-t3-3-s sé P arai -P a r s
hBt-sp 18 irt km f tis * réy
18 faire S. M. frontière Sud
an
[r-rdy-t-y-wS-3-t ehem ' B n-r-d-y-y i amb H amba y-d-my-y bra8 n-y-înb trail -p ,urieI
hk 3 -k haul personnage J
rdyty w3t n rdwyy, dmyny înbiv hk3
donner le chemin à mes pieds, j’atteignis les murs du prince
\Jinr-l tm ™ n-kd
hnrl n
la prison qu’
Mlîr /-s-n p J “ rieJ j
kdtén
ils bâtissaient
f* _ ^ t
1 O JVrv
[t-r-tr temps n-wn-n-n-k ]
tr n wnn-k
_ le temps où tu es
[nt-nl-nt-t-hk3-k-t-é-n]
nwt hk3lén
les villages qu’ils gouvernent
* . - A
[h3é-t tr01t nb-t-r-w-t alhr n-y-r-é ]
h3ét nbl rwtny ré
pays tout, que j’allais vers lui
(,) Le mol { q doit probablement se lire ^ B@ [/ti-t trait s-p-sp] hjt-.ip. Pour rs, of. S 2/1.I.
LECTURE ET TRANSCRIPTION : VERBE.
159
rhtw
on sait
A— A ^ A
[r-fy-t-wn-n-t-k-h-S-t oiier m-fitp-t-p ]
wntk h3ly m
que tu es que tu es descendu en
325 . (Voir SS 124-126). Emploi verbal de l’ancienne flexion.
[ w-c-ivcb-b-t-w-c-wcb-b-kl-k ] [ck-k-k-w-y-hr tvail f]
wcbty web k3k ckkwy kr hrt-îbf
tu es pur, est pure ton âme j’entrais dans son désir
[dy-f-s ‘ rait " 1 ‘ omme nb-hm-é™ h 4r-p-s parlaffCr /J
dyf s nb hmé hr psf
il fit homme chaque asseoir dans sa part
OVfKZ ;i!~T
[î-in-n-t po,sson - lra ' 1 ko-w-t Iumière r-rdy-ty-y-r-r lrail ]
înt swl rdyty r r 3
poisson sec est placé à l’entrée
rm^-u
i-t Aieax dmd-d-ty-y\
pédt drndty
ennéade elle est réunie
\ M 1 ?
homme - femme - collectif “1
|~ t/~ tm-m-W làomme " femme-co ^ ecli f j
t3 tmw
la terre elle est complète
326. (Voir SS 1 26 - 1 3o). Emploi de l’ancienne flexion en pseudo-nominales.
\m-k-w-y-iy-y ailer k-w-y ]
mk wy îykwy
vois moi je viens
\ •-**•. •**>*« J.
\m-ht-h-l al,er m-s-r-rw-w mut /?,pr-r]
m ht msrw hpr
après que le soir fut venu
LECTURE ET TRANSCRIPTION : VERBE.
\i-w-t-w-t-twt-y-é-h-r-éhr force m-nb gra,ns ]
iw twty éhr m nb
était ma statue était ornée d’ or
^ | jk 1 ni *M**
JMk 1 I ****** I | j jA 1 if
*M** 1 I i s JL U *WMM\
[wn-n-y-n-îb lnh n-lm lrail - Toi /-k-b-kbb iil > ui ' le ]
wnyn Ib n hmf kb
fut le cœur de Sa Majesté fut frais
?7>*M!Î7
Her a l s aller
T -A 1
[chC-C^ é-h-3 aller
elle se tient debout elle tombe aussitôt
[ch,C-C-n allei ' hm-f-w-dS-3 aller m-htp-t-p]
chcn hmf wd3 m htp
se tint debout Sa Majesté alla en paix
[ î-w-pr-r ai,er k-m-é3-f]
pr-hvy m é3f
fus je sortis derrière lui
*•
^ homme -trait
S
homme
***** ■ ^ <=>
-«rlv-
n-t-y-mr-m-r mal ]
nty mr
qui est malade
. (Voir §§ i3o-i33). — Emploi de la nouvelle flexion : forme a).
\
[n-s-p-sp-ir-y-y-fi-t nb-dw-w ]
n sp îryy îht nb dw
jamais je n’ai fait chose chaque mauvaise
LECTURE ET TRANSCRIPTION : VERBE.
161
■ ! S> ^ n '■H k w
[p-h-ph ailer h-hn-n-nw-w édifice wn-n-k-î-m-f]
phk hnw wnk îmf
tu atteins la cour tu es à l’intérieur
H J I V C3BZJ -l— - lAA.
f a
[Chc-C a,ier w-s* ism f-d-d-f-t re P tile -P iuriei nb-t]
chc wsf ddft nbt
il se tient debout il éjecte vers chaque
=3>-vJ-
[mr-r h - au doigt suria bouche k-hm-t femme k]
mrylc hmtk
tu aimes ta femme
[r-rdy-hm-f-h-3-y-y]
rdy hmf hèyy
fit Sa Majesté je descendis
328. (Voir §§ î 34 -j 37 ). Emploi de la nouvelle flexion : forme (3).
[gm-m-m-k-éw-w-sm-m^f-iw-w-f]
gmmJc éw smj iwf
tu trouves lui il va il vient
f-w-f- édm - m -f J
iwf édmf
il est il entend
U ** jfc
j j 1 jï homme au doiiït sur la bouche -homme - !
î-w-y-dy-y-mw-n-i-b-ib b J
îwy dyy mw n ib
j’étais je donnais de l’eau à l’altéré
V *
'W Jæ
[ir-f-wn-n-t-k-ir-k-m-b3h]
irf wntk irk mbsh
il fait ce que tu es tu fais auparavant
BibL d'étude , t. VIL
162 LECTURE ET TRANSCRIPTION : VERBE.
P-
[i-r-gm- m-Jc-é-t]
îr gmyk ét
si tu trouves ceci
IV'-lfcCTTÿ
[i-w- f-ndm - ïll abst ™y- 4 r fait c trait W .y]
iwf ndmf hr cwy
il est il est guéri sur le champ
329. (Voir §§ i38-i4i). Emploi de la nouvelle flexion : forme empha-
tique. r
— »— x * P -Jj- ^ | 'V jék
[n-n-p-s-s^f] [é4pr-r-f-p-w-™-tn-t-f]
m P s *f 4p>f pw wnnlf
qu’il ne partage pas il crée c’esl ce qui existe
a I ,
[wd-w abstrait n-4m Ml f-pr-r-r allcr r-hSé-t lrait t-n]
rodwn hmf prry r hiàl tn
a ordonne Sa Majesté je vais vers pays ce
[sw,~m-m-k-h-t lml f-k-b-kbb-ly-y]
gmmlc htf kbty
(si) tu trouves son ventre il est frais
[hr tra,t mi-mS-S-S-f-w-y]
h r m33f wy
parce que il voit moi
330. (Voir §§ 1 42 - 1 / 19 ). F o™e en -n et autres formes composées.
[ss-p-n-h-é-C-h sceau le]
sspnk échk
tu as reçu ta liberté
[ê-h-V tomber fi-f-h,-f~t ennemi- pluriel yj
éhmf bfiywf
il avait renversé ses ennemis
IA o
-rdy-n-r-C solei1 ]
rdyn Rc
. nas
[i-w-in-n-n-y- Dd- Dd-y abstrail ■ tomme j
îw înny Ddy
j’ai été j’ai amené Dedi
LECTURE ET TRANSCRIPTION : PRÉPOSITIONS, CONJONCTIONS, ADVERBES.
[n-hm-m force k-3-t-é-t-p-t-élp taareau -p>“ ri «n
nhmh3 tw
enlève-on
la victime
[cl.ic-c-n-d-d-n-hity-c]
chcn ddn h3ty-C
se leva dit le prince
[hpr-h-r-f]
tiprhrf
il devient alors (total : )
[d-d-jj-r-k-r-é]
ddhrlc ré
tu dis alors à elle
PRÉPOSITIONS, CONJONCTIONS, ADVERBES.
331. (Voir §§ 1 5o-i64).
[ ntr-é-n-y-m-k ]
ntr én îmk
leur dieu à l’état de toi
[i-w-f-m-n-d-é pclil "' ,omme ]
iwf m ndé
il est à l’état de roturier
“ivi-wf
\_é-t-w-m-$3b . . . r-dy-w-hm-f-m-ê-mr ]
wy m sSb , rdy wy hmf m émr
je (n’étais) (que) en juge fit moi S. M. en émr
!P~dZ\'”~ A àU Z'ûJHL
[î-é-t-r-f-d-d-n-êht-t-y homme p-n ]
iét rf ddn éhly pn
mais donc parlait paysan ce
[h-r tomber m-hl-b-t alicr h-r-w iour - p,arieI éw3 ailer hr lrait nn-nn]
h r m ht hrw éw3 hr nn
maintenant après que les jours étaient passés sur cela
2 1 .
164 LECTURE ET TRANSCRIPTION : PRÉPOSITIONS, CONJONCTIONS, ADVERBES.
\jy-éw-w-hr tTAlt p-r-y~tr t 1 ) force -p ,upi « 1 J
ty éw hr pry
quand il (était) sur le champ de bataille
33) .Æ JL £3
[k-3 penser r-rdy-y-hpr-r-mw ]
ki rdyy hpr mw
vraiment je ferai se produire i’eau
~CT-- 4 , 2 dP----
[ir-r-n-y-n-f. . . étn-t-n-i-é]
imy nf étn U
je fis à lui roi comme
! ^ 4 1 ^ T
[ i-r-êw-w-l-r-t-t homme -P iurieI nb-t\
îr évot rmtt nbt
si au contraire humanité toute
• <=»• JEV l JEli 1
\i-r-g-r-t-h-S aiIer mw-y-m-é ]
îr grt hï mw îmé
si mais sort eau de lui
\m-t moH f-p-w-g-r]
mtj pw gr
il meurt c’est aussi
[r-mn-n-h-mnh abslrail ]
r mnh
excellemment
l abstrait ,
[r-h-t'^nb]
r îht nbt
plus que chose toute
ÜÜJ
\my-y-ss trait ‘ abslrait j
my ss
comme chose remarquable
[nfr-f-r-w]
nfrw
d’une belle façon
^ ’V* _
[wr-m-r mai wr-r-t ]
mr wrt
malade grandement
[d-t pays ] ( 2 )
d-t
éternellement
(1) Trace d'une ancienne racine ptr.
Pour le déterminatif, voir S 265.
LECTURE ET TRANSCRIPTION : NÉGATIONS.
165
NÉGATIONS.
332 . (Voir §§ 165-172).
[ i-r-tm-m-f-w-s-s fiun é-l]
îr tmf
si il cesse
wss ét
pisser cela
[n-n-tm-m-f-ir-b-w-nfr-f-r]
nn tmf îr bw-nfr
ne . . . pas il cesse faire le bien
[ i-m né ® ation Ic-îr-h-t abslrait -P Iuriel r -s]
îmk îr îltt rs
ne . . . pas toi faire chose contre cela
~?r:Hïimp
[mdi-t trai ‘- ,im -* rait iw-t-l mai sh * b8trait -p |uriel ,<]
mdst îwtt shé
un rouleau n’ayant pas son écriture
[n-r-h ah3lr!,il y-éw-w^
n rhy éw
ne . . . pas je connais lui
[n-r-d-rdw abslra,t n-f\
n
ne . . . pas il croît de nouveau
nn pssf
ne . . . pas il doit partager
UJL-M
[nn-nn-g-r-grg abstrait n-f-pr ]
nn g r g n f gr
ne . . . pas il a fondé une maison
[n-n-w-y- y-m]
nn wy im
ne . . . pas moi là
A*"** I
Av**» A I
\n-n-mw-y-m]
nn mw ^ im
ne . . . pas eau là
166
LECTURE ET TRANSCRIPTION : PROPOSITIONS.
\tm-m-h-r-é-hpr-r-m-h-ê-b-t re P l,le -P |uriel J
tmfiré fipr m hébt
(si) il cesse se changer en vers
[Ar tml t-tm-m-m-n ]
hr tm sn
en ne combattant pas
\_n-n-îr-t]
nn irt
sans faire
* ra Ml
[t-lm-m-t-h m * nUr tp-rd ab5lrail ]
• , th tp-rd
(un homme) qui n’a pas transgressé la règle
[t-tm-m-t-f-chi force hr-r-f]
Imtyfy chi hrf
celui qui ne lutte pas pour elle (la frontière)
\n-n-r-rdy-t ]
nn rdyt
sans donner
î — 1 * î » Eai A ^ $ i 1 1 1 m
" fe nb-t-t-tm-m-t-n-ir-mn-n-nw * bslrait -p ,uriel i - m J
ww é * tmtny t mnm fo
ne . . . pas heu tout que je n’aie dressé des monuments dans
PROPOSITIONS.
333. (Voir §§ 173-1 97 ). Construction.
[mw-Zf-n-A;]
mwk nk
ton eau (est) à toi
\Ji-wr-r-w P elil ' homme -pi u ™i p. w ]
hwrw pw
des pauvres ce sont
J
[m-k-w-y-iy]
mk wy îykwy
vois, moi je viens
[nfr-f-r-m-t-n-tn che “ in “P lnriel y ]
nfr mtny
beau (est) mon chemin
LECTURE ET TRANSCRIPTION : PROPOSITIONS.
167
[ é-ém-m p ,aBte -p ' un< ’ 1 é-n-nw-nw^-w-t-t p,ante r-n hoœme au doi 8 t sur )a bouche
ém énwtt rné
une heftte, énwtt (est) son nom
I 1 ^ 1 ^ <
[r-rdy-n-étn-t-n-nb poussière n-bk-k homme J]
rdyn êtn nb n bkf
donna le roi de l’or à son serviteur
l'asr —
[, é-d-d licmme au d01gt sar ia boucbe f-n-hrd liomme - f ™ m «-p , o‘iei fm-my-t-t ab,lrait J
éddf n hrdwf m mytl
il parla à ses enfants de la même façon
Hr^è"! £>P!h
[h-hs-s-t l ™ a y-p-h-ph-é-p-t üd ]
hsty phê pt
ma louange elle atteignit le ciel
-k-icrti 1 — 'âz.'ûhzi
[k-S-t Lomnie au doi * t sur Ia boucbe n-f-ir-t-ê-t-r-y-ir-n-y-é-t-r-f]
kUtnf irt ét ry Irny êt rf
ce qu’il avait pensé faire cela contre moi, j’ai fait cela contre lui
M— 1 I ' 4. _ _ _ WHI | S <i > — V
( AwwA J. /mua m» H 1 I J&i < -
[chc-c-n-fm ,rait n-êtn-t . . . mn-n-y-mny ennemi n-f]
chcn hm n étn mnynj
se leva la majesté du roi ... il sépara
JL n CI JL V> CT
[p-s-g ce 1“ coule du ™v~k-hr-n-Hvm - n-f] ,
psgk hr n Hrw nf
tu souilles (en crachant) le visage d’ Horus à lui
(,) Deux multiconsonanls homophones se suivent.
168
LECTURE ET TRANSCRIPTION : PROPOSITIONS.
[i-n-Nw-t c,eI mé-t Ppyy ]
in Nwt mét Ppyy
c’est Nout ayant conçu Pépi
[i-r-n-t-t-nb-1-m-sb]
ir ntt nbt m
sh
or ce qui tout (est) par écrit
\n-t- f-s-ésm-m " ,ier w-y~\
ntf ésm wy
c’est iui (qui) conduit moi
[wi-h m ‘“"
wSfj, ré éfit
inondé r-il le champ
i-ïayi-M
crier de joie -homme au doigt sur ia bouche yy^y^p^ç^^ homme -femme -pluriel J
bc wy pCl
crient de joie wy les hommes
[ wr-r-w-y-nb boraœe ]
wr wy nb
grand wy est le maître
Af3i“+>
j p-t~y-tr homme au doi ^ sur la bouche
pty rf éw
qu’est -ce que lui?
[i-n-y-W-mi-miC-C-t t™* obïiq tt « -al»trait-plaricl p _ w j
in îw mSCt pw
est- ce (que) vérité c’est?
[p-t-r-tr-àw -w]
pty rf éw
qu’est-ce que lui?
^î-U-y-W-t-V-W-tr bomme au dül 8 t sur ïa bouche homme au doigt sur la bouche
in iw trw éhSnk
est- ce que tu pensais?
^ — *Zz\ + ^
[i-n-m-d-d-éw-w]
in m dd éw
qui est-ce qui dit cela?
[ i-r-nfr-f-r-n-wn-n-n-m-C-t-n ]
ir nfr-n wnn mctn
si ne . . . pas est à vous
LECTURE ET TRANSCRIPTION : PROPOSITIONS.
169
334. (Voir §§ 208 - 219 ). Propositions indépendantes.
[m-é-b3-3-w b • au doiïUur la bo “ cha rfw-w]
m éhSw éw
ne pas pense à lui
X l I *
[i-n-én-n-t-f-é-Cnh-r-n-f]
in éntf éCnh rnf
c’est sa sœur (qui) fait vivre son nom
[p-w-t-y-gm-m-t-n-k]
pty gmntk
qu’est-ce que tu trouvas?
[n-n-w-y-y -w]
nn wy im
je ne suis pas là
[n-r-t h0, “ me - fcmme - pluriel i-é-n-t-s-f-t-sfl-é-t]
n rmtt ié nt sft èt
mais ne . . . pas gens de force cela
\ty-w-y-im-$-s-y-ssy\
ty wy m ssy
alors que j’(étais) dans le nid
[r-h abs,rait t-w]
rhtw
on sait
^[Ÿ-k-nb- i3m - 1 abstra!t ]
ink nb (mit
(c’est) moi (qui suis) le seigneur de grâce
\h-hi-5-k^n-y-lm-l hmmR ' vUM é-n-in-n-n-y-h-r Ummt ' îemm, ‘'^ M é-n-pi'-r aliar
r-lm é-n]
hikny hmwtén inny hrywén P r {y) r hnmtén ,
je ravis leurs femmes, j’emmenai leurs gens, j’allai vers leurs sources
(l) Voir page 121. note 2.
BtbL d’étude , t. VII.
170
LECTURE ET TRANSCRIPTION : PROPOSITIONS.
[i-w-y-g-r-t-r-fi ab ,lnit k-w-y-nb-k]
ivoy grt rjikwy nblc
je suis mais je connais ton maître
[dy-k-r-Jc-n-y]
dyk rk ny
tu donnes à moi
donne -moi
\r-wn-n-f-hr lrait d-wi-dwi-dwi ^-nlr-ntr-ntr-nb ]
r wnf tir dwi ntrw nb
jusqu’à ce que il fut à adorer les dieux tous
M <==s> À ' v
T ü —
[chc-c-n-r-rdy-n-f]
chcn rdynf
il se tint debout il donna
[c£c-C ailer n-y-hnt-n-t na,i * uer h ia ïoiIe ifc-y]
chcny hntkwy
je me tins debout je remontai le fleuve
335. (Voir S § 220 - 281 ). Propositions complétives, conditionnelles,
relatives.
[p-pi-i-t-ti-hd vam ~ lrad dy-dy- w-t-n-n-y]
pi ti-hd ddwln ny
ce pain blanc que vous donnez à moi
\b-w-wr-r-s-w lamt '~ lrad ib lrad y-y-m]
bw wrsw îby hn
le lieu que s’attarde mon cœur dans
[i-r-gm-m-k-di-i-y-é-w homme au doigt sur la bouche ]
îr gmk diyéw
si tu trouves un sage (?)
(1) Deux signes homophones, dont le dernier est le signe-mot.
LECTURE ET TRANSCRIPTION : PROPOSITIONS.
^ A 1 ^ *•••*»
-r-wr-r-dy-dy-f-s-n-j ce <p,i coule du ^
ir wr ddf snf
si grandement il a donné du sang
171
ïr
si
[ i-r-C-k-s llomme ' lrait gm-m m-k-ê-t-hr lrait p-s-d-péd cha,r /J
lj,ik^ s. . . gmmk ét hr
tu examines un homme ... (et si) tu trouves cela sur
pédf
son dos
[i-r-C-t m&ce - bomme nb-n-t-y-h-r-f]
iry-Cl nb, nty firf
fonctionnaire chaque qui près de lui
- 1 -
jt I ^ w T A 'i—
[s homme -‘ rait n-t-y-mr-m-r maI ]
s nty mr
un homme qui (est) malade
[pi-i-t pa,n ‘ p<UB h-k-t ll,ulda n-t-y-r-rdy-n-y-n-t-n-éw- w]
pi ti hkt nty rdyny ntn éw
ce pain bière que je ai donné à vous cela
[b-w-n-t-y-é-t-y-m] * [b-w-n-t-y-f-y-m]
b w n ty ét îm b w nlyf hn
le lieu que ils (sont) dedans le lieu qu’il (est) dedans.
(1) Abréviation.
22 .
TABLEAU
DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES.
On ne trouvera ici que les signes les plus importants et leurs valeurs les
plus ordinaires. La forme adoptée est, on le sait (§ Bot), celle de l’époque
saïte; quand elle rend le signe primitif trop difficile à reconnaître, son nom
est ajouté entre parenthèses. Les hiéroglyphes sont groupés dans ce tableau
par catégories. Mais bien des noms donnés aux signes par les premiers égypto-
logues ont été reconnus faux par la suite; et il y a beaucoup de signes dont
nous ne savons pas exactement ce qu’ils représentent et qui sont classés d’une
façon absolument arbitraire. Quand on a pu corriger le classement 'primitif,
on l’a indiqué par un renvoi.
A. HÜMMUS.
^ de't.W adresser la parole, inter-
jection
^ dét. prier
abr. dwi prier, fèw prix
% dét. haut, crier de joie
abr. kiy haut, hcy crier de joie
% éhd tomber la tête en bas
dét. retourner
^ (courir) PIION. in
^ dét. danser
^ dét. s’incliner
abr. kéy s’incliner
jp dét. nain
Valeur phon(étique) ; emploi comme déter-
minatif), comme àbr(éviation).
j dét. statue, momie, forme
abr. twt statue
dét. momie
VJ hwy frapper, battre
) wr grand, ér ( éyr ?) haut fonc-
tionnaire, êmêw vieux ^
dét. vieux
abr. iiw vieux, éméw vieux
^ dét. ce qui demande de la force
ssj nyny répandre de l’eau
dét. semer
kwê bâtir
|j^ kd bâtir N
Par confusion avec le signe suivant.
174
TABLEAU DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES.
^ PHON. Ifé
dét. statue
(J dét. roi
abr. ity roi^
dét. enfant
abr. hrd et tous les autres mots
signifiant enfant : nn, hwn,
tardivement nw
^ dét. être assis
\
/dét. ennemi, mort
[abr. hfty ennemi
%)
$ ) msC soldat
I^hdét. soldat
f dét. prisonnier, Barbare
fo dét. prisonnier, Barbare, mort
dét. criminel
A det. homme (nV), première per-
sonne du singulier (masculin)
abr. homme ( vir )
jf) dét. manger, boire, parler, penser
4) dét. se reposer
abr. wrd se reposer
$ dét. hn louer, faire l’éloge
(,) Même sens avec d’autres couronnes et
sceptres.
jj dét. dw3 prier, cacher
^ dét. cacher
abr. imn cacher
fy[ dét. cacher
abr. Ii3p,imn cacher®
prêtre W
3) dét. charger, porter, bâtir
abr. 3{p charger, fsy porter, sup-
porter, tel travail
^ hh grand nombre
^ dét. mort de haut rang
J dét. homme de haut rang, pre-
mière personne du singulier
(masculin)
^ dét. roi^
y mnyw pâtre, gardien, sSw garder,
veiller
Jn Upsy honorable
a||dét. mort de haut rang
hr tomber à plat ventre
abr. hr tomber
dét. nager
m Comparer O j^.
(3> Comparer W •
Même sans avec d’autres couronnes et
sceptres.
D. PARTIES DU CORPS HUMAIN.
175
Û
a
j
a
9 )
I
Û
m
*
Ut
dét. femme, i re personne du
gulier (féminin)
dét. morte de haut rang
dét. femme de haut rang
iry qui se trouve à, dans
^ dét. être enceinte
abr. bte enceinte
-4* dét. enfanter
abr. miy enfanter
*
dét. nourrice, gouvernante
abr. mn élever
B. FEMMES,
sin-
C. DIEUX.
dét. Osiris
^ DÉT. Rê
abr. Wêr Osiris
abr. rC Rè
dét. Ptah*
dét. Seth
abr. pth Ptah
abr. éts ( éth ) Seth
dét. Min
^ dét. Thoth
abr. mnw Min
abr. dhwly Thoth
d ét. A mon
J dét. la déesse Mâat (Vérité)
abr. imn A mon
abr. m3Ct la déesse Mâat, vérité
D. PARTIES DU CORPS HUMAIN.
Voir V % les doigts de pied; W , le cœur.
lp tête, d3d3 tête, tpy premier
dét. tête, faire signe avec la tète,
gw3
hr visage, hr sur
phow. hr
dét. chevelure, tempe, couleur,
chauve, deuil
abr. sn chevelure, wsr chauve,
détruit
.«*- irt œil (et aussi un substantif
masculin de son inconnu signi-
fiant : œil), m3 voir, iry faire
phon. ir
dét. voir, Cn ( Cyn )
176
TABLEAU DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES.
■sa. dét. œil, voir, Cn ( Cyn )
æs dét. fard pour les yeux
^ dét. pleurer
abr. rmy pleurer
œ> dét. Cn (cyn)
^ nlrt œil divin
abr. wdit œil divin
■(Va voir U ■fVs
• ir pupille de l’œil
phon. ir
dét. mourir, mwl
• • dét. mii voir
dét. sourcil
A
A
hnt nez, devant
dét. nez, souffle, joie
abr. fnd nez, srt nez* 1 '
<=» ri bouche
phon. ri, r
êpt lèvre , épr coté , épr parvenir à* 2 '
dét. mâchoire
(bouche crachant) DÉT. Ce qui COllle du
corps
| mdw bâton, mdw parler
««k dét. dos péd,
abr. péd dos, Ht dos
% forme plus récente du signe pré-
cédent et des deux suivants * 3 )
(paquet de roseaux?) DÉT. déCOUpeT
(vieille forme)
9 dét. découper
w dét. sein, allaiter
Q shn embrasser, se passer, arriver
dét. embrasser, pgi
Jjj [Jj hm-ki prêtre des morts
jj ki force vitale
phon. ki
n ( nn ) ne . . . pas, îwty qui n’a
pas ...
phon. n
dét. négation, refus
V)
[ dér magnifique
W)
^ hny ramer
phon. hn
(,) Voir aussi F S ' .
(2) Il y a eu confusion entre deux signes dif-
férents , celui représentant la lèvre et celui repré-
sentant la cote .
ta chi, ihi combattre, lutter
phon. chi
( ' 1) Il s’emploie aussi pour M = sm.
D. PARTIES DU CORPS HUMAIN.
177
tvJ hwy goiiverner
— i C bras, rdy donner
PHON. ch)
v ( le bras avec la main pendante ou le poing fermé)
_ il mh coudée, rmn bras, rmny porter
(dét. bras, ce que l’on fait avec
— 4 le bras
]abr. grh
i~t rdy, dy donner* 2 '
j — i dét. donner
phon . m
i— « hnk faire présent de
iCy laver
v-i dét. ce qui demande de la force
abr. nht fort
}_j lirp conduire
— drt (dit) main
phon . d
«a- dét. main
^|dét. milieu, exact, juste, mtr
<| 'j abr. cl?i juste , mtr milieu , témoin
^ dét. prendre, poudre, fruits
abr. tiy prendre
— m bik, mt, hnn phallus, devant
phon. mt
dét. mâle, taureau, baudet, ac-
couplé
abr. ti mâle, ki taureau
pisser, éjaculer, urine , semence
ésm (confusion graphique pour
Q >=T\)
fc dét. testicules
hml femme
phon. hm * 4 '
*[” dét. féminin
j\ ( 5 ) îw aller, nmt marcher
dét. aller
abr. ck entrer
îidy il tombe de la rosée
-w- dét. poing, prendre, saisir
abr. imm
dbc doigt, dbc îo.ooo* 3 '
1 )
) S
/v dét. marcher en arrière, revenir
abr. cny revenir, pry sortir
{ dét. pied, marcher
abr. rd pied, wCr courir
phon. ghê , wCr
O) Il s’emploie aussi comme dét. par confu-
sion , pour D & — • et D v— « .
( 2 ) II s’emploie aussi pour le signe suivant.
(3) Comparer T ^ et ] .
( 4 ) II s’emploie par confusion pour IN .
( 5 ) Dans les textes des Pyramides un signe
analogue, les talons levés 9 est employé comme
dét. pour : courir.
BibL d’étude 3 t. VIL
a3
178
TABLEAU DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES.
^ dét. franchir
abr. thy franchir
x. grg dresser des pièges, mensonge
A, A ( bailleur, élévation) PHON. ly
\ dét. manger
abr. wrm manger
J phon. b
' | dét. viande
| abr. hc membres , iwf viande
E. MAMMIFÈRES.
M dét. cheval
abr. éémt cheval, frtr cheval
dét. taureau
abr. ih bœuf, iw3 bœuf, /ci tau reau
1m dét. vache
1m dét. veau
abr. bhts veau.
fa (chevreau) PHON. îb
abr. îby avoir soif
Ü* (animal nouveau-né) PHON. ÎW
% b3 bélier sacré, htm, le dieu
Chnoum, bi âme
dét. bélier
% dét. chèvre
fa éch noble
hnt outre, lmw intérieur (subst.)
phon. hn
Vf dét. knd se fâcher
im. dét. lion
abr. miy lion
phon. rw^
nb sphinx
dét. image
“fa sib chacal, sSb juge
dét. le dieu Wp-wit
dét. Anubis
abr. inpw Anubis
inpw Anubis; tardivement hry-
ésti (nom d’une fonction)
(lièvre) PHON. wn
\ ér girafe
phon. ér
(ith) le dieu Seth
dét. quelque chose d’effrayant,
^ ] âne.
(,) Employé tardivement avec ta valeur snC :
il y a eu confusion en hiératique avec le signe
U
F. PARTIES DU CORPS DES ANIMAUX.
179
F. PARTIES DU CORPS DES ANIMAUX.
Voir : le poumon R "J"
la langue S
X signe ancien pour E fa
# inexact pour D A
S (nea humain) VOll' îbtd.
^ dét. cou, avaler
î, sfyt aspect
* )
> sii
ii
^ pht force, 3t coiffure, instant
__J hit partie antérieure
PHON. &
*■ 3t instant (voir ci-dessus)
\*/ wpt milieu du front
phon. wp
Y (un instrument du culte) fàwt fonction , üf-
fice
({/ wp-rnpt nouvel an
\ cb corne
phon. cb
dét. corne
abr. db corne
V_ (défense d’éléphant?) îbh dent
phon. bh, hw
le cœur Y J, W
Voir aussi W
dét. dent, actions de la bouche
\ forme tardive pour la précédente
yi (oreiüe de bœuf) midr oreille, édm en-
tendre, idn représenter
dét. oreille, entendre, dng, îd
Jî> ph fin, parvenir jusqu’à, ^partie
postérieure
phon. ph
hps cuisse, force
dét. cuisse
f whm répéter
dét. sabot d’un animal
/ whm répéter
J ^ phon. kip, kpM
Y (peau d'animal) dÉT. animal
y (peau tachetée) si b bâriolé
(peau employée comme cible) ity tirer (de
l’arc, etc.)
■N dét. queue, épine
îwC cuisse, swl jambe , îwC héritier,
iéwy compensation
dét. viande.
(I> Il a été employé plus tard pour S .
y ^ y*
180 TABLEAU DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES.
G. OISEAUX.
(vautour) PHON. S W
(buse) PH ON. tÿW
phon. nh
(faucon) hrw Horus
dét. faucon
un titre royal
dét. dieu, roi
ancien signe pour S ^
- — « a
dét. oiseau sacré
abr. chm image divine
nrt vautour, mwt la déesse Moût,
mwt mère
phon. nr, ml
dét. vautour
^ mwt la déesse Moût
nb-ty les déesses protectrices
de l’Egypte, le possesseur de
leurs couronnes
^ PHON. (chouette) ffl.
(1) H est employé aussi par erreur pour le
signe suivant.
Vk phon. mm
JIU.|
\)
. \my prends, fin donne
( phon. m
*)
^ mr, mt (confusion due à l’hiéra-
tiqge)
Æ gmy trouver
phon. gm
'V- (ibis) dhwty le dieu Thoth
^ b3 âme, bk ( byk ) travailler
phon. bi, bk
bsw des âmes, les âmes
iSh briller
dét. bnw phénix
2* bch déborder
/I 3C dsr rouge
% dét. wsS engraisser
dfs mets
1° (canard) sS fils
abb. Spd oiseau
phon. si
II est employé plus tard pour le groupe
J ^ = nm, voir Z J .
H. PARTIES DU CORPS DES OISEAUX.
181
2 ° (oie eauvage) Gbb dieu de la terre
3° (sorte d’oie) DÉT. (it'Ul
h° dét. oiseaux et insectes
rhty laveur
%, éds trembler
( cormoran ) ck entrer
x (canard) pSy s’envoler
PHON. pS
y (canard) hny se poser W
dét. voler
î¥ dét. kmi, tn
^ dbt brique
V (hirondelle) wp grand
phon. wr
dét. petit, mauvais
abb. ndé petit, sry petit
I (vanneau) T byt peuple
^ (jeune caille) PHON. IV
3^, tè jeune oiseau
PHON. tS
<m ss nid
23 ss marais, nid, îwn nid
dét. nid
énd crainte
bs âme
H. PARTIES DU CORPS DES OISEAUX.
•? Cm, bcnt signe ancien pour G
x nrt vautour, nr masculin
=? dét. p3k
t employé tardivement pour G ^
t- dét. miC
n®? dét. voler, aile
(1) En parlant d’un oiseau. — 11 s’emploie
aussi pour le signe suivant.
(2) Comparer T j.
[ swt plume
phon. sw
dét. vérité
abr. mSCt vérité
voir à D — »
sit, iBjt serre d’oiseau , palme (me
sure)
» tardivement si fils
dét. déesse, reine
182
TABLEAU DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES.
I. AMPHIBIES.
Csi beaucoup, nombreux
•a— dét. crocodile
id rage
roi
dét. si/i'
ébk le dieu Sobk
km noir
phon. km
% dét. grenouille, la déesse Rkt
^ hfnn têtard, hfn 1 00.000
K.
dét. déesse serpent
vvx dét. ver
m dét. être mauvais
' u -y dt serpent, dt corps
phon. d
*' ft | voir à Z n mât
phon. f
«==, tardivement pry sortir
— ck pénétrer
POISSONS.
phon. in
abb. rm poisson
cnd-mr un titre administratil
spt, bwt, deux espèces de poissons
dét. poisson
bé introduire
(scolopendre) spi
hit corps
PHON. hi
L. INSECTES, ETC.
Voir : ia moule (?) N ^ .
& byt abeille , miel , byty roi de Basse-
Égypte
% bp rr scarabée ,>hpr devenir
^ dét. soleil ailé
ï cff moucbe
»— dét. sauterelle
3g~> scorpion, érk respirer, la
érkt
(limace) VOir I
M. PLANTES.
183
n
i i
{
i
i
i
i
u
+.
i
*
+
à
i
M. PLANTES.
Cf. le paquet de roseaux Q ^ et le signe D J_)Ll •
îim un arbre, doux
dét. .arbre, kb
fit bois, arbre
phon. h 1
dét. bois, arbre
(palme) rnpt année, tr temps, /tif-
sp(J) an de règne, rnp fleurir;
cf. les signes suivants
tr temps
dét. ly, mry
rnpt année
rnp fleurir
nn, ceci, nhb bourgeon, la déesse
Nhbt et la ville Nhb (El-Kab)
\ \ phon. yy, y
J iy aller
m éfit champ, ém herbe W
^ Cibt offrande
Hlil si champ, iht inondation
phon. si
A! PHON. h n
abr. isy vieux
dét. plante
(pied de papyrus) dÉT. llliiniis , nOl’d
PHON. hi
^ dét. marais, nord
abr. îdh, marais du Delta, mht
nord
phon. nu
étn ( nsw ) roi de Haute -Egypte,
ré sud
phon. éw
smC Haute-Égypte, faire de la
I musique
ré sud
r
$ dét. Haute-Egypte
(tige de papyrus) Wid VOPt
phon. wid, (sous le Nouvel Em-
pire wd )
(plantes héraldiques) employé tardive-
ment pour N ZZ
dét. bourgeon, bouton
phon. î, y
(1) Comparer D
184
s=> pour V ^
dét. fleur
4= phon. von
abr. wnm manger W
+ )
\wn-dw
i)
^ (feuille de lolus) h 3 mille
PHON.
| forme récente de V £
!
4 !
TABLEAU DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES.
T
hd massue, blanc
phon. hd ^
i
1
(peloton) ( 3 ) wdy ordonner
PHON. wd
(fuseau) ^détourner
j^l (éveiitoîr en peaux) vnéy enfanter
phon. mê
| bdt blé
f dét. épi
\w ü orge
dét. céréales
Isnwt grenier
dét. vin
J | (régime de dattes) bWT doUX, datte
j ( dét. croître, rd
| (caroube) lldlll doUX
N. CIEL, TERRE ET EAU.
pt ciel, hrl ciel, hry ce qui se
trouve en haut
dét. ciel, en haut
abr. h3yt hall
dét. nuit, soir
abr. grh nuit
ll) Comparer Ji "j~ • •
( 3 ) Il s’emploie aussi par erreur pour le signe
suivant.
(3) Le premier est la forme ancienne, le second
la forme récente d’un seul et même signe.
w dét. pluie, rosée
abr. Î3dt rosée
thn éclair, briller
dét. orage, pluie .
rC soleil, dieu solaire
dét. soleil, temps
abr. hnv jour, ééw jour du mois
2 dét. hier ou demain (le second
jour)
voir
à Z
O
185
N. CIEL, TERRE ET EAU.
ta rC le soleil (comme dieu)
* |l ) hnmmt les hommes
dét. rayons
] abr. wbn luire
^ épdt triangle, épd préparer, épdt
l’étoile Sothis
dét. soleil aile
* hey monter
phon. hc
© voir à X o
^ ssp spithame (mesure)
h3ét pays étranger, smyt désert,
nécropole, le dieu h3
dét. désert, pays étranger
dw montagne
phon. dw, mn
tS* 3}it horizon
ép3t nome, fysp nome
dét. division territoriale
V dét. terre
«mm dét. terre
abr. îdb rivage
dét. terre, temps déterminé
>îch lune, îbd mois ( l)
^ îbd mois
*
* êb3 étoile, dw3 étoile du matin,
dw3t monde souterrain, dw3
prier
phon. éb3, dw3
abr. wnwt heure
® dw3t monde souterrain
t3 pays
PHON. t3
dét. dt pays
t3wy les deux Egyptes (haute et
basse)
4-m- w3t chemin
PHON. W 3 , b 1 '
DÉT. w3y être loin, chemin, lieu
abr. mtn chemin
t * t abr. éw3 dépasser
gé côté
phon. im, gê, tardivement m.
— ) dét. pierre
> m
™ j abr. înr pierre
o dét. grains
phon. n
pp nm> eau
phon. mw
dét. eau
3 h
3k
0) R est, souvent confondu avec D./—\ .
Bibl. d’étude , t. VII.
186
TABLEAU DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES.
=— = mr canal, mry aimer
phon. my
dét. eaux^
immim
s lac, mer
PHON. S
dét. lac, mer, eau hnt
» s’emploie pour les quatre signes
précédents.
gp sm aller
— iw île
phon. îw
dét. île
abr. 3f}t horizon
— le pain nommé snw ®
sny ouvrir, dépasser, sti
s abr. ihty, qui appartient à l’horizon
H;ÿ (eaui) DÉ’R byi ^
f. (moule?) PHON. ki
O. BÂTIMENTS.
Voir aussi les colonnes Q | et T | .
© nt ville
dét. ville
f-])pr maison, pry sortir
[phon. pr
n J dét. bâtiment
»
’-J- 1 abr. prt t hrw offrande pour les
morts
■q 3 pr-hd bâtiment du Trésor
□ phon. h
r
ru mr Egypte
phon. mr, nm
Iht grande maison
[qj ht ntr temple
*j|j- ht C3t château
nbl-ht la déesse Nephthys
fgj ht-hrw la déesse Hathor
| chc palais
Jj^ wêht cour du palais
[] dét. mur
irr inh mur
(1) 11 s'emploie aussi par erreur pour Tile
(2Î Voir X .
W Comparer D
mam tW.
P. BATEAUX.
187
î
S
dét. détruire
O dét. fortification
fl dét. porte
f tiyty titre du juge suprême
p knb .coin, Jtnbt les fonctionnaires
(coll.)
phon. tm
hip cacher
phon. hip, hpW
^ dét. Pyramide
| dét. obélisque
abr. thn obélisque
f dét. stèle
abr. wd stèle
| hier orner
sh salle, sh conseil
dét. salle ^
m Crk courber
Ihb-éd jubilé du règne
®r
® kl, fête
dét. escalier, monter
■—T ci porte
phon. Ci
dét. ouvrir
(verrou) PHON. S
swy (?) aller, sby aller, apporter,
ms apporter
— - tsy nouer
phon. ts
— mnw le dieu Min , hm le Saint des
Saints
mnw le dieu Min
^ | phon. kd
\ )
Q sh hall
P. BATEAUX.
^)dét. bateau, aller (en bateau)
abr. wyi et 1ns autres mots signi-
) fiant bateau
(l) Comparer A Rj.
Depuis le Moyen Empire, il s’emploie aussi
pour le signe suivant.
-Tv- dét. pne retourner (qq. ch.)
c-ô whc
A dét. aller à la voile
abr. hnty remonter le courant
(s) Comparer Q£[ ci-dessus et W ■>«»■ .
TABLEAU DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES.
tiw vent, nf souffle
dét. vent, air
| cfyc se tenir debout
phon. C&C
dét. gouvernail
abr. hm gouvernail
J (rame) h'W Voix
dpw, hpt, hmw
dét. rame
m ssp ( ssp , plus tard sp) recevoir
PHON. SSp [ssp, Sp)
Q. MOBILIER.
j ét siège, iét Isis
phon. é, film
fÿ dét. chaise
wts chaise à porteurs
dét. chaise
H ) dét. être couché
^(abr. édr passer la nuit, dormir
p (bande d’étoffe) PHON. é
PP hmnw 8 (confusion hiératique
1 IJ l\
avec MII )
"jb employé pour T \
T. 2/3
♦ (natte avec un pain) Ijlp O tira lit! O . hlp Pe-
poser
di wdhw table à manger
/T\ (support de cruche) bv SOUS
® abr. hrt-hrw quotidien
11 |dét. cercueil
lzj ( abr. kréw cercueil
L3EJ
A
i
I
\ )
\ i
m
•#
Ht lieu
(flotteur) dbi réparer, suppléer
phon. dbi
iwn colonne
phon. iwn, puis in
phon. hn
(paquet de roseaui) PHON. ÎS
(pressoir) le dieu ssrn
mdr (plus tard mdd) presser
1*1 dét. vêtements
abr. mnht et sé, deux sortes de
vêtements
Y dét. wré support pour la tête
T éryt éventail
J dét. ombre sw
abr. hibl ombre
dét. balance
It *
S. VÊTEMENTS ET PARURES.
189
wdc rendre exact, juste
1
1
(pied de ia balance) WtS , tSy elever, SOU*
lever
dét. ts^
~ miC vrai
^ Ht support d’honneur ^
m \
m j
[ PHON. p
R. CULTE.
Voir aussi F Y e1, ® •
Y dét. autel
abr. hiwl autel
"| ntr dieu
dét. (Moyen Empire) dieu
^ hrl-ntr nécropole
| dd pilier sacré, rester
J smi poumon, unir
1 ) én deux, frère, éyn embrasser
1 \ phon. én
'sj? iib à gauche^
-j- imy qui se trouve dans (depuis
le Nouvel Empire , pour M +
dans le mot mm)
phon. îm
_t. voir M ^
ésit déesse de la Sagesse
S. VÊTEMENTS
Voir aussi le linge Y m
^)dét. couronne
q> abr. mh couronne W
phon. tardivement k
4 hprs coiffure (dite casque de
guerre)
j hdt couronne de Haute-Égypte
H s’emploie aussi par erreur pour T ].
Comparer G et O ^ .
ET PARURES.
33 et l’évenloir M
r
y nt couronne de Basse -Egypte,
dsrt même sens, byty roi de
Basse-Egypte
phon. (Moyen Empire) n
y dét. êhmty couronne des Deux
Égyptes
(*> Il s’emploie aussi par erreur pour U
< 4 ) Il s’emploie aussi par erreur pour T *\.
190 TABLEAU DES SIGNES
<5 voir V e
J(L swty les deux plumes comme or-
nement de coiffure
^ (le filet appelé senne) ihwiy laboureur
phon. ch, ih
DÉT. pagne
abr. sndwt pagne
élyl nom d’un pays, la déesse
Sathis
phon. ét
-ff dét. habits
abr. hbé habit
né langue, îmy-rB chef
phon. né
| tbwl sandale
û sn cercle W
/^\ dmd unir
| signe représentant lsis
(courroie de sandale) Cfill VlVPe
(cachet -cylindre attaché h une corde) d3ét (?)
trésor
2 (ié.) dSét (?) trésor
dét. sceau
abr. htm sceau
U) mnyt instrument suspendu à un
collier
(1 > Il s’emploie aussi pour S £.
HIÉROGLYPHIQUES.
brûler de l’encens
Jphon. kip, kp®
C caravane
| (houppe) cpr garnir, munir
dét. houppe
.j. \ (trois sceptres différents qui ont été confondus)
/ i° éhm puissant
I | a 0 jirp conduire
| J 8° cbi séeptre
O— = (massue) MH prends
m
|i imn à droite, imnl ouest, wnmy
à droite
\ hwl éventail
(sceptre) hks gouverner
hk3t sorte de sceptre
** I cwt sorte de sceptre, petit bétail
1 >■
^ wBét un sceptre
phon. wSé
| dcm un sceptre, or
phon. dcm W
ff wBét Thèbes
"j wér fort
-ff*. le dieu Bibï
m Comparer F (Jf ■
(a ) Comparer U n^tn.
U. OUTILS ET INSTRUMENTS.
191
T. ARMES.
Voir aussi la massue M \ , le liarpon U la pique R J, la corde d’arc V le couteau Z ] .
(boumerang) i° det. étranger
abr. CBm Asiatique, thn Libyen,
nhéy nègre
2° dét. de
3° dét. (ancien) fymB lancer, km3
créer, piy s’élever h)
\
î
*
S
1
ré s’éveiller
dét. soutien
abr. shnt soutien
phon. édb
mdh tailler à la hache
dét. hache
tpy premier
hps arme en forme de faucille
I ( fusil h aiguiser) ésm boucher, ésm, con-
duire W
(piquet) dét. mny débarquer, faire
paître
dét. couper, dm aiguiser, nommer
-©■ pdt arc
dét. arc
(arc?) st Nubie
pdt arc ,pd étendre
)sér flèche, éhr traire
(phon. swn
dos, derrière
^ \ phon. éS
(colonne) ci grand
(phon. Ci
ht, h3t corps
thon, h
dét. char
abr. wrryt char
U. OUTILS ET INSTRUMENTS.
hnr enfermer
phon. tardivement m
M Comparer G s'emploie aussi pour
T l>1 etS ï-
( 3) Comparer Q ^ , D qri .
tyt part (3)
N (hachette et pièce de bois) Cllt , Cfipt y iHsIlS ,
psn , ndr, étp choisir, élire
W Comparer D { Ks> •
192
TABLE À U DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES.
(plusieurs instruments de noms différents ont été
confondus )
PHON. nw
dét. battre
abr. h,wy battre
y (faucille) PHON. mi
\
\c£
^n=rt
\h,m, hbs, bi piocher, mry aimer
phon. mr
I dét. piocher
snC détourner, grenier
I hb charrue , prt fruits, éki labourer
phon. hb
Idét. labourer h)
Im achever, îtm le dieu Àtoum
phon. tm
i
'ÿccn
byi bronze, s’étonner
£ hki mesure pour céréales
] phon. ly
] dét. pesanteur, minéraux, èmn
abr. hsmn nom d’un métal , natron
1 (instrument pour faire ie feu) PHON. di
&
^ (ciseau) mnfy tailler, remarquable
0)
H s’emploie aussi pour le signe précédent
(instrument pour creuser les vases en pierre) JjbTïl
métier
! wbB ouvrir
?
ï
t
î
t
(ciseau) mr malade, pyramide
phon. mr
phon. ib
voir M ^
nd moudue
\
(harpon) WC , UD
PHON. WC
>nrt la déesse Neith
9^ (rasoir) DÉT. t'USe P
i) smê suivre
^ (pointe de harpon en os) If S ( kl'é? ) OS, kré
enterrer
phon. ké, kré
dét. os, tuyaux
^ ménly (?) sculpteur
voir V 14,
A voir O A
nbyt un collier, nb or
phon. nb
dét. métal précieux
rnfsn hd argent
dfa dem or
V. OBJETS EN CORDE.
193
éfit filet, éjit tisser
V. OBJETS EN CORDE.
Voir le peloton M 1, le nœud de ceinture O , la bande d’étoffe (?) Q p.
Ç dét. corde
ABR. fat
15 (corde de 100 coudées?) fat (?) 100
phon. (Nouvel Empire) w W
-e- éti tirer
dét. ié
«t» ]
tljJrf# doigts de pied, prendre terre
u)
imiji une dignité
iwy large
phon. iw
^ phon. si
dét. corde, lier ^
» » wgi
^ phon. sn ®
■5 (sac) PHON. g
DÉT. sac
abr. Crf poche
(1) II s’emploie aussi pour le signe précédent.
<2) H s’emploie souvent à tort pour "s ci-après.
(S) Comparer M J .
BibL d’étude 3 t. VII.
dét. lier, délier, livre, etc.
abr. crk terminer
’-V forme tardive du précédent
(fouet) mh emplir
4 phon. mff,
(peau) sd prendre
phon. sd
voir U »
» c Cnd {cid) sain
phon. Cnd {cid)
^ ént fondement
£( PHON. Wi
ts\ (corde d'arc) rwd {rd) croître
dét. iy, ir
% si abri
(entrave pour les bestiaux) si abri
| PHON. Il
1 PHON. ék W
| phon. wih poser! 5 )
(i > Comparer ^ ci-dessous.
(5) Comparer le signe suivant.
25
194
TABLEAU DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES.
T . s’emploie pour les deux signes
précédents
wdn offrande < l )
phr entourer, dbn entourer, une
unité de poids, wdb entourer,
k3b intérieur (subst.)
S= PHON. t
5? % saisir
* wt envelopper
dét. embaumer, mort, odeur,
compter
abr. héb compter! 2 )
dét. odeur
W. VASES ET CORBEILLES.
Voir le sac V 75 , l'outre
f b3ét nom d’une ville, biéit nom
d’une déesse, p3é godet de
scribe, mrht onguent, wrh par-
fumer
dét. onguent
| vase nommé hst, hsy louer
| vase nommé kbht, kbb, kbh frais
ph on. hé
dét. frais
J (maiiiet) majesté, hm serviteur
1 »)
> (sellette contenant des vases) fl fit fleVSUlt
(mi
^ hnm unir, le dieu Ghnoum
t \
f dét. vase, liquide
* f abr. Ribière, wdpw,wb3 serviteur
s )
(l> Comparer M •==.
^ dét. lait
H dét. vin
* phon. nw, in (?)
dét. kd, nd vase, liquide
abr. hnw intérieur (subst.)
J îny porter
piion. in
* (cœur) ib cœur
dét. cœur
^ lÉléphantine m3wt
rf"Nj dét. vase en pierre
f* web pur, prêtre! 3 )
phon. cM 4 )
2 mr, my comme, de même que
phon. my
{2) Il s’emploie aussi à tort pour .
(3) Comparer À fa
1 Dans les formes de wCb qui ont perdu le w.
4
X. OFFRANDES.
195
v C, wéh, Ijtnt, trois sortes de vases,
icb godet de scribe, wé]i large,
hnwt dame
phon. cb
dét. vase
* voir X #
A j dét. feu
| j abr. nér
* b3
* ) dr frontière
jj, ( phon. dr
Q nét trône
phon. g
— ■ nb seigneur, tout, chaque
phon. nb
^ PHON. li
"w kit animal femelle
^ dét. fête
abr. bb fête !*)
Q hry-hb prêtre
-« ît orge
dét. céréales, mesure de grains
^ employé tardi vemen t pourle signe
précédent
* idr troupeau
/ cuivre
dét. métal
9 (poêle en terre) t3 chaud
PHON. t3
X. OFFRANDES.
j
> det. pain
ced nhn la ville d’Ël-Kab
1 \
I | t3 pain
> PHON. t3
® i a hr. U père
• )
p3wt pain d’offrande, p3wt époque
primitive
dét. pain
\péd-t ennéade
€ )
® sp tas de blé, sp fois! 2 )
© vieille forme pour le précédent
© (crible) PHON. Il
— voir N — ■
^ rdy donner
(1) Comparer O fTl .
- (î) Il s’emploie aussi pour exo , ci-dessus.
a5.
196
TABLEAU DES SIGNES HIÉROGLYPHIQUES.
Y. ÉCRITURE, MUSIQUE, JEUX.
|j| (éeritoire) sh écrire
abr. nCC bariolé, énCC polir
(rouleau de papyrus) mdSt YlWQ, éci'it
dét. les idées abstraites
abr. dmd ensemble
g3w sac, mén
DÉT. g3W
f )
> ssst sistre W
fi
| (cœur) nfr bon
« éy3 reconnaître
mm (damier) mn reste r
phon. mn
É pion de jeu
Z. TRAITS. — SIGNES DOUTEUX.
" ) dét. duel
.. j phon. y
dét. partager, compter, briser
x (abr. sbn distinguer, Étui dépasser^
n md 10
mdt profondeur
fl ) dét. meuble, corbeilles
( dét. hryt frayeur
1 àny
dét. partager
o dét. cercle, kd
- phon. t
Jçn achever, . . . -«village ou quel-
que chose d’analogue
dét. d3d3t
a (cartouche) rn nom
voir N — «
s ékr battre
Æ îpt harem
J (couteau) PHON. WM
(1) Le premier de ces deux signes s’emploie
aussi par erreur pour S
Comparer N ^ .
Erratum. — Page 77 , ligne 3, lire : w3h au lieu de : wch.
TABLE DES MATIÈRES.
Pages.
Ayant -propos i-iv
GRAMMAIRE ÉGYPTIENNE.
Introduction 1
La langue et les écritures, S 1-7 1
Les sons, S 8-12 3
PREMIÈRE PARTIE. — LANGUE ET GRAMMAIRE.
Chapitre I. Le Substantif 7
Dérivation et composition, § i 3 -i 5 7
Genres, S 16-18 9
Nombres, S 19-21 9
Emploi des nombres, S 92-23 10
Syntaxe du substantif, $ 24 - 3 i 11
Chapitre IL Pronoms et Adjectifs 16
Anciens démonstratifs, S 33-36 16
Emploi des anciens démonstratifs, S 37-/12 17
Nouveaux démonstratifs, §43-44 20
L’article, § 45 - 4 g 20
Suffixes personnels, § 5 o ~53 21
Pronoms personnels indépendants, § 54-58 2 3
Adjectifs qualificatifs, § 59-67 25
Noms de nombre, § 68-72 28
Relatifs, interrogatifs et indéfinis, §73*79 29
Chapitre III. Le Verbe : I. Flexion . 32
Racine verbale et radicales, S 80-82 32
Modifications de la racine verbale, § 83-87 33
Voix, formes nominales, verbales et mixtes, § 88-102 35
Paradigme (3 rad. sans consonne faible) v § io 3 -io 4 3 g
Verbes autres que les 3 rad. sans consonne faible, § 105-109. 42
198
TABLE DES MATIÈRES.
Chapitre IV. Le Verbe : IL Emploi
Emploi de l’infinitif, §112-120
Emploi du participe et de l’adjectif verbal, § 121
Emploi de la forme en -t, § 1 2 2
Emploi des formes relatives, §123
Emploi de l’ancienne flexion, § 124*129
Emploi de la nouvelle flexion, § i 3 o-i 4 g
forme «), § i 3 i-i 33 .
forme /S), S
forme emphatique, § i 38 -i 4 i.
forme en -n-, § 1 42-1 44 .
autres formes, S 145-147.
formes passives, S 1 4 8-1 49.
Chapitre V. Prépositions, Conjonctions, Adverbes, Négations
Prépositions, § i 5 o-i 53
Conjonctions, § 1 54 -i 59
Adverbes, S 160-1 64 •
Négations, § 165-172
Chapitre VI. Les Propositions : I. Construction
Propositions nominales, § 174-177
Propositions verbales, § 178-184
Particules, § 185-189
Propositions interrogatives, § 190-192
1 Propositions subordonnées, § 193-196
Propositions négatives, S 196
Chapitre VII. Les Propositions : II. Syntaxe
A. Propositions indépendantes :
Les constructions du verbe, § 198-202
Les nuances du verbe, S 203-207
Propositions avec in, négatives et interrogatives, S 208-210.
Le sujet, § 21 1-218
Le complément, § 219
B. Propositions indépendantes en Égyptien, logiquement su-
bordonnées :
Complétives, S 220
Circonstancielles, S 221
Pages»
46
46
51
52
52
53
56
63
65
67
68
72
73
76
77
78
79
80
82
85
8 6 . <■
89
9°
9»
TABLE DES MATIÈRES.
199
Pages.
Finales, S 222 91
Conditionnelles, S 223 91
Relatives, S 2 24-2 2 5 91
C. Propositions subordonnées :
Causales, S 226 92
Finales, S 227 93
Temporelles, §228. 93
Conditionnelles, S 229 93
Relatives, S 23 o- 23 i . 94
DEUXIÈME PARTIE. — ÉCRITURE ET ORTHOGRAPHE.
Chapitre VIII. Origine et Développement de V écriture 97
Procédés de récriture, S 232-237 97
Valeur de signe-mot, S 238-243 98
Valeur phonétique, S 2 44 100
Alphabet, 8 9 45 101
Multiconsonanls, 8 246-247 102
Déterminatifs, S 248-2 00 io 3
Chapitre IX. Procédés orthographiques 106
Absence des signes phonétiques, 8253 106
Signes-mots avec compléments phonétiques, S 254-267. . . 107
Orthographe purement phonétique, 8 258-260 108
Déterminatifs, S261-263 109
Abréviations, $ 264 . 109
Remarques, 8 266-267 112
Chapitre X. Orthographe des formes grammaticales 114
Substantif, S 268-273 . 1 14
Pronoms et adjectifs, 8 274-283 118
Verbe, 8 284-289 . . 126
3 rad. sans consonne faible, 8 285 .
autres verbes que les 3 rad. sans consonne faible, 8 286-
288.
verbes irréguliers, 8 289.
Prépositions, 829 0-291 1 35
Conjonctions, 8292 i 36
Adverbes, S 293 137
200
TABLE DES MATIÈRES.
Négations, S 294-296
Particules, § 297
Chapitre XI. Lecture et Transcription , S 2 98 - 30 4
Exercices :
Substantifs, S 3 o 5 - 3 i 2
Pronoms et adjectifs, S 3 1 3-3 17
Verbes, S 3i8-33o
Prépositions, conjonctions, adverbes, S 33 1
Négations, S 332
Propositions, S 333-335
Tableau des signes hiéroglyphiques
PAflSB.
1 S 8
1 38
140
1 44
1 48
1 54
i63
i65
j 66
173
Mfc
~ ' ' i r
m.
■; y * =1
EN VENTE :
AU CAIRE : à I'Institut français d’archéologie orientale et chez H. Finck
et Baylænder, ancienne librairie F. Marschner ;
A PARIS : chez A. Fontemoing et C ie , A, rue Le Goff;
A LEIPZIG : chez Otto Harrassowitz, i4*' Querstrasse;
A LONDRES : chez Bernard Quàriïch, 11, Grafton Street.